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Reprise du message précédent:

Nemau - posté le 15/09/2019 à 22:41:24 (48828 messages postés) - admin -

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The inconstant gardener

Citation:

C'est donc immoral et injuste en soi, si on part du principe que la finalité est le droit de conscience

- La personne ne peut pas souffrir de la perte de ce droit puisqu'elle n'est plus. Pas de préjudice, donc pas situation immorale, injuste.
- Le droit à la conscience peut, selon moi, être ramené à notion de souffrance : si on te donne ce droit, tu es content, si on te le retire, tu souffres (en admettant qu'on puisse souffrir sans conscience bien sûr), etc.



Citation:

Si demain je te propose le choix entre mourir sans douleur et recevoir une gifle, tu choisira la gifle, quand bien même cela t'engendrera de la souffrance.

L'expérience de pensée est biaisée, car si je choisis de "mourir sans douleur" je vais être au courant que je vais mourir, ce qui va me causer (entre le moment de mon choix et le moment où je serai mort) de la souffrance (psychologique).

Bon, mais ok, admettons que si je choisis la mort sans douleur, juste après ma décision on m'efface ça de ma mémoire, et que donc jusqu'à ma mort j'ignore que je vais mourir (pas de souffrance psychologique engendrée). Dans ce cas, ma réponse à cette expérience de pensée comporte deux éléments :
- La mort sans douleur plutôt que la gifle est le choix rationnel (à aucun moment je n'aurai subi de préjudice, puisque je ne pourrai pas regretter d'être mort).
- Mais : de par ma nature humaine, non rationnelle, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de choisir la gifle. C'est ma faiblesse humaine, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de "vouloir vivre" à tout prix, même si ici ce ne sera pas rationnel.

Citation:

Ce à quoi tu vas me dire "oui mais on est pas logique parce que la souffrance est ce qu'on cherche à éviter"

Houlà, au contraire, ça fait plusieurs pages que j'essaie d'expliquer qu'éviter la souffrance est la chose logique à faire. ^^'

Citation:

excluant toutes les situations dans lesquels l'évitement de la souffrance n'est pas la finalité (choisir de se prendre une gifle plutôt que de se faire tuer sans souffrance par exemple)

(sauf que, là encore, je pense avoir démontré, un peu plus haut dans ce post, qu'il est plus logique de choisir la "mort sans douleur" que la gifle)

Citation:

C'est comme si mathématiquement, ton axiome était "x=1".
Et qu'ensuite tu posais "x+2=3" pour démontrer que x=1.
Qu'ensuite on te proposait "hey mais dans le cas x+2=4, tu es dans l'erreur".
Ce à quoi tu répondrais "Non mais on est dans une expérience de pensée, on part du principe que x=1".

En fait, tu aurais raison si mon choix "souffrance = ze truc important" (pour résumer ^^) était arbitraire, mais ce n'est pas le cas (et c'est ce que j'essaie de démontrer/expliquer).

Citation:

C'est train sain de vouloir réfléchir avec la méthode scientifique et je t'en félicite, mais tu es malheureusement tombé dans un piège de raisonnement.
Mais c'est un pas dans la bonne direction que tu fais là et ça ne pourra aller qu'en s'améliorant si tu fais attention à ce piège la prochaine fois.

Merci maîtresse ! :F (j'ai moi-même parfois un ton un peu trop professoral alors sans rancune tkt)



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Suite du sujet:

NanakyTim - posté le 16/09/2019 à 00:10:16 (23733 messages postés) - staff

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Leader Bocaliste Floodeur Légendaire

Citation:

- La personne ne peut pas souffrir de la perte de ce droit puisqu'elle n'est plus. Pas de préjudice, donc pas situation immorale, injuste.

Ça ne marche que si la souffrance est la finalité, au-delà de la conscience. J'attends toujours que tu me dises pourquoi la souffrance passe avant.

Citation:

- Le droit à la conscience peut, selon moi, être ramené à notion de souffrance : si on te donne ce droit, tu es content, si on te le retire, tu souffres (en admettant qu'on puisse souffrir sans conscience bien sûr), etc.

