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Reprise du message précédent:

Saka - posté le 16/09/2019 à 22:50:42 (15469 messages postés) - modero

❤ 0

Réalisateur de chez Lidl

La porte de garage en fer rouillé faisait un vacarme de tous les diables, et en plus elle était coincée. Ridley se faufila par dessous, aidant ensuite Eva à pénétrer dans le garage en rampant. L'homme qui les accompagnait, grand, noir, chauve, les deux yeux remplacés par des capteurs cybernétiques qui émettaient des lueurs rouges, entra à son tour et rebaissa violemment le rideau de fer en l'injuriant copieusement.

L'endroit n'avait rien d'un atelier d'implants cybernétiques. Une vieille voiture volante complètement cassée traînait au milieu, entourée d'outils et de manuels papiers en tous genres. Les meubles étaient principalement dédiés à la mécanique brute et au gros outillage. Bref, c'était un garage. Thomas, car tel était le nom de leur nouvel ami, ouvrit un boitier et entra un code. Une porte dérobée s'ouvrit alors de l'autre côté de la pièce. Ils pénétrèrent dans un couloir aux murs en acier poli, Ridley et Eva percevaient peu à peu des vibrations rythmées. Arrivés au bout du couloir, Thomas entra à nouveau un code devant une porte, celle-ci s'ouvrit. Les vibrations se changèrent en musique électronique très forte.

Aucun doute, elles étaient bel et bien dans un atelier, et pas n'importe lequel. "Le royaume de Tom" proposait le nec plus ultra de toutes sortes d'améliorations cybernétiques, allant des implants aux membres bioniques parfois absolument illégaux. L'endroit était grand, le sol, les murs et le plafond étaient en verre, avec des éclairages blancs derrière dessinant des motifs très variés. Il y avait un étage en mezzanine qui semblait réservé aux employés. En bas il y avait plusieurs sièges d'opération et même des lits. Divers modèles de prothèses étaient exposés contre les murs, sur des mannequins et même quelques uns pendaient du plafond. Au centre de la pièce se tenait un mannequin entièrement composé de prothèses, il avait presque l'air d'un robot. Une dizaine de personnes étaient dans l'atelier, quelques curieux, un homme sur le billard attendant sa jambe, et ceux à l'étage qui travaillaient sur l'élaboration de prothèses.

- Je vais te chercher une batterie, pépette, dit Thomas en s'adressant à Eva, en attendant fouillez le catalogue.

Thomas s'en alla vers l'étage. Ridley et Eva se focalisèrent sur un écran contre le mur qui montrait des dizaines de modèles de bras différents. Ridley commença à regarder mais Eva la bouscula pour chercher à sa place.

- Haha ils l'ont ! Regarde ça, à l'intérieur de la main il y a une mini scie circulaire, ta main s'ouvre en deux et elle en sort !
- Haha oui mais non. Laisse-moi choisir mon foutu bras.
- T'es chiaaaaaante !


Eva fit mine de faire la moue, Ridley esquissa un sourire et continua de parcourir le catalogue.

- Ils ont rien de... Normal ? Des canons par ci, des lames par là...
- En général les gens qui viennent là c'est pas pour avoir des prothèses normales. Les gens normaux ils vont à l'hôpital... Sauf que ça prendrait des semaines en passant par les voies officielles.
- Ils pourraient au moins avoir un modèle ordinaire pour les gens juste pressés qui cherchent pas à massacrer tout un quartier à mains nues.


Ridley s'arrêta un instant, focalisée sur un modèle. Le T-77 Tesla. Une prothèse à l'apparence plutôt ordinaire principalement bleue foncé avec des motifs de tonnerre. Nécessite une batterie supplémentaire pour...

- Celui-ci fait taser, dit Thomas en surgissant de nulle part, faisant sursauter Ridley. Vous pouvez choisir le voltage avec une molette au niveau de l'épaule. Ça va du petit choc marrant jusqu'à ce que j'appelle le mode barbecue, 2 000 volts. Ce modèle nécessite deux batteries séparées.

Voyant que Ridley commençait à ouvrir la bouche, Eva lui mit la main devant et dit à Thomas "Elle le prend !"

Eva inséra la nouvelle batterie dans sa jambe, qui finit par s'activer. Elle fit quelques bonds pour l'essayer. Thomas installa Ridley sur un fauteuil d'opération. La première chose à faire avant d'installer une prothèse était de mettre en place un dispositif connecté au système nerveux. Une opération particulièrement douloureuse. Malgré la boule de tissu dans sa bouche ses hurlements résonnaient dans tout l'atelier. Trois chirurgiens s'occupaient d'elle, Eva lui tint la main pendant toute l'opération qui dura presque trois heures, elle devait faire en sorte qu'elle ne s'évanouisse pas, il fallait que Ridley reste consciente tout le long de l'opération.
Une fois l'intervention finie, ils installèrent Ridley sur un lit pour qu'elle puisse se reposer.

- Ça c'est la partie de mon boulot que je déteste, confia Thomas à Eva, un si joli p'tit bout de femme qui hurle à pleins poumons parce qu'on la torture pendant des heures...
- Eh bien, tu deviens sentimental mon grand.
- Ta gueule. Je te facture le bras et la batterie, l'opération c'est cadeau.
- Tu sais dans combien de temps elle va se réveiller ?
- Ça dépend. Je peux pas trop me prononcer. En attendant on... Tu peux me rejoindre dans l'arrière boutique si tu veux. J'ai un autre cadeau pour toi... Si tu vois ce que je veux dire...



Quelques heures plus tard, Ridley se réveilla. Thomas lui apporta son bras. Elle l'examina, il était très léger, et pourtant il semblait aussi incroyablement robuste, il était recouvert d'une matière un peu élastique, et on voyait des contacts électriques au bout des doigts. Il semblait parfaitement correspondre à sa morphologie. Elle se rassit sur la chaise d'opération, et constata avec surprise que Thomas lui mettait à nouveau les sangles d'immobilisation.

- Pourquoi vous m'attachez encore ?
- Disons que c'est un poil douloureux.
- Genre ?
- Tout se passera bien.


Eva s'agenouilla près de Ridley et lui prit la main. Thomas saisit le bras et l'inséra dans le dispositif de connexion nerveuse. Il fit mine de compter jusqu'à trois, mais à deux, il tira une manette, Ridley hurla à pleins poumons et s'évanouit.

- La connexion au système nerveux, la pire douleur qu'on puisse imaginer... Tu sais comment gérer, les exercices de rééducation, tout ça tu connais par cœur.
- Tu peux nous ramener à l'hôtel ? Je pense que dormir dans un vrai lit ne lui ferait pas de mal. En plus on nous attend là-bas, et on a un peu tardé.


Eva saisit Ridley et la porta jusqu'à la voiture hors du garage, Thomas les reconduisit à l'Union Hotel où devaient les attendre leurs camarades de circonstances. Une fois arrivés, Eva sortit de la voiture, portant Ridley, toujours inconsciente.

- Merci encore.
- Pas de souci pépète, et si tu veux revenir faire un tour dans l'arrière boutique, c'est quand tu veux, pas besoin de rendez-vous héhéhé...


Eva porta Ridley jusque dans leur chambre et l'allongea sur le lit...

Réalisateur ça veut dire que je fais des films. Viens les voir si tu l'oses. | ༼ つ ◕_◕ ༽つ | Saka peut faire des ronds avec une équerre. | Père Clochard | ( ͡° ͜ʖ ͡°) | Saka fait pleurer les oignons. | Viens jouer au Chat-bite ! | Quand Saka commande un steak, le steak obéit. | Viens découvrir les coutumes Oniromanciennes. | (ง ͠° ͟ل͜ ͡°)ง | Coucou, tu veux voir mon site ? | ꀎ


Suite du sujet:

Maelstorm - posté le 20/10/2019 à 11:34:29 (3957 messages postés) - roi

❤ 0

Une chance sur un million

Il y avait de l'agitation devant l'Union Hotel, quatre voitures de polices empêchait le trafic au sol et des agents contrôlaient les passants.
Au 115 em étage on n’apercevais même pas la moindre lueur des gyrophares des voitures postées en bas, comme coupé du vacarme du monde. Pourtant l'horreur était bien là, dans cette chambre. La tête de la victime avait repeint la chambre a coucher, l'odeur était intenable, même pour un inspecteur chevronné. La police scientifique, déjà sur place scannait l'endroit et des hologrammes reconstituaient déjà la scène, Un policier tenais dans un sachet une balle a l'aspect étrange.

- Bon Edouard, tu vas m'expliquer ce qui c'est passé ici ? c'est quoi ce bordel ?
- La victime s'appelait Alfonso Almodovar, c'était un des patrons de la banque centrale Européenne. On a calculé l'angle et la vitesse de la balle, c'est le travail d'un pro. Pour la balle c'est un truc qu'on n'a encore jamais vu, elle est très sophistiquée, il y a de l’électronique là dedans, on en saura plus quand on l'aura analysée de plus près
- Un règlement de compte ? Il devais de l'argent ? on le faisait chanter ?
- On en sait encore rien mais cette affaire pue les emmerdes, j'aimerais pas être l'inspecteur chargé de l'enquête ...
- Ouais bah ça va hein ... Bon bref merci Edouard


L'inspecteur sorti de la scène de crime, il appréhendait le moment ou il allait expliquer le merdier a son supérieur. Il se dirigea vers le balcon fumoir le plus proche avec l'intention ferme de s'en griller une. Une alerte sur le réseau l'en empêcha.

- A toutes les unités, Braquage a la Banque centrale Européenne, des coups de feu on été tirés, une prise d'otage est en cours. Tous les agents disponibles sont demandés le plus vite possible.

A quelques kilomètres de là, dans la banque centrale Européenne, une dizaine de personnes étaient allongées sur le ventre, pendant que les agresseurs vociféraient et les menaçais.

Maroud hurlait derrière son masque en Latex :
- Putain ! bougez vous le fion ! Avec tous les implants qu'on vous a filé vous arrivez pas a ouvrir une simple porte ?!
- C'est une porte avec un blindage de 50 centimètre, ça prends du temps chef !
- Ah Ouais ? AH OUAIS ? POUSSEZ VOUS BANDE DE NAZE !


Maroud lâcha son arme, il se plaça sous la porte blindée et en agrippa le coin inférieur droit. L'acier grinça, Maroud hurlait des jurons, la porte se plia comme une feuille de papier.
- Choppez ce qui nous intéresse, la thune c'est le bonus mais on est pas venu pour ça ok ?! Rachid, installe la bombe, on met en place le plan de sortie !
- C'est fait chef !


De l'autre côté de la vitre de la banque on voyait les policiers s’affairer, Le barrage était en place et déjà les pointeurs des snipers décoraient l’intérieur de la grande salle de la banque.
Le commissaire principal tenais son café dans une main et le mégaphone de l'autre, un braquage a l'ancienne, comme dans les vieux films, ça faisait des années qu'on avais pas vu ça. Il porta le mégaphone a sa bouche et enclencha le bouton. La banque lui répondis par un immense fracas, un camion blindé en sorti et enfonça le barrage de police comme un couteau porté a rouge a travers une motte de beurre mou. Le commissaire laissa retomber le mégaphone d'un air interloqué. La poussière retombais alors que les policiers qui n'avaient pas été écrasés par le terrible engin se lançait a sa poursuite, mais soudain le bâtiment explosa, propulsant du verre et du béton dans toute la rue.

Il était temps de mettre de l'ordre dans cette signature


L`Équenau - posté le 09/11/2019 à 16:23:41 (3668 messages postés) - staff

❤ 2

Stop it now ! (Art by Glen Brogan)

- Ah non mais respect, je vous félicite, éructa Guido. Se tourner les pouces dans une suite impériale pendant un patron de banque se fait refaire le plafonnier quelques étages plus haut c’est du grand art.
Alissa répondit avec un soupir d’exaspération.
- On était supposé faire quoi au juste ? L’hôtel compte 254 étages, 3200 chambre et on avait aucune idée de ce qui allait se passer. On était censés faire quoi, au juste ? Ici ou à l’autre bout de la mégapole, qu’est-ce que ça change ?
- Je vais vous le dire ce qu’on aurait dû faire. On aurait dû les prendre en chasse et pas les lâcher. On aurait dû mettre au jour leur petites manigances et les prendre de cours. On aurait dû être prêts à leur tomber sur le râble à la seconde où ils ont posé un pied dans cette putain de banque.