Et au contraire, la souffrance est selon moi un simple outil de la conscience pour assurer sa propre longévité, au même titre que d'autres perceptions. La finalité c'est bien, pour chaque être vivant, de prospérer le plus longtemps et efficacement possible dans son environnement. D'où même l'évolution et le phénomène d'émergence (de leurs espèces, ou de la vie en général).

Aussi : on ne peut pas souffrir sans conscience, puisque ce que chaque être vivant est doté d'une conscience (au sens biologique). :pense

Donc le droit de conscience est bien supérieur au droit de ne pas souffrir : tuer un être vivant est immoral et injuste car contre-productif à sa prospérité individuelle et collective (espèce).

Héros ou Fléau ? Devenez le Roi de Quineroy ! ~ Plongez dans l'univers sombre du Darkans ! ~ Dimens Reis... Allez y faire un tour. ~ Rangez votre chambre ! ~ Avez-vous peur du noir ? ~ Sauvez le futur, en allant dans le passé: BOCALATOR...


Doude - posté le 16/09/2019 à 16:20:25 (2961 messages postés)

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In HDO I trust

Nova, le meurtre semble porter selon toi un caractère immoral, peu importe les conditions. Quid du meurtre des animaux, alors ? (histoire de revenir au sujet). Pourquoi le fait que ce soit une espèce autre qu'humaine fait varier tes conclusions ? (si tel est le cas).

Citation:

tuer un être vivant est immoral et injuste car contre-productif à sa prospérité



Prospérer = vivre pour vivre... quel but à cela ?
Tu peux rejeter la souffrance comme finalité, mais la recherche d'un état de bonheur (de non-souffrance) porte un caractère beaucoup plus concret et immédiat.

www.noirsymphonique.fr


NanakyTim - posté le 16/09/2019 à 16:51:29 (23733 messages postés) - staff

❤ 0

Leader Bocaliste Floodeur Légendaire

Par prospérer j'entends "exister le plus longtemps possible et assurer sa reproduction au maximum".

Citation:

Tu peux rejeter la souffrance comme finalité, mais la recherche d'un état de bonheur (de non-souffrance) porte un caractère beaucoup plus concret et immédiat.

Ça c'est ton point de vue d'être humain, qui a la notion de bien-être (bonheur), souffrance etc.

Pour une mouche ou une bactérie, la finalité concrète et immédiate, c'est bien la survie, la recherche d'énergie (nourriture) et la reproduction.
Donc la conscience avant la souffrance (qui encore une fois, n'est qu'un outil de la conscience pour assurer la longévité). :pense

Je peux pas définir le sens de la vie car personne ne le peut (c'est une question existentielle, philosophique), donc je n'ai pas la prétention d'expliquer les raisons de la conscience de façon catégorique.
Mais dans ce cas il faut montrer un peu d'humilité aussi, car là je vois que vous donnez comme sens à la vie "éviter toute souffrance". C'est assez arbitraire en plus d'être bien pessimiste, alors pas de raison d'être aussi radical.

Surtout que dans les faits, ma théorie est tout de même plus plausible que la votre, pour toutes les raisons précédemment évoquées.

Héros ou Fléau ? Devenez le Roi de Quineroy ! ~ Plongez dans l'univers sombre du Darkans ! ~ Dimens Reis... Allez y faire un tour. ~ Rangez votre chambre ! ~ Avez-vous peur du noir ? ~ Sauvez le futur, en allant dans le passé: BOCALATOR...


mamie - posté le 16/09/2019 à 20:51:14 (3433 messages postés) -

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Le taux de cringe~bruxisme de ce topic est over 9000


NanakyTim - posté le 16/09/2019 à 21:03:32 (23733 messages postés) - staff

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Leader Bocaliste Floodeur Légendaire

Ce serait sympa de développer avec autre chose qu'un mono-ligne digne d'un joueur de Fortnite rescapé de JV.com... :clown

Héros ou Fléau ? Devenez le Roi de Quineroy ! ~ Plongez dans l'univers sombre du Darkans ! ~ Dimens Reis... Allez y faire un tour. ~ Rangez votre chambre ! ~ Avez-vous peur du noir ? ~ Sauvez le futur, en allant dans le passé: BOCALATOR...