Alissa se fit violence pour contenir son amertume. Avec la médiatisation grandissante du braquage les documents commençait à affluer. De nouvelles images que son implant s’empressait d’analyser. Des images de gangsters avec « Banque Centrale Européenne » tatoué sur la figure, littéralement. Des images qu’elle aurait pu obtenir bien plus tôt, si elle s’était donné la peine de le cherche. Admettre que Guido avait raison lui donnait des remontées de bile. La voyant rester coi, ce dernier lui adressa un rictus suffisant et sirota une gorgée de bière.

- Avec tout ça c’est Blondie qui doit prendre cher, repris-t-il d’un air narquois.

Marc avait été rappelé au commissariat en toute urgence. Se trouver si près d’une scène de crime avec deux suspects d’une enquête relégué au quinzième sous-sol le mettait dans une situation délicate. Alissa en était navrée. La seule personne du groupe à avoir un tant soit peu de jugeote était mise sur la touche. Elle se laissa glissé dans un fauteuil, renfrognée. Guido la suivie des yeux avec un air suffisant. Affalée sur un des lits, Eva zappait distraitement les chaînes d’informations continues de l’Holotélé, toutes à leurs analyses des événements des derniers jours. Alissa bascula la tête en arrière en expirant lourdement.
Soudain, l’illumination. L’implant d’Alissa avait déniche, une photo de visage d’une netteté remarquable, arrachée par un drone de surveillance au moment de la sortie des braqueurs. Son IA en avait extirpé quelques informations. Alissa se releva d’un bond. Les deux autres la dévisagèrent.

- J’ai peut-être quelque chose.
- Tiens donc... Commenta Guido en levant un sourcil, sardonique.
- J’ai pu garpiller quelques infos sur une photos de tatouage. Je pense qu’ils vont acheminer leur butin jusqu’au waretown* d’Hazebrouck. J’ai aussi un code, « 18632-GOP-77 », ça pourrait être l’immatriculation d’une cellule de stockage*.
- T’es sûre de ton coup ? Intervient Eva.
Alissa lui adressa un regard de défi.
- Mon IA s’est montrée plutôt efficace jusqu’ici.
- Formidable !
s’exclama Guido. Content de voir que vous pouvez servir à quelque chose de temps à autre. Allez, on gicle ! Maintenant qu’on a retrouver leur trace il s’agit de plus les laisser filer.
- Attendez, on devrait...
- Avec tout le respect qui vous est dû, Madame la Comptable, on s’est suffisamment astiqué la nouille pour cette semaine, il est tant que je reprenne les choses en main. Et je dis « On gicle ! ». Si vous voulez retourner à vos tableaux Excel on ne vous en tiendra pas rigueur. Patchwork, ta sista pourra suivre l’allure ?
- Elle a intérêt !


Les deux gagnèrent prestement la porte et s’engagèrent dans le couloir. Alissa demeure quelques instants seule dans la chambre, désarçonnée. Puis elle lâche un juron, et s’élança à leur suite.

*waretown: comme un "warehouse" (entrepôt) mais en beaucoup plus grand.
*cellule de stockage: les conteneurs blindés qu'on stock dans les waretown.

"Don't talk to me about the Greater Good, Sunshine. I am the Archangel Fucking Gabriel !" - The Archangel Fucking Gabriel


Saka - posté le 21/11/2019 à 11:49:16 (15469 messages postés) - modero

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Réalisateur de chez Lidl

Eva repartit au 26e étage afin de récupérer ses armes et vérifier comment allait Ridley. En passant, elle vit dans une salle commune une télé allumée et en profita pour zapper deux minutes sur les centaines de chaînes d'infos en continu qui parlaient toutes de l'explosion de la banque centrale européenne. Rien d'intéressant, toujours la même rengaine, une description évasive des évènements, des gens qui pleurent, des blessés sur des civières, super.
Eva vit à l'autre bout de la salle un distributeur automatique sur lequel elle se jeta, puis posa son pouce sur le détecteur.

- Acheter chips au vinaigre.

Un paquet de chips tomba du distributeur, Eva le saisit, se demandant pourquoi elle avait choisi spécifiquement au vinaigre alors qu'elle n'aimait pas ça, mais se mit à grignoter tout en regardant par la fenêtre les transporteurs de police partir petit à petit et la foule s'éparpiller. Il n'aura fallu que quelques minutes pour que les gens retournent à leur quotidien. Finissant son paquet de chips, Eva se rendit compte qu'elle n'avait pas eu de vrai repas depuis au moins deux jours, et les chips n'avaient fait qu'éveiller sa faim. Son ventre émit un bruit qu'Eva ne croyait pas possible. Elle s'écarta de la fenêtre et se retourna, pour tomber nez à nez avec un homme en armure qui la menaçait avec une épée. Il était grand, son armure était noire, émettant des lumières rouges par endroits, il portait un masque noir, ses yeux émettaient également des lumières rouges. La seule partie de son corps visible était ses cheveux noirs courts. On entendait sa respiration un peu à la Dark Vador. Il restait parfaitement statique, la pointe de son épée à une vingtaine de centimètres du front d'Eva. Elle vit sur sa poitrine le symbole d'un gang qu'elle connaissait bien : les Chevaliers du sang

- Écoute frère, si tu crois me faire peur avec ton déguisement regarde bien ma gueule.

Mais la voix légèrement tremblotante d'Eva la trahissait. Elle connaissait les Chevaliers du sang, des meurtriers en armures technologiquement très avancées. Elle les craignait bien plus que ces bouffons de la Meute. Les chevaliers du sang étaient des trafiquants d'équipements, d'armes et de technologies très dangereux, qu'ils n'hésitaient pas à utiliser. Tous fabriquaient eux-mêmes leurs armures, qui sait de quoi celui qui se tenait devant Eva était capable.
Elle scruta les environs à la recherche d'une issue. Hormis la fenêtre derrière elle, elle ne voyait pas d'échappatoire. Elle n'avait aucune arme sur elle, et le canon dans son bras n'avaient toujours pas de munition.

- Je comprends pas, depuis quand vous bossez avec la Meute ? Je pensais que vous valiez mieux que ça.

Le chevalier ne répondait toujours pas. Il commença à lever son épée d'un air menaçant, Eva se prépara à bondir sur le côté, mais le chevalier s'arrêta net et laissa tomber son épée, un fort grésillement se fit entendre. Il s'écroula. Ridley se tenait derrière lui, son bras prothétique tendu devant elle.

- Le mode barbecue hein, dit-elle.
- Tu devrais attendre un peu avant de te servir de ton bras.
- De rien, connasse.


Eva prit Ridley dans ses bras, mais le chevalier émit un grognement et se releva d'un bond. Elles reculèrent toutes les deux d'un pas. Le bras de Ridley se relâchait par intermittence, et cette dernière semblait avoir mal à la tête. Le ventre d'Eva se remit à gargouiller.

- On l'achève et je le mange.

Le chevalier fit un pas en arrière

- Sérieux ? Dit-il d'une voix presque robotique
- Tiens il parle.

Eva saisit brusquement une chaise et se jeta sur lui, lui assénant un coup violent à la tête. Il riposta maladroitement avec un grand coup de poing qui atteint Eva en plein ventre, puis se jeta sur elle à l'aide de propulseurs situés dans son dos, la plaquant au mur. Eva tenta de lui mettre un coup de boule mais échoua, elle réussit à se dégager avec un coup de pied dans le ventre. Ridley intervint et après un bond spectaculaire, lui mit un coup de pied au visage, mais grâce à son masque, il ne recula même pas. Il saisit son épée et donna un grand coup à Eva, qui l'arrêta avec ses mains. D'un coup de pied, elle fit voler le chevalier en arrière, récupérant l'épée au passage. Elle lui sauta dessus et planta l'épée dans son crâne. Épuisée, elle se laissa tomber au sol et poussa un long soupir.

- C'était un chevalier du sang ?

Eva acquiesça.

- On est dans la merde.

Eva acquiesça à nouveau.

- Les autres attendent, on va se faire engueuler, dit Eva. Tu peux nous accompagner ?
- Ça peut se faire.
- Alors on chope nos affaires et on se casse, je te ferai ta rééduc' en chemin.


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Diantre Slip - posté le 11/12/2019 à 18:33:41 (17 messages postés)

❤ 0

Nageuse

Le TL;DR ♫
(Numéro 1)

#########

Résumé depuis le début :

Les jumelles Eva et Ridley Hanson, chasseuses de prime, se sont heurtées à la meute, un gang rassemblant des personnes technologiquement augmentées (implants illégaux, drogues, armes...). Elles se font alors prendre en chasse par le gang après avoir tué un des leurs.
A ce même moment, Marc Savary, enquêtant sur le braquage de la Central Data Bank, l'affaire C-127, s'intéresse à l'évènement et constate des similitudes avec le gang qu'il recherche.
Mosey Wesword croise la route des jumelles et leur gueule dessus. Les jumelles et Mosay se heurtent au gangster, qui parle de leur prendre leurs implants et prothèses mais Eva le descend grâce au canon dans son bras.
Samael Milekievich, Le faussaire, s'inquiète de voir des petits gangs utiliser en public les technologies qu'il a contribué à créer.
Alissa Guitz étudie le tatouage du gangster.
Lors d'une réunion, Marc et d'autres de ses collègues étudient une reconstitution holographique de l'attaque. Les algorithmes prennent les jumelles et Mosay pour des criminels, Marc constate la corrélation avec l'affaire C-127 de la Central Data Bank et détourne les drones de police pour qu'ils s'en prennent aux gangsters.
A l'arrivée des drones, Eva fait une crise d'angoisse, puis un transporteur de police se pose près d'eux et les policiers descendent les gangsters. Elles partent, accompagnées de Mosay.

Guido et son chien Naad, ayant vent de l'attaque en ville, se lancent à la recherche des jumelles. Guido connait bien la meute et veut aider les jumelles, ou s'en servir comme appât.
La police finit par retrouver Eva, Ridley et Mosay, et demandent leur aide. Ils montent dans le transporteur.
Le transporteur de police dans lequel étaient les jumelles et Mosay se fait percuter par un camion bélier, et ils se retrouvent tous à l'hôpital, Ridley perd son bras droit dans l'incident.
Une journaliste déguisée en flic vient interroger Eva, mais se fait refouler par Marc, qui lui annonce que c'est grâce à lui que les policiers ne les ont pas descendus, il lui laisse ensuite son numéro. Marc découvre ensuite que l'un des témoins de l'affaire C-127 vient d'être assassiné.
Alissa continue d'examiner les données de surveillance, puis prend un rendez-vous avec Marc. Alissa s'entretient avec Marc, lui proposant ses services et demandant d'interroger les jumelles, mais Marc ne peut rien faire de plus pour elle.

Marc se rend chez les jumelles pour les interroger. Elles lui racontent toute l'histoire de leur point de vue, puis il leur montre un des implants des gangsters sur lequel figure un logo en forme de tête de loup, logo qu'on peut trouver sur plusieurs autres types d'implants illégaux, auxquels les jumelles ont déjà eu affaire.
Le Faussaire se rend à une réunion avec 3 gangsters, parmi eux, Antioch, chef de la Meute. Ce dernier donne au Faussaire une valise, dans laquelle se trouve un gant, qui semble être une arme redoutable contre les implants cybernétiques. Le Faussaire n'hésite pas à s'en servir pour malmener les gangsters.
La Meute retrouve l'appartement d'Eva et Ridley et attaquent, mais se font descendre les uns après les autres par Guido, qui fait son apparition.
D'autres membres de la Meute apparaissent en bas de l'immeuble et, après avoir subitement doublé de volume, commencent à l'escalader. Les jumelles, Guido et Marc font feu sur eux mais les balles n'ont presque pas d'effet. Eva attrape alors un puissant minigun et les dégomme tous, mais tombe par la fenêtre. Elle survit grâce à sa jambe cybernétique qui a pu encaisser le choc, mais doit enlever sa batterie pour éviter l'explosion, perdant le contrôle de sa jambe. Au passage, Guido récupère une des puces des gangsters.

Alissa retrouve le groupe dans un bar miteux, leur annonçant qu'ils ont des chambres réservées dans un hôtel de luxe (l'Union Hotel) sous des noms d'emprunt. Ridley est entrée en contact avec un trafiquant de prothèses.
Le Faussaire envoie une tueuse pour assassiner le directeur général de la Banque Centrale d'Europa, logeant à l'Union Hotel. Cette dernière s'exécute, et l'exécute au sniper.
Pendant ce temps, Ridley et Eva se rendent chez le trafiquant de prothèses pour changer la batterie de la jambe d'Eva mais surtout pour faire poser un nouveau bras à Ridley. Eva choisit pour elle un modèle disposant d'une fonction taser. L'opération est atrocement douloureuse pour Ridley, et Eva la ramène inconsciente à l'hôtel pour lui permettre de se reposer.
Après avoir examiné la scène de crime, l'inspecteur chargé de l'enquête sur la mort du directeur de la Banque Centrale d'Europa apprend qu'un braquage est en cours à cette même banque. L'un des chefs de la Meute parvient à mains nues à ouvrir le coffre fort de la banque. La police reste impuissante face aux braqueurs qui s'enfuient dans un grand fracas, avec ce qu'ils étaient venus chercher. Le bâtiment entier explose.
Guido est furieux de la situation, du fait qu'une personne aussi importante ait été abattue sous leur nez. Alissa parvient à obtenir de nouvelles informations, et une adresse, là où les gangsters vont acheminer leur butin.
Prête à partir, Eva repart chercher Ridley mais tombe nez à nez avec un membre d'un autre gang qui semble s'être allié à la Meute : les chevaliers du sang. Le guerrier menaçant est stoppé net par Ridley et son bras taser mais ce dernier se relève et les attaque. Au bout d'un difficile combat, Eva parvient à en venir à bout. Elles finissent par partir pour rejoindre les autres, en direction de Hazebrouck.



#########

Problèmes à résoudre :
- Stopper la Meute
- Trouver ce qu'ils ont volé et le récupérer
- Comprendre pourquoi plusieurs gangs s'allient, notamment les chevaliers du Sang
- Trouver leur point commun


L'avenir n'est pas dans le présent. Il est DTC


Fistan - posté le 09/01/2020 à 07:54:05 (6238 messages postés) - honor

❤ 0

[base d'avatar par Mael - merci m'sieur :) ]

- Mademoiselle, un appel de Monsieur Milekievich.
L'assistant vocal avait raisonné dans le calme sépulcral de son salon.
- Sur le projecteur principal Alexa. Teinte les vitres.
- Bien, Mademoiselle.
Quelques instants plus tard le visage du Faussaire apparaissait dans la pièce plongée dans l'ombre.
- Bonjour Lucile
- Samael, quel plaisir ! Que puis-je faire pour vous aujourd'hui ?
- Vous pourriez commencer par vous changer, cette tenue ne vous met décidément pas en valeur.
- Oh ? Je n'y manquerait pas, répondit-elle avec un sourire en coin. C'est sur les conseils même du Faussaire qu'elle avait fait faire trois ans auparavant la tunique de velours noir qu'elle portait ce matin là. Cet homme était l'un des rares à partager son sens de l'humour.
- J'ai besoin de vos talents. Vous avez peut être entendu parler de cette histoire, deux gamines qui s'en sont pris à la Meute ?
- Oui, elles ont attiré mon attention. Elles ont l'air pleines de ressources.
- Un peu trop. J'apprécie la distraction, mais ces incapables que sont les hommes des cavernes que j'emploie ne font rien d'autre que les encourager à fourrer leur nez aux mauvais endroit.
- Il y a longtemps que je n'avais pas eu à chasser des rats. Leur ténacité est toujours amusante.
- Il faudra un jour que nous parlions de séquencer votre code génétique, il serait dommage de perdre de si remarquables instincts de prédation. Le Faussaire marqua une pause, pensif. Je vous prierais de bien vouloir divertir ces gêneuses pour moi. Ne les éliminez pas tout de suite, qu'elles continuent à attirer l'attention sur leur petite bande, tenez les simplement à l'écart.
- A votre guise. Je vais devoir vous emprunter quelques chevaliers.
- Je vous en prie Lucile, disposez-en comme nécessaire. Bonne chasse.



En voilà deux qui ont au moins un peu de répondant pensait Lucile en se remémorant son entretien avec le Faussaire alors qu'elle observait le corps du chevalier du sang au 26ème de l'Union Hotel. L'employé de l'hôtel chargé de faire la chambre se tenait inconfortablement à côté de la porte, dansant d'un pied sur l'autre. Elle s'adressa à lui d'une voix froide et métallique, sans même lui accorder une regard :
- Oubliez cet incident, il n'y a rien eu de plus ici qu'une petite rixe entre ivrognes. Vous ferez noter que cette chambre ne sera pas libérée avant demain matin.
- Mademoiselle, étant donné les circonstances ne devrions nous pas informer la poli... la voix tremblante de l'employé s'effaça dans un sifflement alors que Lucile se tournait vers lui.
- Plaît-il ?
- Je vous prie de m'excuser, Mademoiselle de Valleroy. J'espère que votre ami passera dans notre établissement une nuit des plus confortables.
L'homme s'en fut sans demander son reste, en faisant un effort manifeste pour ne pas courir. En se relevant, Lucile passa une nouvelle fois la scène en revue, notant les différentes traces de lutte dans la pièce. Elle n'aimait pas manquer un détail, et tout aurait disparu le lendemain après qu'un chevalier soit passé faire le "ménage" dans la nuit. Une lueur d'excitation brillait au fond de ses yeux. Enfin une traque digne de ce nom, pensa-t-elle avec un grand sourire.





Citation:

Les infos du perso pour lever les doutes éventuels sur ses affiliations :

NOM: Lucile de Valleroy d'Estaing
Sexe: femme
Age: 26 ans
Alignement: Chaotique Neutre/Mauvais


Description: produit de l'union des anciennes familles aristocratiques du deuxième millénaire et des nouvelles familles corporatistes du troisième, Lucile a tout ce que l'argent peut apporter : une alimentation 100% naturelle "sur mesure", un corps sculpté par les meilleurs esthéticiens, une peau à changement de teinte ("le bronzage à l'envie !"), des fibres musculaires de synthèse, une ossature renforcée à l'aluminium, un entrainement militaire et un antique fusil Winchester, plaqué argent. Officiellement, Lucile n'est qu'une rentière de plus dans le cercles des ultra-riches, entretenue par une famille liée aussi bien aux gouvernements qu'aux puissantes corporations, fréquentant parfois les soirées de la haute ou les gala de charité. Officieusement, Lucile est la chasseuse de prime/assassin attitré des hautes sphères, connectée à toutes les fortunes, messager informel des "licenciements définitifs" dont le prénom n'est jamais que murmuré, criminelle protégée en tant que "ressource indispensable" par les pouvoirs qui sont.

Caractère / comportement: Lucile a la réputation d'être quelqu'un d'assez froid sinon glacial, notamment envers les hommes qu'elle voit comme des bouts de viande dotés de parole. Blasée de mondanités et de la vie de luxe, elle trouve son plaisir dans le frisson de la traque et l'excitation du meurtre. Capture et/ou tue sur commande, mais refuse les proposition trop courantes ou de ceux qu'elle n'apprécie pas. Les sommes qu'elle demande, parfois astronomiques, ne sont qu'un plaisir de plus à ajouter à celui que lui procure la chasse à l'homme et l'exécution implacable d'un contrat. En dehors de ces tendances sociopathes, c'est une jeune femme facilement blasée, peu expressive, et souvent inutilement cruelle - par pur plaisir sadique.

Relation avec les autres membres de l'équipe: apprécie les aspirations artistiques et la dureté du Faussaire, travaille avec une joie non dissimulée pour un individu de sa trempe (elle pousserait même le vice à ne pas demander de paiement). Sinon, c'est quelqu'un de plutôt indiférent, une individualiste qui pourrait embrasser son frère simplement pour lui planter un couteau entre les homoplates.



Saka - posté le 03/02/2020 à 22:53:46 (15469 messages postés) - modero

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Réalisateur de chez Lidl

Les sièges de ce camion étaient très inconfortables. Ridley ne cessait de se dandiner, et Eva de se moquer d'elle. Un bon vieux camion 6 roues du milieu du XXIe, sans assistant électronique et sans stabilisateur, laissant à ses passagers le plaisir de profiter des nids de poules et des bosses de cette petite route de traverse sur laquelle ils s'étaient engagés pour éviter d'éventuelles embuscades. Cette vieille route quasiment plus utilisée les mènerait directement à Hazebrouck, sauf incident, mais Ridley ne cessait de se plaindre et de remettre en doute la fiabilité de l'engin, ce qui avait tendance à agacer Bruno, le conducteur, qui pour la faire râler encore plus se mit à accélérer sur les nids de poules. Eva tentait en parallèle de l'aider à contrôler son bras.

- Lève le bras, pivote le poignet... Maintenant ferme tes doigts... Voilà, et tu lèves celui-là...

Bruno vit dans le rétroviseur le majeur tendu de Ridley qui lui était adressé, et éclata de rire.

- Dites les filles... Guido prit un air un peu exaspéré. Si vous pouviez éviter de vexer le seul chauffeur old school que je connais et qui a bien voulu nous aider ce serait chouette, j'aimerais qu'il ne nous jette pas par dessus-bord.
- D'où je suis "old school" ? C'est toi qui me vêxe mon Guigui, laisse-les s'amuser.
- Qu'on fasse une pause par pitié
, implora Ridley, j'ai mal au cul...

*

Eva profita du voyage pour recharger le canon dans son bras avec une munition explosive qu'elle avait pu grappiller en route.

- Celui-là il va faire mal.

Alors qu'ils pénétraient dans Hazebrouck, Eva aperçut quelque chose de louche dans le ciel, sans vraiment savoir quoi. La forme disparut derrière les bâtiments, puis réapparut aussitôt. Un oiseau ? Un avion ? Quoi que ce fut il tira un missile sur la route de leur camion qui se renversa d'un coup dans une explosion tonitruante.
Sonnée, Ridley se redressa péniblement et aida Eva et Marc à se relever. Alyssa et Guido s'attelaient à décoincer une des pattes de Naad coincée entre deux sièges. Bruno était mort, la tête fracassée contre le tableau de bord.
Quelque chose atterrit lourdement non loin du camion, et des pas lourds et métalliques s'approchaient. Eva comprit tout de suite.

- Merde, un chevalier.

Un son étrange, comme un souffle, commença à se faire entendre, sans s'arrêter. Les pas du chevalier avaient cessé, mais il faisait de plus en plus chaud dans le camion renversé. La chaleur ne cessait d'augmenter, et de la fumée commençait à envahir l'air.

- Il faut sortir de là immédiatement avant qu'il ne fasse exploser le camion !

Ridley vit une petite ruelle qui pouvait être atteinte facilement en sortant par l'arrière, elle fit signe aux autres de s'y précipiter. Guido et Naad sortirent et s'engouffrèrent dans la ruelle sombre, suivis par Alyssa et Marc. Le chevalier les avait peut-être remarqués ou non, mais il continuait de faire brûler le véhicule avec son lance-flamme. Ridley sortit à son tour et rejoint les autres. Eva n'eut pas le temps de les rejoindre, le chevalier l'attrapa lorsqu'elle sortit du camion et la projeta contre un mur. Elle dégaina un pistolet et commença à lui tirer dessus, espérant, en vain, atteindre la bombonne de carburant située dans son dos. Son armure était complète, il avait un casque visiblement très solide, et certainement un arsenal d'armes très complet. Mais il préférait jouer avec elle, la balancer d'un côté, puis de l'autre. Eva finit par réaliser qu'il cherchait à faire sortir les autres de leur cachette. Elle continua à lui tirer dessus, et au final, sa toute dernière balle parvint à ébrécher la bombonne qui se mit à siffler.

- J'ai... Un cadeau pour toi..

La main d'Eva se décrocha et le canon apparut. Comprenant ce qu'elle prévoyait de faire, le chevalier Projeta violemment Eva au sol et écrasa son bras du pied avec une telle violence que le missile chargé à l'intérieur explosa. Le chevalier explosa à son tour l'instant d'après.

Ridley accourut en hurlant auprès de sa sœur.
Eva était vivante, bien que sonnée. Son bras gauche était pulvérisé et la peau de son visage gravement brûlée, ses vêtements étaient en partie brûlés aussi. Le chevalier gisait non loin dans une flaque de carburant enflammé. Soudain, deux autres chevaliers firent leur apparition.

--

* : J'ai enlevé une scène trop longue par rapport à son utilité, je la mets en spoiler quand-même :


Spoiler (cliquez pour afficher)



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mâmie - posté le 03/03/2020 à 14:50:00 (1639 messages postés)

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Oui.

Plus tôt dans la journée

La direction de Titan impliquée dans le meurtre du dirigeant de la Banque Centrale ?

Oui, c'était le bon titre. Pas trop affirmatif, juste ce qu'il faut. Avec ça, elle allait frapper fort, elle le savait. Leanor Stravinsk avait juste eu une intuition, comme lorsqu'elle avait publié l'article contre les vaccins qui avait fait son renom.
Elle avait bricolé une vidéo montrant Samael Milekievich un fusil à la main sur un toit non loin de l'Union Hotel. C'était grossier, mais les gens avaient beau savoir comme il est facile de trafiquer une vidéo, ça faisait toujours mouche. Elle publia l'article. Les vues se mirent rapidement à grossir, et elle savait que sa rémunération n'en serait que meilleure.
Au fond, même si elle n'avais pas de preuve, c'était sûrement vrai. Elle ne publiait jamais les articles si elle n'était pas sûre. De toute manière, c'était une des seules à ne pas avoir le cerveau lavé par des implants, alors tout ce qu'elle disait était en général plus ancré dans la réalité.
Elle se félicita de faire connaître la vérité à tous, car les gens avaient le droit de connaître les manigances des puissants.