Doude - posté le 16/09/2019 à 22:27:24 (2961 messages postés)

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In HDO I trust

Nanaky, je crois que tu mélanges plusieurs choses :

1) La constatation d'un état de fait du monde : la vie vit pour vivre (les plantes sont dans le lot y compris). Le corps humain, sous cet angle, n'est qu'un outil de l'ADN pour survivre et prospérer. Rien dans ce qui est "naturel" (j'entends tout ce qui existe dans l'univers) n'a de but (à mon sens, et tant qu'aucun plan magique divin - ou que sais-je - ne sera révélé). Tout est "vain", en résumé.

2) La lecture morale ou immorale qu'un être intelligent (= la plupart des humains) peuvent faire de certaines situations. Nous sommes assez intelligents pour réaliser que, dans ce chaos ordonné mais toujours abstrait qu'est l'univers et la vie sur Terre, certaines choses nous déplaisent (la souffrance sous toutes ses formes), et, par extension, empathie, capacité à raisonner moralement, nous comprenons que les autres sont dans le même lot.

Maintenant que cela est dit, il faut qu'on se mette d'accord sur un truc : parler de morale, c'est parler de bien ou de mal. S'il est juste question d'une vision du monde, d'une préférence, d'un goût, etc. ne parlons pas de morale. Je n'ai aucun soucis à ce qu'on m'expose une morale différente de la mienne, mais il faut qu'elle en réfère à "ce qui est bien". Sinon, on est sur un autre débat. Et pour aller plus loin, il faut me convaincre que ce "bien" est plus souhaitable à appliquer que celui que j'énonce par "ma" morale, à savoir une philosophie utilitariste qui cherche le bonheur du plus grand nombre.

Cette chose là étant posée, il te reste donc à argumenter pour me convaincre que la morale : "ce qui est bien est la survie de l'individu, sa prospérité et sa descendance" est un guide dans l'action éthique plus défendable que la morale "cherchons le bonheur du plus grand nombre". Moi ce que je pose sur la table, c'est "la souffrance est un état détestable pour tous ceux qui l'expérimentent". Que poses-tu sur la table pour défendre ta morale ?

PS : ce qui est quand même assez fou, c'est que je dois essayer de te convaincre de ça quand bien même au quotidien, je suis à peu près certains que le formatage de la société, les codes sociaux, ton empathie naturelle d'être humain (espèce sociable pour qui le groupe joue un rôle important et donc pour lequel l'empathie est développée), et même ta raison, te font partager cette morale du "bonheur pour le plus grand nombre" à 99,9% (le 0,1%, c'est dans ce débat ici présent).

Citation:

Je peux pas définir le sens de la vie car personne ne le peut (c'est une question existentielle, philosophique)



(j'ai oublié ça)
1) Mais pourquoi faudrait-il un sens à la vie ? Un caillou a-t-il besoin d'un sens pour exister ?
2) La proposition morale de "réduire la souffrance à tout prix" ne prétend pas être un "sens de la vie". C'est juste le truc le moins pire qu'on puisse faire en existant (vu que mon existence peut très rapidement être une source de souffrance pour autrui). Ce n'est pas un but en soi.

www.noirsymphonique.fr


mamie - posté le 16/09/2019 à 22:42:35 (3433 messages postés) -

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Citation:

Ce serait sympa de développer avec autre chose qu'un mono-ligne digne d'un joueur de Fortnite rescapé de JV.com... :clown


Nan j'ai dit que j'arrêtais ce topic, mais j'avoue que quand je le lis j'ai très envie de répondre. Même si je sais qu'on répondra à mes arguments avec des arguments qui font des détours auxquels je répondrais avec d'autres détours, puisqu'on est en métaphysique et en morale et que si on veut on peut tout tordre et inventer des concepts pour avoir raison.