Comment peut-elle oser publier une fausse vidéo de moi ? pensa le Faussaire. Comment une moins-que-rien pouvait-elle oser s'en prendre à lui ? Probablement juste une inconsciente... Pourtant, cela le mit en rage.
Une journaliste véreuse ; il en avait en horreur. Ce n'était pas la première fois que Mme Stravinsk publiait des articles frauduleux, sauf que cette fois-ci non seulement il entachait sa réputation, mais en plus de cela il disait vrai.
Il appuya sur l'interphone : "Rebecca, faites supprimer cet article immédiatement.
-Certainement, Monsieur."


Puis il tapa le nom de Leanor Stravinsk sur un écran, et appuya sur un second interphone.
- Chevaliers, vous avez une nouvelle cible.
Il savait que les chevaliers de sang étaient une solution radicale, mais il n'avait pas l'intention de laisser cette misérable erreur de la nature lui mettre des bâtons dans les roues. De plus, les journalistes étaient souvent bien mieux armés qu'on ne le penserait, et il n'avait pas envie de perdre un tueur à gages par manque de précaution.




Retour au présent

Les deux chevaliers étaient visiblement prêts à attaquer, et pourtant ils se regardèrent tout à coup, et se mirent à discuter.
-Ah, est-ce que on va d'abord tuer celle-là ? Elle est dans le coin. Sinon les autres chevaliers vont l'attraper avant nous, elle sera facile.
-Mec, on fait ceux-là et puis ensuite on s'occupe de la journaliste.

Guido fut presque surpris de voir une telle imprudence de leur part. C'est comme si le fait de porter leur armure les avaient habitués à des combats trop faciles. Ils ne s'attendaient pas à ce qu'un chien puisse les tuer d'un coup de balle anti-tank.
Il fit un signe de tête à Naad, qui tira deux coups assourdissants sur les chevaliers distraits.
Il s'effondrèrent lamentablement par terre.
-Beaucoup de muscles et pas de cervelles, hein ? dit Guido Putain, j'ai du utiliser mes munitions anti-tank. Et Bruno qui s'est fait exploser la tronche, en plus... Comment on va à l'entrepôt, maintenant ?

Citation:

Mamie
NOM:Leanor Stravinsk
Sexe:F
Age:
32
Alignement:
Chaotique Neutre
Description physique:
Petite, cheveux frisés chatain clair en corolle autour de sa tête, blanche, porte des lunettes à grosse montures qui permettent de prendre des captures vidéos ou des photos
Caractère / comportement:
Toujours en train de faire des articles et des reportages sur des sujets très divers, elle n'hésite pas à enjoliver un peu la réalité. Elle est anti-implants (pro-naturel) et pense qu'ils lavent le cerveau des gens qui en sont équipés, ce qui la pousse à les prendre de haut. Elle est connue pour faire des articles aux sources douteuses qui sont souvent totalement faux. Elle n'a pas de considération pour le regard des autres, surtout s'ils sont puissants ou qu'ils portent des implants.
Relation avec les autres membres de l'équipe:
Elle les fait super chier


Saka - posté le 11/08/2020 à 01:05:31 (15469 messages postés) - modero

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Réalisateur de chez Lidl

Je relance ce topic d'un commun accord avec les autres participants lors de l'IRL

CHAPITRE 2

6 mois plus tard...
[Camp de travail de Rotterdam]


BLAM BLAM BLAM !

A moitié réveillée, Ridley contemplait d'un regard zombifié le petit rayon de soleil qui traversait la toute petite fenêtre de sa cellule.

BLAM BLAM BLAM BLAM !

Elle sentait sur son visage l'acier froid des barreaux de son lit, puis le silicone tiède du dos de sa main prothétique. Depuis qu'elle était enfermée ici, elle avait pris pour habitude de se focaliser sur toutes les sensations de son corps.

- Elle l'aura cherché.

BAM ! La porte de la cellule s'ouvrit brusquement, et une femme herculéenne fit irruption.

- Hanson, vous êtes encore là à bayer aux corneilles alors que vous avez déjà pris du retard sur vos tâches ! Vous aurez rien à bouffer ce midi. ALLEZ, AU BOULOT !

Bien des choses se sont passées en 6 mois.
La coalition des gangs les plus dangereux d'Europa a pris le dessus sur le gouvernement. Les chefs des gangs sont maintenant aux commandes de la mégapole, et dirigent ses habitants d'une main de fer. Quiconque désobéit à leurs lois, même les plus insignifiantes ou absurdes, encourt de terribles châtiments. Aux 4 coins de la région, des camps de travail ont été rapidement construits. Ils rassemblent tous les ennemis de la Coalition, ainsi que ceux qui n'ont pas été jugés dignes d'appartenir au "prochain monde". Beaucoup de prisonniers meurent d'épuisement, se suicident ou bien "disparaissent".
Le camp de Rotterdam est l'un des plus grands, et est réputé pour être celui dont les prisonniers ont l'espérance de vie la plus courte. Ridley s'estimait heureuse d'avoir tenu 6 mois, mais elle sentait bien ses forces diminuer de jour en jour.

Elle s'installa à son poste, et se mit à souder des composants électroniques destinés à des implants de catégorie Z, c'est-à-dire les plus dangereux, ceux qui étaient totalement illégaux quand le monde tournait encore à peu près rond. Aujourd'hui ils sont fabriqués à la chaîne dans ces camps et distribués à tous les soldats de la Coalition.
Lorsque sonna la pause de midi, elle fut contrainte de rester à son poste, en regardant les autres manger l'immonde bouillie qui était servie à absolument tous les repas. Elle ne savait pas si il fallait les envier ou si il valait mieux mourir de faim.
La journée se passa sans histoire, Ridley se fit engueuler plusieurs fois à cause de ses gargouillements, mais elle put sortir à l'heure habituelle.
Elle se servit un bol de soupe et s'éloigna. Elle sortit de l'usine pour se diriger vers le "cirque", un grand bâtiment où venaient se distraire les soldats. Elle pénétra dans un petit couloir, puis descendit un escalier qui menait au sous-sol, et finit par se retrouver devant une porte.
Elle souffla un grand coup et ouvrit la porte.

Face à elle, dans cette petite pièce plongée dans le noir, se trouvait Eva. Ou ce qu'il en restait.
Complètement démembrée, pendue par son seul bras restant enchaîné au mur, les joues toujours humides de larmes, pratiquement nue et croupissant dans son urine. Eva semblait morte. En tout cas à l'intérieur.

Spoiler (cliquez pour afficher)



Voir ce spectacle atroce était la pire épreuve que Ridley devait endurer dans ce camp. Comme à son habitude, elle passa la serpillère, jeta les mouchoirs qui jonchaient le sol, laissés par les soldats, et aida Eva à boire sa soupe. Ridley tentait de faire la conversation, de raconter des blagues, mais aucune réaction de la part de sa sœur. Pas un mot, pas un geste, pas un regard envers elle.

- Je te promets que je te sortirai de là.

Elle s'accroupit devant elle, et lui tint le menton pour qu'elle la regarde droit dans les yeux.

- Je te sortirai de là et on ira botter les culs de ces fumiers. Tous jusqu'au dernier. Ils vont crever pour ce qu'ils t'ont fait.

Des larmes commençaient à apparaître sur les joues de Ridley, elle se releva rapidement, et ramassa le bol de soupe. Eva se mit à émettre des sons. Puis des mots.

- D'ici là... Eva avait une voix très faible et tremblante. D'ici là essaye de trouver de meilleures blagues...

Ridley lâcha le bol, qui se brisa en tombant. C'était la première fois depuis des mois qu'elle entendait Eva parler. Elle se jeta sur elle et l'enlaça comme elle pouvait.
Elle ramassa les débris du bol, tout en sachant que cela allait encore lui coûter un repas, et repartit, une lueur de détermination dans le regard.

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mamie - posté le 18/09/2020 à 02:43:01 (1639 messages postés)

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Oui.

La porte s'ouvrit en grinçant, et une ombre se dessina sur le sol de la cellule.

- Alors, Stravinsk, il paraît que tu as des infos...

Pendant un instant, le soldat resta muet, cherchant une silhouette frêle dans l'obscurité.

- Ça dépend sur quoi... lui répondit une voix aiguë au fond de la cellule. Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous dirais le prix.

L'homme s'avança, et distingua alors un corps maigre drapé dans un vêtement trop grand, assis contre la paroi de la cellule.

- Un prix ? Je vais l'avoir gratuitement, mon info.
Il s'avança encore, et s'approcha d'elle, se sentant menaçant.

- Non. Une info, un prix. Les mecs comme vous, je les connais. Vous voulez une info sur quoi ?

- Tu crois que t'es en position de force ? Que tu peux négocier ? Il s'accroupit à son niveau.

- Oui. Vous croyez que votre supérieure serait contente de savoir que vous allez vous défouler au cirque sur vos heures de service ? J'entends tout ce qui se passe dans la cellule d'à côté, vous savez.
Bien qu'elle ne puisse pas voir son visage, elle devina le changement d'expression de l'homme. Elle avait visé juste sur ses heures de service.
- Je sais reconnaître à qui appartiennent les gémissements, Porter, elle ajouta pour enfoncer le clou.

Porter se trouva totalement décontenancé. Comment connaissait-elle son nom alors qu'il la rencontrait pour la première fois ?

- Oui, oui, je connais votre nom, je connais votre voix, et cetera et cetera. Vous voulez votre info ? Vous me payez.

- Toi... Je sais pas comment tu arrives à savoir ça, mais je te jure que si on te trouve un implant...

Elle répondit nonchalamment.
- Vous avez qu'à me scanner, je suis plus à ça près.

Elle avait bien un implant, qui lui avait permis d'identifier le soldat plus facilement. Elle avait réussi à l'obtenir contre de vraies informations, elles-même échangées contre de fausses informations. Bien que Leanor se sentait salie par l'acier et les composants qui avaient pris place dans son œil, c'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour survivre. Son œil l'aidait à récolter et organiser les informations. Elle se l'arracherait lorsque tout ça serait fini.
Du reste, son corps s'était extrêmement amaigri. Ses cheveux avaient été rasés lorsqu'elle était entrée dans le camp, et le peu qui avait repoussé étaient collés par la crasse. Ses lunettes lui avaient été confisquées, et toutes ses possessions se limitaient à cet implant et une longue tunique en coton qui était rapidement passée de blanche à grise -- des luxes pour une prisonnière telle qu'elle.

- J'ai pas que ça à faire, de te scanner... Le soldat se releva, mal à l'aise. Dis-moi si tu as des tuyaux sur les trafics d'implants dans le camp. On me demande de faire mes preuves, mais ça fait déjà un mois et je n'ai reçu aucun implant. Je voudrais savoir comment en obtenir sans passer par la Coalition.

- Ouh, ça... Je sais pas... Qu'est-ce que vous m'offririez si j'avais des infos la-dessus ?

- J'ai des infos... sur le Faussaire.

- Ah, une info contre une info... J'ai besoin de savoir comment vous vous l'êtes procurée, sinon elle ne vaut rien.
Leanor avait le regard dans le vide, bien que l'idée d'une information sur le Faussaire l'aurait exaltée dans d'autres circonstances.

Le soldat ne bougea pas pendant un instant, réfléchissant. Puis il dit à mi-voix :
- Je l'ai appris en écoutant Antioch parler avec d'autres mecs de la Meute. Le Faussaire serait sur le point de terminer son projet. Il ne manque que quelques pièces, et il travaille à les obtenir.

Leanor le scruta brièvement. Elle ne pouvait pas lire son expression, mais elle pensait qu'il disait vrai. Elle ferma les yeux, et l'information s'ajouta à celles déjà présentes dans son œil. Elle inspira lentement.
Le projet de Samael Milekievich parviendra bientôt à son terme.
C'était une information qui valait beaucoup plus que celle qui lui était demandée en retour. Avec elle, elle pourrait peut-être obtenir plus de nourriture, de nouveaux vêtements, ou d'autres choses encore.

- Très bien, voici votre tuyau. Elle fit attention au comportement de son interlocuteur, afin de s'assurer que ses prétendues intentions étaient sincère. Elle n'y décela rien de suspect, et continua donc : Sur la chaîne de production 8, celle qui soude les composants des implants Z. Dites lui que ses soudures ont l'air solides, elle comprendra.

Le soldat resta là quelques secondes, sans dire un mot. Puis il fit demi-tour et la lourde porte se referma lentement.

Les composants soudés, ça tient mal les chocs, pensa Leanor.


2lazy - posté le 18/09/2020 à 06:57:59 (22 messages postés)

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Je suis mon fan N°1

Citation:

2lazy
NOM: Suli LaCroix
Sexe: M
Age: 16 ans
Alignement: Chaotique Neutre

Description physique: Suli est un jeune homme chétif et sale, ses longs cheveux gras lui tombent au dessus des épaules et recouvrent partiellement son visage noir de poussière, un duvet qu'il n'a jamais entretenu parcourt le bas de son visage, sa bouche est rempli de 29 dents jaunes et tordues, tout le bas de son corps a été remplacé par des prothèses ainsi que sa colonne vertébrale qui est maintenant un exosquelette linéaire parcourant son dos.

Caractère / comportement: Suli est très méfiant et craintif, il ne parle pas beaucoup sauf avec son père d'adoption, Jacob LaCroix, qui est très malade, il vit avec lui dans le fin fond de l'ancien métro Parisien, dans un couloir de maintenance, il n'aime pas les étrangers qui viennent fouler le sol de son métro, expert dans l'art de poser des pièges il n'a jamais eu besoin d'entrer en combat rapproché, il se ferait tout bonnement tuer si tel était le cas. Il a un don naturel avec les différents animaux qui peuplent le métro, les chats lui apportent à manger de temps en temps et il fait de même, se nourrir de charogne ne l'a jamais dérangé il n'a jamais connu mieux. C'est un très bon grimpeur, il se sert de cette aptitude pour observer avec un air sadique les proies aussi bien animales... Qu'humaines...

Relation avec les autres membres de l'équipe: Il ne fera jamais totalement confiances aux autres, c'est un animal sauvage, mais il sait reconnaître les gens qui ont un bon fond si il se sent d'humeur il les aidera.

(Je sais pas trop dessiner mais pas grave vous voyez le délire)

Spoiler (cliquez pour afficher)







Des cris d'agonie résonnaient dans les fin fonds de l'ancien système de métro Parisien laissé à l'abandon depuis longtemps :

"Arrrrrrghh ! Mais qu'est-ce que je t'ai fait gamin ! Espèce de malade !" Hurla l'armoire à glace attachée aux mur débarrassée de ses implants.

Suli regarda froidement sa proie dans les yeux et continua d'arracher des bouts de chair du corps de l'homme, il découpa soigneusement deux gros morceaux de chairs et les plaça dans une vieille glacière avec les restes de quelques rats.

"Mais bordel de merde ! T'es complètement taré ! Tue moi petite merde, t'attends quoi !" Gémit l'homme.

Le garçon le fixa droit dans les yeux et lui expliqua très calmement :

"Je te garde vivant pour ta viande imbécile, il n'y a rien à manger ici à part des rats, et mon père est très malade il lui faut de la nourriture de première qualité. Désolé que ce soit tombé sur toi mon vieux, mais c'est comme ça ici."

"Okay, écoute mon gars tu vois ce tatouage derrière mon crâne ? C'est le symbole de mon groupe, si tu me relâche on te laissera toi et ton vieux débris de père en paix, tu comprends ? Ou alors mon groupe te traquera dans cette ruine, ils embrocheront ton père et toi par le trou de balle, ils vous feront rôtir lentement et vous finirez en merde de clebs !" Baragouinait-il dans sa douleur.

"J'ai fini, à demain." Dit calmement Suli.

"Attend ! Reviens ! Mais bordel reviens !" Résonna la voix de l'homme dans les couloirs du métro.

Suli reprit le même chemin comme tous les jours, il enjamba les pièges qu'il avait posé et les vérifia par la même occasion, il salua d'un hochement de tête les deux chats qui passaient par là, leur jeta deux morceaux de rats et reprit son chemin.

Il arriva devant une porte fermée avec une chaîne et un cadenas, il posa à terre la glacière et ouvrit le cadenas avec sa clé.

"Te voilà. Alors la chasse comment ça c'est passé ?" Prononça calmement un homme enroulé dans une couverture sur un lit de fortune.

Le jeune homme posa la glacière à côté de lui et l'ouvrit.

"Tu nous ramènes encore de beaux morceaux, je me demande comment tu fais pour en trouver autant tous les jours." S'interrogea le vieil homme.

"Je te l'ai déjà dit Papa, j'installe plein de pièges dans le métro et comme c'est des couloirs les animaux sont obligés d'emprunter le chemin où j'ai posé les pièges. Il faut manger Papa je vais les faire cuire." Dit-il en sortant les deux bouts de chair humaine de la glacière.

"Tu as bien grandi Suli, tu es un homme maintenant, tu n'es plus ce gamin pleurnichard que j'ai ramassé sur les rails de l'Hypertro, je ne savais pas si tu allais survivre... Mais tu es là maintenant, bon t'es un cul-de jatte mais au moins tu respires c'est déjà ça. Tu sais quoi ? Quand je ne serais plus là pourquoi tu ne sortirais pas de ce trou à rat te chercher une petite amie ?" Dit Jacob en finissant sa phrase en toussant.

"Arrête tes bêtises Papa, tu sais bien que... 'Fin j'ai pas de... j'ai plus de pénis quoi..." Dit Suli couvert de honte.

"Tu serais surpris de ce que les implants peuvent faire mon jeune ami, quand je travaillais dans ce milieu j'ai vu des trucs énormes qui feraient pâlir des éléphants !" Prononça Jacob qui finit sa phrase en crachant du sang.

"On s'arrête là Papa, repose-toi je te réveillerai pour manger." Dit Suli sur un ton autoritaire.

Plus tard dans la nuit...

"T'es sûr que c'est ici Jin ?" Interrogea un homme borgne avec un tatouage de loup sur le front.

"Le dernier point GPS connu s'arrête ici, il doit être dans le coin." Répondit Jin.

"J'espère que cet enfoiré a pas décidé de quitter la Meute ! On la quitte pas comme ça !" Cria le borgne.

Soudain une voix faible résonna dans les couloirs.

"À l'aide... S'il vous plaît..." Gémit l'homme mutilé attaché dans une réserve de matériel.

"Cameron ! C'est toi ?! On arrive c'est Jin et Tony !" Hurla Jin.

Ils défoncèrent la porte et virent avec horreur leur compagnon d'arme couvert de sang attaché aux mur par de solides chaînes.

"Oh mon bébé ! Qu'est-ce qu'il t'est arrivé !" Cria Jin en détachant son homme.

"C'est ce môme..." Gémit-il.

"Un gamin ? T'es sérieux Cameron ? Comment t'as pu te faire avoir par un gamin." Dit Tony en se moquant de lui.

"Toi ta gueule !" Répondit Jin. "On va te sortir de là mon bébé."

"Je peux attendre, faut que je repose mes bras un moment... Rendez moi un service, allez buter cette petite merde pour moi les gars, il devrait vivre avec son père quelque part. C'est simple suivez les pièges." Demanda-t-il en frottant ses poignets.

"On s'en occupe mon frère pas de problème ils vont voir qu'il faut pas faire chier la meute !" Lui répondit Tony.

"Oh putain ouais !" Hurla Jin.

Tony et Jin s'enfoncèrent dans les couloirs du métro en faisant attention aux pièges, après quelques minutes de marche ils virent de la lumière s'échapper d'une porte, sans dire un mot ils brandirent leurs pistolets et enfoncèrent la porte.

"Toc Toc bande d'enfoirés !" Hurlèrent-ils en entrant dans la pièce.

Mais tous ce qu'ils virent n'était qu'un vieil homme avec les yeux grands ouverts qui les regardait avec terreur.

"Bah alors le vieux ? On ne surveille pas assez son rejeton ? Cet animal se sert de notre pote comme garde-manger. On est venu rendre des comptes." Dit Tony en analysant la pièce.

Quand tout à coup Suli qui était accroché à un tuyau au plafond sauta sur Tony, lui arracha l'oreille avec ses dents et le poignarda à plusieurs reprises. Jin assomma Suli d'un coup de crosse et son corps chétif tomba à terre.

Jin releva Tony qui était encore en pleine forme.

"Argh, il est vif et malin le con mais pas très solide. Hahahaha !" Pouffa de rire Tony en brandissant son pistolet sur Jacob.

"Rien de personnel le vieux." Dit Jin

Tony pressa la gâchette et abrégea les souffrances du vieil homme.

"On en fait quoi du gamin ?" S'interrogea Jin.

"C'est qu'un gosse, on l'emmène au camp on lui trouvera bien une utilité, de plus je suis sur que Cameron adorera lui rendre la monnaie de sa pièce. Il voulait qu'on le tue mais je suis sûr qu'il sera heureux de pouvoir le torturer un peu avant. " Dit Tony en souriant.

"Hahaha je te reconnais bien là, Tony le tortionnaire !" Dit Jin en rigolant.

Après avoir récupéré Cameron, Tony et Jin emmenèrent Suli dans un camp de travail...

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Saka - posté le 18/09/2020 à 13:55:10 (15469 messages postés) - modero

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Réalisateur de chez Lidl

La décision était prise. Aujourd'hui Ridley allait tenter le tout pour le tout.
Elle avait réussi après de nombreux efforts à trouver une seconde batterie pour son bras afin d'alimenter sa fonction taser. Cela lui avait coûté... Une nuit agitée avec un soldat crapuleux dégoûtant, heureusement peu intéressé par la loi de la Coalition, et qui ne risquait pas de la dénoncer. A vrai dire elle aurait presque pu le considérer comme renégat.
Son plan était fin prêt. Fer à souder en main, lorsque sa contremaître viendrait inspecter son travail, elle lui sauterait dessus pour la mettre hors d'état de nuire en un coup, avant de s'enfuir avant le déclenchement des alarmes. Elle passerait ensuite par l'atelier de membres bioniques afin de donner des jambes à sa sœur pour qu'elles puissent s'enfuir ensemble par une brèche peu surveillée que Ridley connaissait bien.
C'était une mission suicide et elle le savait. Ses chances étaient pratiquement nulles, mais elle ne pouvait plus passer un jour de plus ici, à voir l'état d'Eva se dégrader de jour en jour. Quitte à mourir, autant que ce soit en essayant de se battre. Elle se retenait de se parler à elle-même étant donné qu'un micro posé sur son établi entendait tout et la surveillait en permanence.

Tout en continuant de travailler, elle vit au loin la femme qu'elle appelait Hulk qui commençait son inspection en engueulant comme chaque jour les autres prisonniers. Le cœur de Ridley battait la chamade alors que Hulk s'approchait de plus en plus. Mais un soldat fit irruption avant qu'elle n'arrive à son niveau. Il s'adressa à Hulk, Ridley n'entendit pas ce qu'il lui demanda, mais Hulk la pointa du doigt, et le soldat s'approcha de Ridley. Il ne fit rien, seulement la regarder souder ses implants. Au bout de deux minutes à la regarder, il prit un des implants et l'inspecta. Il la regarda droit dans les yeux.

- Dites... Elles ont l'air solides ces soudures.

Ridley le regarda d'un air dubitatif.

- Au revoir.

Le soldat s'en alla comme il était venu. Ridley n'avait pas la moindre idée de ce qui venait de se passer. Elle ne prêta même pas attention à Hulk qui arriva à son niveau.

- Alors Hanson, on...

Un bip se fit entendre venant de la poche de la femme, elle en sortit son hypercom.

- ...Allô ? ... Hmm hmm... Euh.. Quoi ?

Ridley cramponna son fer à souder, l'heure de la vengeance avait sonné. Hulk s'éloigna, ne faisant que stresser encore plus Ridley.

- Euh... Je ne suis pas sûre de comprendre...

Hulk regarda Ridley dans les yeux.

- Bien monsieur, à vos ordres.

Hulk amorça le geste d'un salut militaire mais se rappela que son interlocuteur ne la voyait pas et baissa son bras.

- Hanson ! Vous êtes transférée, allez chercher votre uniforme de surveillante... Qu'est-ce que vous avez fait pour mériter ça ? Vous avez couché avec le faussaire ou quoi ?

Ridley était bouche-bée. Surveillante ?! Avec la possibilité de se promener où elle voulait ? Comment une telle chose était possible ?

- Je vous garde à l’œil, vous êtes pas nette, de la graine de révolutionnaire.