Donc : lire des trucs que je trouve aberrants + impossibilité de répondre de manière satisfaisante sans y mettre toute mon énergie que je pourrais utiliser à maker par exemple = grincer des dents par frustration

Voilà, tu as eu plus qu'une monoligne :F


Doude - posté le 17/09/2019 à 07:27:17 (2961 messages postés)

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In HDO I trust

Comme l'a bien souligné Verehn (plusieurs fois dans tout le topic, en fait), dans les débats sur ce sujet on en vient toujours à ces confins flous et abstraits de la philosophie où il faut redéfinir tout ce qu'est la morale, quand bien même au quotidien ça ne viendrait à personne de tomber sur un chien blessé et se dire : "Sa blessure est une information, c'est naturel, ça lui permettra de préserver son intégrité physique et donc de prospérer, tout va bien, tout est pour le mieux" (vous le sentez le bon gros troll ? xD bon, désolé, la nuit a été courte).

Plus sérieusement, c'est quand même très intéressant d'en arriver là, puisque le courant antispéciste est né de la philosophie. L'antispécisme est beaucoup plus que la simple sensibilité, empathie, émotion ; il est tout sauf de l'anthropocentrisme (quoiqu'en diront les détracteurs de cette posture). Car on a besoin de faire un gros effort intellectuel pour avoir pitié des poissons par ex, même s'ils ne nous ressemblent pas, même s'ils ne crient pas.

Qui plus est, le terrain philosophique est aussi nécessaire pour défaire certains arguments des pro-élevages welfaristes, prétextant qu'un élevage heureux est possible, alors qu'ils ne prendront jamais la peine de définir le concept de bonheur, paradoxalement.

www.noirsymphonique.fr


NanakyTim - posté le 17/09/2019 à 12:43:25 (23733 messages postés) - staff

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Leader Bocaliste Floodeur Légendaire

Mamie : okay effectivement, je vois de quoi tu parles :F

Pas envie de m'éterniser non plus dans cette discussion dotant que j'ai l'impression que tu essayes de redéfinir des centaines de concept et de tordre un peu tout pour justifier "la souffrance est ce qui importe le plus dans l'existence".

Citation:

1) La constatation d'un état de fait du monde : la vie vit pour vivre (les plantes sont dans le lot y compris). Le corps humain, sous cet angle, n'est qu'un outil de l'ADN pour survivre et prospérer. Rien dans ce qui est "naturel" (j'entends tout ce qui existe dans l'univers) n'a de but (à mon sens, et tant qu'aucun plan magique divin - ou que sais-je - ne sera révélé). Tout est "vain", en résumé.

Si tout est vain, cette discussion aussi, voilà échec et mat :sonic =>[]

Citation:

Maintenant que cela est dit, il faut qu'on se mette d'accord sur un truc : parler de morale, c'est parler de bien ou de mal. S'il est juste question d'une vision du monde, d'une préférence, d'un goût, etc. ne parlons pas de morale. Je n'ai aucun soucis à ce qu'on m'expose une morale différente de la mienne, mais il faut qu'elle en réfère à "ce qui est bien". Sinon, on est sur un autre débat. Et pour aller plus loin, il faut me convaincre que ce "bien" est plus souhaitable à appliquer que celui que j'énonce par "ma" morale, à savoir une philosophie utilitariste qui cherche le bonheur du plus grand nombre.

Cette chose là étant posée, il te reste donc à argumenter pour me convaincre que la morale : "ce qui est bien est la survie de l'individu, sa prospérité et sa descendance" est un guide dans l'action éthique plus défendable que la morale "cherchons le bonheur du plus grand nombre". Moi ce que je pose sur la table, c'est "la souffrance est un état détestable pour tous ceux qui l'expérimentent". Que poses-tu sur la table pour défendre ta morale ?