Incrédule, Ridley se leva, et se dirigea comme un zombie vers la sortie du bâtiment. Elle se rendit à la caserne des surveillants et un uniforme lui fut donné, avec un badge passe-partout. Elle resta assise sur une chaise pendant une demi-heure à se demander si elle était en train de rêver.
De nouveau lucide, elle prit un second uniforme qu'elle fourra dans un charriot et se dirigea vers l'atelier des membres bioniques, où elle aperçut celui qui lui avait... vendu la batterie pour son bras, qui la fixa d'un air surpris.
Elle fouilla la réserve et récupéra deux jambes et un bras gauche féminins, puis les mit dans son charriot avant de partir. Sans encombre, elle entra dans le cirque, descendit péniblement les escaliers avec son chariot et entra dans la cellule de sa sœur.
Eva la regarda d'un air incrédule.

- Qu'est-ce que... c'est que *tousse* cette tenue ?..

Ridley sortit son passe-partout et le posa contre une plaque au mur, la menotte qui suspendait Eva s'ouvrit, cette dernière s'effondra au sol. Ridley la porta pour l'installer sur un banc et sortit une jambe de son chariot.

- Où t'as eu ça ? ... Comment.. tu t'es pas fait descendre avant d'arriver ?
- J'en sais foutre rien !


*toc toc toc*

Le son se fit entendre de derrière un mur. Une voix féminine qui semblait lointaine et étouffée se fit entendre.

- C'est moi qui t'ai fait libérer.
- Comment ?
- J'ai grappillé un mot de passe secret.
- Pourquoi moi ?
- On manque un peu de temps, ce serait possible de me faire sortir ? On discutera après.
- J'ai quelque chose à faire avant. J'espère que les gardes ne vont pas débouler.

Eva lui tapota l'épaule.
- T'inquiète... Ils ont l'habitude de m'entendre hurler...

Ridley dénuda Eva et fixa une première jambe sur son emplacement. Elle souffla un grand coup et actionna un petit levier. Eva hurla à plein poumons. Ridley fit de même avec la seconde jambe. Eva se débattait comme une bête sauvage.

- Allez plus que le bras
- Non, non pitié stop !


Ridley maîtrisa sa sœur, toujours très faible et fixa son bras. Elle finit par s'évanouir. Ridley souffla un grand coup, et en profita pour habiller rapidement Eva avec une tenue de surveillante. La voix qui venait d'une autre cellule l'interpella.

- J'entends deux soldats arriver. C'est des habitués, ils viennent pour elle.

Ridley bondit et se cacha en s'accroupissant près de la porte.

- C'est qui qui s'amuse là, Roger c'est toi ? Tu nous l'abime pas trop quand-même hein ?
- (chuchotant) Je t'avoue qu'il me fait un peu flipper le Roger des fois, ce type est malsain.

La porte s'ouvrit. Ni une ni deux, Ridley saisit la jambe du premier soldat et lui envoya une décharge pleine puissance, le tuant sur le coup. Elle sauta ensuite sur le deuxième et fit de même en lui agrippant le visage.
Laissant sa sœur se reposer, elle sortit de la cellule et se dirigea vers la voix de sa libératrice. Elle ouvrit la cellule avec son passe-partout et se retrouva nez à nez avec une femme d'une trentaine d'années. Elle partit sans rien dire, laissant la porte ouverte. Leanor se hâta de la suivre. Elles revinrent dans la cellule d'Eva. Ridley tenta de la réveiller en vain. Elle la secoua, lui parla, lui mit une grande gifle, mais Eva restait inerte. Ridley eut une idée. Elle régla la puissance de son taser au minimum et envoya une décharge à Eva, qui se réveilla et tomba au sol. Ridley l'aida à se relever, et la maintint debout en la prenant sous son bras.

- Il faut qu'on bouge maintenant, dit Leanor d'un air inquiet.

Eva bouscula Ridley, d'un seul coup elle semblait avoir récupéré toute son énergie. Et son visage s'emplit de fureur, comme si elle s'apprêtait à exploser.

- Je vais foutre le feu à ce camp, je vais tuer chacun de ces putains de soldats de mes propres mains jusqu'au dernier, jusqu'à ce qu'il ne reste que des cendres et des cadavres fumants puant la pisse.

Ridley lui barra la route.

- Tout ce que tu vas réussir à faire c'est nous faire tuer ! On a une chance de s'évader, on massacrera tout le monde plus tard mais d'abord on doit reprendre des forces ! T'es pas en état de massacrer tout le monde dans l'immédiat.

Eva bouscula Ridey, mais cette dernière resta devant sa route.

- Regarde-moi faire.
- Après tout le mal que je me suis donné pour toi ? Tu comptes juste aller te suicider ?


Eva se figea quelques secondes, et s'écroula en larmes. Ridley s'accroupit et se blottit contre elle.

- Si tu savais tout ce qu'ils m'ont fait !... Je veux plus jamais revivre ça, plus jamais !...
- Je sais, je sais... C'est pour ça qu'on doit partir, et vite. On reviendra tout faire péter plus tard.


Assistant à la scène sans rien dire, Leanor gardait une oreille attentive à ce qui se passait ailleurs.

- Il y en a d'autres qui arrivent.

Réalisateur ça veut dire que je fais des films. Viens les voir si tu l'oses. | ༼ つ ◕_◕ ༽つ | Saka peut faire des ronds avec une équerre. | Père Clochard | ( ͡° ͜ʖ ͡°) | Saka fait pleurer les oignons. | Viens jouer au Chat-bite ! | Quand Saka commande un steak, le steak obéit. | Viens découvrir les coutumes Oniromanciennes. | (ง ͠° ͟ل͜ ͡°)ง | Coucou, tu veux voir mon site ? | ꀎ


vasterien - posté le 20/09/2020 à 14:37:23 (87 messages postés)

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Mais j'en ai rien à foutre des Japonais et d'leurs compliments!

Spoiler (cliquez pour afficher)




Dans une situation classique d'employé de bureau, il n'était pas compliqué d'apprendre rapidement. Le savoir était devenu un fast-food, consommé à la chaîne grâce à des puces bas de gammes, oublié dans l'heure. Le plus compliqué, ce qui faisait la vraie valeur d'un scientifique, d'un employé, d'un "asset" corporatiste, c'était sa volonté. Sa détermination, sa passion, et la capacité innée de son cerveau à assimiler des milliers d'informations et à les faire fonctionner entrent-elles. Là où Kazuro Kaneda avait été particulièrement rusé, c'est qu'il avait été, et ce depuis toujours, son propre cobaye. Il avait lui-même assuré la supériorité de sa chaire sur celle de ses pairs et avait ainsi atteint une espèce de singularité où plus personne sinon lui ne comprenaient réellement le fourmillement génial d'idées, de liens logiques, de paradoxes et d'intuitions exceptionnelles qui composaient son être. Il était entré en pleine transcendance et avait tiré dans son sillage tout Saphir Macrotech. Il avait besoin des moyens de la compagnie, elle avait besoin de son cerveau génial. C'était une relation de symbiose comparable à ce que l'on pouvait trouver dans la nature. Dans la nature, toujours, ces relations pouvaient s'éterniser des éons durant, avant que l'évolution de l'un des deux partis n'amène à une cassation de contrat. Le petit poisson pilote apprenait à survivre seul au fur et à mesure de son évolution, hasard génétique. Dans la nature, un tel phénomène n'était perceptible qu'à l'échelle de l’infiniment grand. On ne pouvait considérer la question que rétrospectivement, installés sur des millions d'années de vie et de mort.

Le propre de l’humanité, pour Clairance, tenait à sa propension à aller plus vite que la musique. L'évolution s'accélérait chaque jour un peu plus. Et ainsi, tel un poisson pilote, le bon docteur Kaneda avait évolué jusqu'à ne plus avoir besoin de cette relation symbiotique. Seulement lui, ça ne lui avait pris que trente ans.

Et puis, officiellement, il en était mort.

Du moins ç’avait été l'hypothèse de Saphir Macrotech. Personne n'avait sérieusement envisagé que cet esprit pourtant génial puisse être capable de tromper l'ensemble de la Compagnie, de simuler sa disparition. Alors il était mort. Son corps fracassé. De la confiture de docteur partout dans sa voiture. Recouvrant la taule froissée et le plastique vert des sièges.

La supercherie fit son temps. À vrai dire on retrouva même la trace de Kaneda par hasard : une faille de sécurité dans une des banques les plus notables du monde moderne, quelque-chose que Saphir n'aurait pas été capable d'ignorer. Une simple faille de sécurité qui, après analyse, révéla entre-autre informations de choix que le docteur possédait un compte dans la Banque Centrale d'Europe. Sur un autre continent. La Compagnie réagit au quart de tour. Cette faille était exploitable par plus d'une personne : son asset risquait de se retrouver "dans le domaine public", pour ainsi dire. Inacceptable. Il fallait mettre la main sur le docteur – ou s'il était réellement mort, sur le contenu de son coffre. Peine perdue, la Meute fut plus rapide. On monta alors toute une task force d'analyste, d’enquêteurs et de mercenaire pour tenter de régler la question. Dépêchés à Europa depuis l'Arcologie mère de Saphir, à Chicago. Fouillant les archives de police, suivant les développements de la mégalopolice, se renseignant sur les gangs à l'origine de l'attaque qui, bien vite après la faille de sécurité, vida le coffre du bon docteur… De fil en aiguille, l'implication du Faussaire devint évidente.

Titan. Une autre mégacorporation. Ça commençait à devenir intéressant. On envisagea toutes les théories possibles. Pour les directeurs de Saphir c'était évident : tout ceci tenait du complot. Le Faussaire avait volé des technologies revenant de droit à Saphir Macrotech. Il fallait sévir, il fallait !...

Et le monde changea. Et la Coalition pris le pouvoir. Un développement qui prit de court une grande partie de la planète et amena même à un bref embargo commercial par les États-Unis d'Amérique du Nord, la Fédération Sud-pacifique et l’État Eurasien. La plupart des résidus de gouvernement et des corporations étaient pour ainsi dire circonspectes. Certes, l’avènement de la coalition était des plus inopinés. Oui, Titan n'avait pas exactement jouée le jeu discret et raffiné de la politique classique au sens où l'entendaient les corporations. Certes la dictature était mauvaise pour le business, en témoigne l'exemple birman ou congolais, où l'économie se refusait toujours et encore à prospérer la faute à un État trop accroché à ses pouvoirs régaliens. Mais enfin, Europa représentait un marché tout à fait lucratif pour l'armement et les implants. Ce n'était qu'une nouvelle opportunité, non ? De plus le conflit stimulait l’innovation !

Et pendant qu'on pesait le pour et le contre, qu'on se demandait s'il fallait intervenir ou laisser faire, étouffer Europa ou accepter sa nouvelle direction, Saphir décida d'envoyer l'un de ses agents sur place. Europa, c'était désormais Titan. Et Titan, en commanditant l'attaque sur le coffre du docteur Kaneda, était devenu l'ennemi.


Et l'ennemi… L'ennemi devait périr.

« L'ennemi doit périr... » Clairance ricana un peu bêtement. Tuer l'ennemi ? Tuer Titan ? Impossible. Une corporation ne mourrait pas. Dans le pire des cas, elle était dissoute, divisée, rachetée. Mais ce n'était pas la mort. Pas exactement. Dans ce genre de situation son ADN, ses assets, tout ce qui la composait était diffusé. Mais ce n'était pas une mort, pas exactement.

En agent spécial formé et entraîné dans les locaux d'une des plus grandes mégacorporations de l'époque, Clairance considérait avoir une vision très claire des choses. Une vision qui, sans être globale, s'en rapprochait un peu. Il était dans le secret des dieux en quelque sorte. Il ne fallait pas tuer la corporation. Il fallait la mettre à mal, puis la racheter. Et cela-fait, l’étouffer. Tuer la compagnie c'était lui donner l'occasion de se répandre de manière plus insidieuse encore. L'étouffer, c'était limiter son influence. C'était le but final de Saphir. Limiter Titan. Mais pour ça, il allait falloir un peu d'huile de coude. D'où son intervention.

Il était parti de l'Arcologie de Brasilia dans un jet qui l'avait ramené à Chicago pour un briefing. Vous connaissez le faussaire ? Vaguement. Très bien. Voilà une photo. Voilà votre équipement. Et ainsi de suite. On le transféra ensuite dans un navire de la compagnie qui l’emmena jusqu'aux locaux submergés à proximité des côtes irlandaises, là on le mit en contact avec la « Task Force Europa », dont la mission était de se renseigner continuellement sur les développements de la situation métropolitaine. Ceux-là aidèrent Clairance à contacter la résistance métropolitaine et lui fournirent une guide en la personne de Mona Lisa. Pseudonyme de celle qui avait été une gangers et mercenaire d'importance avant de rejoindre les corporations. Cheveux bleus, longs, lunettes de mouche à verre réfléchissant, toujours un cigare, une clope ou un joint en bouche, toujours un pistolet mitrailleurs ou un fouet mono-filament à la ceinture, toujours des vestes colorées, de grande qualité.

Lorsque Clairance été parti en hélicoptère pour Europa, elle l'avait naturellement accompagnée. Et désormais elle le fixait, installée en face de lui, clope en bouche, une expression indéchiffrable sur le visage.

« L'ennemi doit mourir ?
– Ouais.
– Et pourquoi ça te fais rire ? C'est une blague d'Américain ?
– Pas vraiment. »

Il en resta d'abord là. Mona haussa un peu les épaules et détourna le regard. Elle et Clairance faisaient partie d'une espèce rare. Ils n'avaient pas un gramme de chrome sous la peau. Leurs implants étaient entièrement bioware. Saphir craignait trop que l'on hack ses agents.

« Bon, miss. Fais-moi un rapide point sur qui sont nos contacts, là-bas.
– La résistance, tu veux dire ? Elle tira sur son cigare, cracha un nuage de fumée et l'écrasa dans un petit cendrier intégré à son siège.
– J'ai déjà tout l'aspect technique. Mais je suis curieux. C'est qui ces types, à la base ? 

Elle acquiesça doucement et se lécha les lèvres, cherchant un instant ses mots avant de commencer. Se faisant elle se pencha un peu en avait, comme s'il s'agissait d'une histoire ancienne, vaguement secrète.

– La prise de pouvoir de la coalition s'est faite en un rien de temps, mais ça veut pas dire qu'elle s'est faite proprement, si tu vois ce que je veux dire.
– Titan a bien aidé de ce que j'ai lu.
– Plus encore que tu ne le penses. En fait ça a été un peu comme un coup d’État. D’abord des assassinats – quelques-uns ici et là, on aurait pu croire que quelqu'un' cherchait à couvrir ses traces vous savez. Le patron de la banque centrale, des journalistes, des politiciens… Et puis des cadres de la police, des hauts fonctionnaires, même quelques cadres de corporations de second plan ! Oh ça a fait jaser sur le coup. 

Clairance haussa un sourcil sans l'interrompre. Il n'était pas au courant pour les cadres.

– Donc ces types se font descendre tu vois et c'est un peu la panique. Les flics essaient d'enquêter mais c'est compliqué quand vos têtes pensantes sont dans la tombe et qu'il faut encore nommer les suivantes. Alors ils ne savent pas trop quoi faire, y'a une période de flottement. Et tout d'un coup déboulent ces milliers de gangers, sapés comme jamais, armés de batteuses dernière cri et chromés comme une caisse de collection. Ils sortent de partout. Même quand j'étais active dans le milieu – et crois-moi j'étais parmi le haut du panier – on avait pas un tel équipement. En tout cas pas en si grande quantité.
– Courtoisie de Titan, j’imagine ?
– C'est la théorie la plus répandue. Du coup ces types dégorgent de leurs quartiers, en mode remontée d’égout. C'est comme s'ils s'étaient tous mis d'accord pour arrêter de se fracasser et plutôt aller tabasser les bonzes au pouvoir. Le pire c'est qu'il n'y avait pas que les gangs. Ils avaient invité tout la smala : Anti-corporations, ultra-nationalistes du nouveau mouvement national socialiste, de l'Action Européenne. Et des communistes, des purs anticap' auxquels on fait croire que c'était enfin le Grand Soir. C'était surréaliste. Des rouges, des bruns, et une putain de grosse armée qui débarquent sur les bâtiments publics, l'administration, tout. C'était un peu le bordel, y'a eu des pillages, des meurtres, quelques trucs plus dégueulasses encore. La police s'est fait anéantir. Globalement chaque groupe armé avait reçu ses propres cibles pour éviter qu'ils ne se marchent dessus. Donc chaque quartier a droit à sa petite histoire selon les kinks chelous et la cruauté propre à chaque mouvement. Tu vois l'idée.
– Et les corporations ont laissé faire…
– Pas exactement. Elles ont un peu fait comme dans ce film Gran Torino.
– C'est vieux.
– Mais tu connais ! Ben voilà. Elles étaient là, comme des vieux avec leurs fusils, « Déguerpissez de ma pelouse ! » et si les types s'exécutaient pas c'étaient eux qui se faisaient exécuter.

Elle s'arrête brièvement, pensive.

– On a perdu un tas de communiste ce jour-là. Elle affichait désormais un sourire ironique. Mais bref. Les corpo' ont plus ou moins été laissées tranquilles et donc elles n'ont pas bougé le petit doigt. Faut croire que l'administration gouvernementale les irritait aussi. Ou bien elles pensaient que ça finirait par se tasser. En un sens, c'est ce qui s'est passé.
– Je vois. Et donc, la résistance ?

Elle acquiesça.

– J'y viens. Des flics ; à la base. Et quelques miliciens. Des gangs qui n'ont pas été inclus dans le Coup, des rouges ou bruns qui ne se sont pas laissé duper. D'autres qui ont rejoint après coup en comprenant ce qu'ils avaient fait. Quelques mercenaires, et une toute petite quantité de vrais idéalistes. C'est très concrètement le bordel. Des cellules interconnectées qui tentent de bosser ensemble mais qui sont pas capables de se saquer. Entre celles qui ne voient que le court terme, celles qui veulent profiter du contre-coup pour le faire, leur vrai Grand Soir, ceux qui sont juste des pions corporatistes cherchant à rétablir le statu quo précédent etc. C'est encore moins stable que la Coalition. Mais c'est à leur avantage : impossible de décapiter la Résistance si elle est pas foutue d'en avoir une, de tête.
– Ingénieux.
– N'est-ce pas.

Ils échangèrent un sourire en coin. Finalement ; Mona Lisa récupéra son cigare qu'elle ralluma. Elle semblait désormais pensive.

–  La vérité c'est que tous ces gangs ont hérités d'un trop gros jeu. Ils savent pas se coordonner, par coopérer. L'administration… J'aimerais dire qu'elle leur échappe mais la vérité c'est plutôt qu'elle s'effondre sons son propre poids. Quant aux corporations : elles continuent de faire leur vie, à leur façon. Celles qui n'y arrivent pas vraiment migrent. Cette coalition c'est pas tant un nouveau gouvernement, en vérité, qu'une force d'occupation. On a pas affaire à Vichy mais au Militärverwaltung in Belgien und Nordfrankreich.
– Je vois l'idée, miss. Où est-ce que tu veux en venir ?
– Au fait qu'ils ne tiendront pas. Tout ça finira pas se casser la gueule avec ou sans nous. Ce qui amène à une question. Peux-tu deviner laquelle ?
– Le Faussaire. Pourquoi il fait ça. Selon toi il est trop intelligent pour uniquement rechercher le pouvoir, c'est ça ?
– Probablement, oui. »

Clairance acquiesça. Il était assez d'accord avec son analyse. Naturellement, Mona Lisa n'était pas au courant des raisons réelles de sa présence. On ne lui avait parlé que de la nécessité de faire tomber le monopole de Titan sur Europa, de libéraliser le marché et de mettre un terme à l'incertitude économique créée par Titan. Kazuro Kaneda, l'attaque sur la Banque Centrale, le potentiel vol de technologies de pointe de nature totalement inconnue et imprévisible… Tout cela était gardé secret. Mais naturellement, Mona Lisa s'en doutait. Clairance se promit de lui expliquer, quand le moment serait approprié. Cette fille était trop intelligente pour qu'on lui fasse des cachotteries.

____________



L'arrivée à Europa se fut relativement simplement. L'hélicoptère s'était posé sur une piste réservée par Saphir à proximité de ce qui à une époque avait été Calais, et un groupe de miliciens de la coalition, appartenant à un gang local, les « Street Smart», était venu vérifier que tout était en règle. Malgré leur nom les Wise n'étaient décidément pas très malins et le duo d'agent corporatiste n'eut aucune difficulté à détourner leurs questions et à faire passer leurs nombreuses valises de matériel de combat sans avoir à payer de frais de douane ou risquer une confiscation en règle. Après ça il fallait bien entendu se mettre en contact avec des cellules de résistance – ce dont Mona s'occupa – et mettre en place un plan – partie réservée à Clairance. Pour ce faire il étudia entre-autre les rapports de l'enquêteur Marc Savary, en charge de l'affaire de la Banque Centrale Européenne. Ces dits rapports apprirent à Clairance l'existence d'un groupe qui, avant le Coup, avait cherché à contrer le Faussaire.
Groupe dont qu'il se mit en tête de retrouver et, dans la mesure du possible, de reformer. Il avait besoin des informations en leur possession.

La préparation de l'opération pris son temps. Il avait fallu déterminer où étaient enfermés les anciens membres du groupe, et trouver une opportunité de les récupérer. La résistance se montra très utile et accepta de livrer à Clairance un certain nombre d'informations sur la nature et la structure du camp. Après quoi on avait étudié les trajets des convois de prisonniers jusqu'à trouver une faille de sécurité. Cela pris à peu près une semaine que Clairance passa dans un hôtel luxueux des hauts quartiers. Cette expérience fut pour lui l'occasion de remarquer non sans ironie que, concernant les cadres corporatistes et les individus friqués, la vie n'avait pas dû beaucop changer. C'était la masse pouilleuse, désargentée, les pauvres qui souffraient le plus de la coalition. Si on exceptait cette nouvelle clientèle de gangers sans éducation qui infestait l'ensemble des clubs, bars, restaurants et parcs des hauts quartier, la vie dans les complexes corporatistes restait plus ou moins similaire à ce qu'elle avait toujours été. Les nouvelles règles absurdes imposées par ce que Mona avait appelé l'administration d'occupation n'étaient pas plus ou moins anxiogènes que celles imposées par la précédente, et on s'adaptait. Parfois il y avait bien un incident. Une fusillade, un enlèvement, une disparition, un accident bête, mais le commun des mortels s'en moquait. Les Européens étaient globalement apathiques. Clairance nota néanmoins quelques plaintes, prononcées à demi-mot. Tel produit américain ne se trouvait plus nul-part à cause de l’embargo. L’information était verrouillée, ainsi qu'une partie du net. Et ainsi de suite.

La semaine se termina, Mona vint chercher Clairance, et tout deux se mirent en route.

____________



« Et il a un nom, le gosse ?
– S-… Suli ! Suli !
– C'est un nom ? On dirait une insulte néerlandaise. Mona ?
– Redemande-lui, je suis pas sûre d'avoir bien entendu.
– Alors. C'est quoi le nom du gosse.
– SULI PUTAIN ! »

Clairance acquiesça et pressa la détente de son arme, vidant le crâne de l'homme sur la route avant de lâcher le corps et de refermer la portière du véhissol. La Coalition était pleine de surprise. Lui qui avait espéré devoir attaquer un convoi militaire, lourdement armé, s'était rendu compte non sans satisfaction que le camp de Rotterdam fonctionnait plus ou moins comme un open bar. Les différentes factions composant la coalition avaient leurs propres convois et envoyaient leurs prisonniers selon leurs humeurs du jour. Il avait simplement fallu attendre qu'un gang un peu moins important envoie un véhicule désarmé. Un jeu de patience, rien de bien terrible.

Suli. Un gosse totalement implanté. Malgré une certaine hésitation, Clairance avait décidé de le « garder ». Pas tant qu'il manquait de raison de s'en débarrasser : le gamin représentait une inconnue dans sa mission, cependant il y avait quelque-chose qui l'intriguait. Pourquoi transporter un simple gamin dans un camp de concentration ?

L'agent corporatiste espérait pouvoir poser la question au jeune homme dès son réveil. Pour l'heure, cependant, il avait d'autres choses plus urgentes à faire. Des choses qui requerraient du doigté et du silence. Dans ce genre de condition, un Suli assommé valait mieux qu'un Suli réveillé. Clairance tapota sur l'épaule de Mona, qui acquiesça. Le véhisol, dont des couches de peinture fraiches essayaient sans succès de cacher le passé d'engin de police, fit une embardée et fonça à travers la nuit pour rejoindre sa destination.

Mona, en tant que pilote, se défendait plutôt bien. Il fallut là encore jouer de patience mais, en fin de compte, elle arriva sans difficulté à s'infiltrer via la forêt de métal et de chantiers abandonnés composant les pourtours directs du camp. Des grands tours dont on avait exproprié les habitants pour faire de la place. Repérant une faille dans la structure extérieure de la prison, Mona fit se poser le véhisol et déverrouilla les portières avant ainsi que celles donnant sur l'arrière du véhicule, initialement pensé pour transporter des contingents de police, et où se trouvait encore un Suli attaché et sédaté. Ce fut plus ou moins de là qu'émergea Clairance, ordonnant à sa comparse se réveilla l’adolescent et de lui faire les présentations pendant qu'il irait chercher ses cibles.