- La mort est un état dont nous ne connaissons rien. Elle est possiblement plus détestable que la souffrance.
- La souffrance n'est qu'un outil de la conscience pour assurer sa longévité. Quand bien même il s'agirait d'un hasard (et non d'un plan divin ou cosmique), il s'agit d'une preuve irréfutable que la conscience prévaut sur la souffrance.
- Pour preuve, bon nombre d'animaux (humains compris) décident d'endurer la souffrance - jusqu'à une certaine limite - pour conserver leur conscience.
- Le phénomène d'émergence, qui fait que plusieurs individus créent une entité unique, vient appuyer ça. Ôter la conscience d'un individu, c'est en quelque sorte faire souffrir l'entité qu'il constitue (fourmi < colonie; humain < famille < société etc.).

Tout ça vient appuyer "la conscience est un état qu'aucun être ne souhaite perdre prématurément".

Citation:

PS : ce qui est quand même assez fou, c'est que je dois essayer de te convaincre de ça quand bien même au quotidien, je suis à peu près certains que le formatage de la société, les codes sociaux, ton empathie naturelle d'être humain (espèce sociable pour qui le groupe joue un rôle important et donc pour lequel l'empathie est développée), et même ta raison, te font partager cette morale du "bonheur pour le plus grand nombre" à 99,9% (le 0,1%, c'est dans ce débat ici présent).

Plutôt 50% car je vis dans une société capitaliste et je suis issu de la famille des Hominidae dont la violence et le manque d'empathie sont caractéristiques. :pfr

Citation:

2) La proposition morale de "réduire la souffrance à tout prix" ne prétend pas être un "sens de la vie". C'est juste le truc le moins pire qu'on puisse faire en existant (vu que mon existence peut très rapidement être une source de souffrance pour autrui). Ce n'est pas un but en soi.

Citation:

Prospérer = vivre pour vivre... quel but à cela ?
Tu peux rejeter la souffrance comme finalité, mais la recherche d'un état de bonheur (de non-souffrance) porte un caractère beaucoup plus concret et immédiat.

:F

Et "très rapidement" c'est encore un gros euphémisme. Tu fais déjà souffrir ta mère avant même ta naissance :D

Mais soit, parlons plutôt de "proposition morale" car définir un "but" me semble encore moins possible.

Héros ou Fléau ? Devenez le Roi de Quineroy ! ~ Plongez dans l'univers sombre du Darkans ! ~ Dimens Reis... Allez y faire un tour. ~ Rangez votre chambre ! ~ Avez-vous peur du noir ? ~ Sauvez le futur, en allant dans le passé: BOCALATOR...


Doude - posté le 17/09/2019 à 14:48:41 (2961 messages postés)

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In HDO I trust

Citation:

pour justifier "la souffrance est ce qui importe le plus dans l'existence".



Comme j'en parlais une fois avec Fistan : retire la souffrance (et son pendant, le bonheur) et il reste... rien ? Il reste de l'information, des choses qui existent... Il n'y a plus de discours sur l'éthique possible, ni sur l'action éthique à réaliser en conséquence. Retire la souffrance (sous toutes ses formes) de la vie sur Terre, tu peux mettre tout le chaos que tu veux, rien n'aura d'incidence en matière d'éthique.

Citation:

- La mort est un état dont nous ne connaissons rien. Elle est possiblement plus détestable que la souffrance.



Erreur, tu construis sur du vide (déjà évoqué : scientifiquement, absolument rien ne permet de dire qu'il y a quelque chose après la mort - tu ne dois donc pas en tenir compte dans ton raisonnement).

Citation:

décident d'endurer la souffrance - jusqu'à une certaine limite - pour conserver leur conscience.



On peut faire plein de truc en suivant seulement son instinct. Violer, tuer, voler... L'instinct de survie est fort. Mais ça ne dit rien du caractère moral ou non de ces actions. Par ailleurs, toute souffrance que l'on endure, on l'endure pour s'épargner une souffrance plus grande (qu'elle soit réelle, ou qu'on l'imagine). Je peux endurer de me blesser pour aller chercher de la nourriture, redoutant la grande souffrance que j'imagine si je n'ai plus rien à manger.

Citation:

Tout ça vient appuyer "la conscience est un état qu'aucun être ne souhaite perdre prématurément".



Ce à quoi je pourrais répondre : ce n'est pas la conscience qu'on cherche à sauvegarder, nous luttons par crainte de la souffrance liée au moment où l'on perdra cette conscience (l'instant où l'on meurt quoi). Tu fais de la conscience une sorte de concept qui met l'individu en action. Or la conscience ce n'est qu'un faisceau de ressentis, de sensations physiques, d'expériences de toutes sortes, de mémoire, d'émotions, etc. La conscience est un mot pratique pour désigner l'agrégation de tout ce qui intervient dans notre activité neuronale. C'est un concept passif, pas actif.

Sinon, je comprends pas les deux citations de moi que tu as mises côte à côte. "un caractère concret et immédiat" n'équivaut pas à une finalité. J'entendais quelque chose de réel, tangible, applicable, etc.

www.noirsymphonique.fr


Nemau - posté le 17/09/2019 à 16:23:01 (48828 messages postés) - admin -

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The inconstant gardener

Citation:

Comme j'en parlais une fois avec Fistan : retire la souffrance (et son pendant, le bonheur) et il reste... rien ? Il reste de l'information, des choses qui existent... Il n'y a plus de discours sur l'éthique possible, ni sur l'action éthique à réaliser en conséquence. Retire la souffrance (sous toutes ses formes) de la vie sur Terre, tu peux mettre tout le chaos que tu veux, rien n'aura d'incidence en matière d'éthique.

This. C'est pour ça que j'ai essayé d'expliquer que, en terme d'éthique (i.e. : "qu'a-t-on le droit de faire et de ne pas faire vis-à-vis des autres"), la souffrance est la finalité.

Citation:

On peut faire plein de truc en suivant seulement son instinct. Violer, tuer, voler... L'instinct de survie est fort. Mais ça ne dit rien du caractère moral ou non de ces actions.

Ni de leur caractère rationnel également.



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Sylvanor - posté le 17/09/2019 à 16:45:54 (23313 messages postés) - webmaster -

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Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Peut-être que puiser dans quelques références philosophiques pourrait aider à clarifier le débat, les positions, et trouver un point d'entente...

La morale développée par Doude et Nemau me fait penser par exemple au Harm principle de John Stuart Mill et à l'éthique minimale du regretté Ruwen Ogien.

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


mamie - posté le 17/09/2019 à 17:05:18 (3433 messages postés) -

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Citation:

avoir pitié des poissons


J'ai fait un rêve horrible cette nuit d'ailleurs (ou la nuit d'hier, je sais plus), où je ressentais de l'empathie pour tous les poissons qui étaient dans un filet de pêche, c'était assez affreux comme sensation.


Adalia - posté le 17/09/2019 à 17:30:14 (3098 messages postés)

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Mrrouw~

Doude a dit:

retire la souffrance (et son pendant, le bonheur) et il reste... rien ?

Sauf que le bonheur n'est pas le pendant de la souffrance :pense


Nemau - posté le 17/09/2019 à 20:39:08 (48828 messages postés) - admin -

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The inconstant gardener

Le bonheur c'est de la "souffrance négative". Chaque individu a une appréciation globale de sa vie, plus ou moins élevée/basse.



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Adalia - posté le 17/09/2019 à 20:48:34 (3098 messages postés)

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Mrrouw~

la souffrance négative ça serait plutôt l'apaisement


Nemau - posté le 17/09/2019 à 20:56:53 (48828 messages postés) - admin -

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The inconstant gardener

Garde en tête qu'ici "souffrance" a un sens large, est un synonyme de "chose vécue négativement".



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Doude - posté le 18/09/2019 à 07:26:15 (2961 messages postés)

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In HDO I trust

Citation:

Sauf que le bonheur n'est pas le pendant de la souffrance



Je suis beaucoup moins catégorique sur le sujet qu'avant, mais à mon sens 80% (si c'est pas 90%, si c'est pas 100%... ?) des situations que l'on qualifie "d'état de bonheur" sont consécutives à l'arrêt d'un état de souffrance sous toutes ses formes (inconfort, isolement social, stress, peur, anxiété, douleur physique, ennui, etc.).

Pour valider ou non le concept, j'essaye de trouver des exemples de moments où l'on est heureux, et d'en déterminer la cause.
"Je suis heureux d'avoir passé l'aprem avec mes amis" > Est-ce que je pourrai être heureux si j'étais tout le temps avec eux ? Est-ce qu'on est pas PLUS heureux de voir ses amis quand on les a pas vu de longue date ?

La question est compliquée car le corps humain produit des hormones qui font du bien (dopamine, ocytocine, etc.). Donc on pourrait imaginer être heureux en étant simplement "perfusé" de ces hormones ; or, le corps ne produit-il pas ces hormones justement après une situation de souffrance ?

www.noirsymphonique.fr


mamie - posté le 19/09/2019 à 22:04:37 (3433 messages postés) -

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C'était quand même pas mal quand les gens s'échangeait des recettes sur ce topic, aussi...

Du coup là je viens de manger des hamburgers :D
tofu frit (panure : farine > yaourt de soja + maggi (sauce soja c bien aussi) > chapelure+levure de bière > beaucoup d'huile d'olive pour la cuisson)
+ sauce à base de yaourt de soja+maggi+concentré tomate+sel+sucre
+ cornichons à la russe
+ tomate mûre
+ oignons confits (enfin fondus dans l'huile d'olive avec du vinaigre balsamiek)
+ pain classique à hamburger passé au grille-paing

Fort bon <3
(fried tofu yummy yummy)


AzRa - posté le 20/09/2019 à 07:18:17 (10791 messages postés)

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J'y repensais après qu'on en a parlé l'autre jour, y a ça qui est vachement bon aussi, en tofu non frit : https://www.google.com/search?q=mapo+tofu&oq=mapo+tofu&aqs=chrome..69i57j0l5.2528j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8
Les recettes contiennent traditionnellement toutes du porc mais c'est pas l'ingrédient principal. Y doit y avoir moyen de facilement s'en passer.


maMIE - posté le 20/09/2019 à 13:36:11 (3433 messages postés) -

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Ah oui je connaissais Mabo toufu, c'est la même chose no ? Ou alors je dois me tromper et en fait je connaissais mapo toufu. (écrit comme ça on dirait que le toufu est une boule de poils)
Hmmm je crois que je vais en faire ce soir pour goûter, j'ai tout ce qu'il faut :bave

Sinon juste grillé à la poêle avec des oignons puis mis sur une pizza pizza pizza (avec de la soos tomate à l'origan).


AzRa - posté le 20/09/2019 à 13:42:18 (10791 messages postés)

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Apparemment en japonais ils écrivent マーボー豆腐, du coup avec l'alphabet latin ça donnerait un b, oui. A priori c'est la même chose. Enfin bon c'est pas trop un plat japonais, à la base. Rien que la présence de poivre du sichuan ça trahis l'origine... well du sichuan quoi.


maMIE - posté le 20/09/2019 à 14:01:29 (3433 messages postés) -

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Ui
Oui je me souviens maintenant, on en avait chez ma mère. C'était un truc instantané qu'on mettait avec du riz, mais du coup maintenant je sais que c'est pas supposé se manger ainsi (enfin c'était quand même bon)


AzRa - posté le 20/09/2019 à 14:09:37 (10791 messages postés)

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C'est pas supposé être avec du riz ? De mon expérience c'est à 99% présenté avec du riz (même au Japon). J'ai eu une fois des nouilles mais c'est pas la combinaison "par défaut".


maMIE - posté le 20/09/2019 à 14:25:06 (3433 messages postés) -

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Genre avec du riz dans le même plat, comme pour un kari ? Parce que au Japon, évidemment y a toujours un bol de riz avec, quel que soit le plat (sauf si c'est un plat qui se mange tout seul).
En tout cas toutes les photos que je vois, ça ressemble plutôt à une sorte de kari japonais mais sans riz (consistance cassoulet).

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