Les événements lui épargnèrent l'effort, et lorsqu'il entendit quelques cris alertés aussitôt suivis du bruit caractéristique d'un taser, l'agent spécial se dit vraiment qu'il avait beaucoup de chance. S'armant de son propre fusil d'assaut, il pénétra dans le camp. Quelques minutes plus tard il en réémergea, accompagné de Ridley, Eva et Leanor. Il avait été communément décidé que la situation ne se prêtait pas aux grandes discussions, ainsi tout le monde se contenta de foncer jusqu'au véhisol, d'y pénétrer et de refermer les portières alors que Mona retournait à la place de pilote pour redémarrer en trombe et prendre la fuite. Derrière eux, le camp s'activa enfin, une alarme qui raisonna longtemps dans la nuit.

Dans l'habitacle, Clairance était radieux. Fixant tour à tour chacun des autres passagers, il se décida enfin à briser la glace.

« Bonjour. Je suis Clairance Matchmaker. J'ai beaucoup de question à vous poser ! »

Le trajet risquait d'être long.


Saka - posté le 21/09/2020 à 12:59:14 (15469 messages postés) - modero

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Réalisateur de chez Lidl

- Vous venez d'où, toutes les deux ?, dit-il en s'adressant à Eva et Ridley

Les jumelles hésitèrent, elles avaient encore du mal à croire qu'en moins de 5 minutes elles avaient pu sortir de l'enfer. Clairence fit preuve de patience, il voyait bien que ses interlocutrices étaient encore en état de choc. Ridley finit par répondre.

- Hauts-de-France, quartier Dunkerque...
- Merde alors, vous êtes pas du coin.
- Vous non-plus, vu l'accent.
- Haha, le sang de Chicago coule dans mes veines, baby.


Le silence s'installa à nouveau quelques minutes.

- Et donc, comment vous vous êtes retrouvées là ? Vous savez, vos noms circulent par chez nous. Vous et vos camarades êtes considérés comme les tout premiers résistants.
- Ah.
Ridley semblait dubitative. On était en route pour un entrepôt de Hazebrouck mais on s'est fait piéger par des chevaliers de sang. Ils nous ont enfermés pendant quelques jours, jusqu'à ce que leur mission réussisse et qu'ils prennent le pouvoir. On a tous été séparés, aucune idée d'où ont fini les autres.
- Vous êtes conscients, tous, que si on est venus vous libérer, c'est pas pour vous ramener chez vous ? On va avoir besoin de vous, et je suis désolé, mais on va pas vous laisser le choix.
- De toute façon on n'a plus de chez nous. Et tant qu'à faire, autant continuer ce qu'on avait commencé.


Pendant ce temps, Eva rêvassait, la tête collée à la vitre, regardant le paysage défiler.

- Fais voir ton bras, lui demanda Ridley.

Eva s'exécuta. Le bras était d'une qualité exceptionnelle. Entièrement chromé, tout comme ses jambes, et portait le symbole de la Meute sur l'épaule.

- C'est bien une prothèse de combat catégorie Z.

Ridley examina le bras sous tous les angles. Elle vit une ouverture qui séparait la main en deux. Eva remarqua l'ouverture et se concentra dessus. Soudain, sa main s'ouvrit en deux, et une scie circulaire en sortit. Eva et Ridley se regardèrent, puis éclatèrent de rire.

- Finalement c'est moi qui me retrouve avec la scie circulaire !

Eva ne pouvait s'empêcher de rire très fort. C'était la première fois depuis leur enfermement que Ridley voyait sa sœur rire, alors elle riait aussi. Les autres passagers ne comprenaient pas ce qui se passait, mais leur rire égaya un peu une partie du voyage, détendant l'ambiance.

- Dites, finit par demander Eva, Vous nous emmenez où ?
- Dans les bidonvilles du sud pour le moment.


Eva se tripota les cheveux, trop longs à son goût, et gras de surcroît.

- Il y a des coiffeurs dans les bidonvilles ?

Réalisateur ça veut dire que je fais des films. Viens les voir si tu l'oses. | ༼ つ ◕_◕ ༽つ | Saka peut faire des ronds avec une équerre. | Père Clochard | ( ͡° ͜ʖ ͡°) | Saka fait pleurer les oignons. | Viens jouer au Chat-bite ! | Quand Saka commande un steak, le steak obéit. | Viens découvrir les coutumes Oniromanciennes. | (ง ͠° ͟ل͜ ͡°)ง | Coucou, tu veux voir mon site ? | ꀎ


2lazy - posté le 21/09/2020 à 18:40:15 (22 messages postés)

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Je suis mon fan N°1

Calé au fond du véhisol Suli regardait par la vitre, il se demandait ce qu'était devenu son père Jacob. Il regrettait d'avoir été trop gourmand, ce n'était pas la première fois qu'il capturait quelqu'un pour se nourrir, mais un membre de gang, il n'aurait jamais dû, c'était bien trop risqué.
Suli n'avait qu'une envie : retourner au fond du métro pour savoir si son père était en vie, mais la troupe de gros bras qui l'accompagnaient n'avaient pas l'air de cet avis. Le voilà embarqué dans une histoire qui le dépassait, il n'avait jamais voulu ça, il voulait juste vivre en paix.

Le ventre de Suli gargouilla.

- J'ai faim.
- Tiens le môme parle, on ne t'as jamais appris à dire s'il te plaît ? Dit Clairance d'un air amusé.

Suli le regarda au début avec froideur mais il vit la barre de MoulkaChocolate* que Clairance lui tendait et son regard devint tout rond et doux, il attrapa la barre avec une rapidité telle que Clairance ne s'était pas rendu compte qu'il ne l'avait plus dans la main.

- Sympa... Dis moi le mioche, comment se fait-il qu'un gamin sale et visiblement un peu louche ait été emmené dans ce camp ? Qu'est ce qu'ils te voulaient, ces abrutis ? S'interrogeait Clairance.

Suli prit le temps d'avaler le morceau qu'il avait dans la bouche.

- J'ai mangé un de leurs potes. Dit-il puis reprit une bouchée.

Toute la troupe se mit à rire, mais quand ils virent que le môme ne rigolait pas continuant de regarder par la vitre, ils s’arrêtèrent net.

- Attend... T'es sérieux ? Dit Clairance.

Suli ne répondit pas, mais les gens avec qui il s'était retrouvé n'allaient pas en rester là. Eva empoigna le gamin par le col et le leva à tel point que sa tête se courba sous l'habitacle du vehisol.

- Tu vas répondre à la question ! Sinon on te jette par la vitre ! Hurla Eva.

Il releva les yeux et des larmes coulaient sur son visage. Eva le reposa sur le siège visiblement dégoutée par le mélange de larmes, de sang et de on ne sait quoi d'autre qui parsemait le visage de l'adolescent.

- C'était ça ou les rats... J'avais pas le choix, mon père est malade, on a pas d'argent, on vivait dans l'ancien métro de Paris, et je sais même pas si il est encore vivant ! Lâchez-moi avec vos questions, je vous ai rien demandé ! Répondit Suli en essuyant ses larmes.

Eva se rassit sur son siège et baissa la tête. Elle avait de la colère à revendre après tout ce qui lui était arrivé, et elle s'était laissé emporter.

- Pardon, excuse-moi. Dit-elle
- Comment t'as fait pour manger un membre de la meute ? Dit Clairance visiblement décidé à avoir des réponses à ces questions.

Le jeune homme prit son mal en patience, il ne savait pas avec qui il était tombé.

- J'ai posé des pièges dans les couloirs du métro et cet idiot est tombé dedans... Je l'ai gardé vivant pour ne pas que la viande se perde, je ne l'ai pas tué, mais j'aurais dû. Répondit Suli.

Les autres se tournèrent face à la route. Eva ouvrit la vitre du véhisol pour prendre de l'air, elle se sentait mal et avait envie de vomir. Tandis que Clairance regardait le gamin avec attention.

- Donc ton truc c'est les pièges, alors ? Le questionna-t-il.
- Oui je me débrouille bien. Répondit le garçon.

Clairance fit un geste à Mona dans le rétroviseur et celle-ci aquiesca. Il se retourna face à la route tandis que le véhisol continuait sa route vers les bidonville du sud.



*MoulkaChocolate : marque de barre de chocolat très connu qui déverse ses produits dans tous les bon magasins d'Europa.

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mamie - posté le 24/09/2020 à 00:47:30 (1639 messages postés)

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Oui.

Leanor avait suivi les conversations sans rien dire, en regardant par la fenêtre.
Elle aurait aimé pouvoir retourner à sa vie d'avant. Rédiger un article issu de son imagination et de quelques photos chapardées. Boire une infusion naturelle hors-de-prix, assise dans un bar, compter le nombre de vues de son dernier article...
Elle aurait aimé retourner dans ce passé qui aujourd'hui était mort.
Son œil, lui aussi était mort, lorsqu'on le lui avait arraché afin d'y mettre l'implant.

Ce que souhaitaient ces humains envahis de métal qui la côtoyaient ne l'intéressait pas. L'idée que son œil était maintenant lui aussi infecté par un implant, et qu'elle faisait donc partie de ces gens lui fit un haut-le-cœur. Elle regarda autour d'elle. Tout le monde avait l'air d'avoir un implant quelque part, si ce n'est pour les deux inconnus à l'avant, qui étaient les seules personnes qui portaient de vrais vêtements et dont le teint n'avait pas une couleur grisâtre. Et encore, avec l'air aussi riche, il était probable qu'ils possèdent des implants bien camouflés un peu de partout sur leur corps.

Elle se pencha en avant et se concentra sur son implant. Elle en approcha lentement ses doigts et commença à passer son index sous sa paupière, mais elle entendit Ridley lui parler.

- Excuse-moi, tu fais quoi là ?

Leanor rabaissa sa main et leva la tête. Elle se tourna vers Ridley et la regarda dans les yeux.

- J'essaie de redevenir comme avant. Tu vois cet œil ?
Elle tira sur sa paupière inférieure, révélant quelque chose qui ressemblait plus à du métal qu'à une cornée : C'est ce que j'ai du concéder pour survivre dans la prison. Mais maintenant je suis libre, et je veux retrouver celle que j'étais. Cet implant, c'est ce qui me sépare de ma vie d'avant.

Ridley la regarda avec un air étrange, puis lui montra la fenêtre, d'où un immense hologramme de la Coalition était visible :

- Je crois que ce qui te sépare de ta vie d'avant, c'est surtout ça.

Leanor tourna la tête vers l'hologramme. Il montrait une propagande grossière, des vidéos trafiquées et des chefs de gangs qui appelaient à s'enrôler dans les armées de la Coalition. Ridley avait probablement raison. Dans un monde comme celui-ci, il n'y avait pas de place pour la vie qu'elle souhaitait. Il était trop tôt pour retirer son œil. Pas tant que la Coalition ne serait pas tombée.

Après un longue pause, Ridley reprit :
- D'ailleurs, tu pourrais m'expliquer pourquoi et comment tu nous as aidées à nous échapper ? Parce que... c'était un peu trop beau pour être vrai. Que je devienne surveillante tout à coup, par exemple.

- Ah, ça... J'ai trompé un soldat pour qu'il dise un code qui te promouvrait automatiquement surveillante. La personne en charge de la surveillance vocale des prisonniers a entendu le mot de passe, et tu as été promue.

- Mais pourquoi moi ? Et comment tu as su qu'il viendrait me voir moi ?

- Eva était dans la cellule à côté de la mienne. Tu étais bavarde, alors c'était facile de savoir à quel poste tu travaillais. J'avais la garantie d'être sauvée si tu venais sauver Eva.
Leanor fit une pause, laissant à Ridley le temps de comprendre son plan alambiqué. Puis elle montra à nouveau son oeil : Je n'aurais probablement pas réussi à nous libérer sans ça.

Clairance se retourna vers les passagers à l'arrière et regarda Léanor.
- Donc vous êtes une sorte de petit génie de l'organisation, si j'ai bien compris ?

- Non, j'étais journaliste. Je retiens les infos et je les utilise à bon escient.


Clairance tourna sa tête vers Mona :
- Oh, des infos, ça pourrait nous épargner des efforts !

Puis il revint à l'ex-journaliste :
- Tu aurais pas quelques ragots sur, disons Titan ? Le Faussaire ? Dans cette veine-là.

Elle leva un sourcil.
- Je vais vous céder une info, puisque vous nous avez aidées. Le Faussaire est sur le point de terminer son projet. Il ne lui manque que quelques éléments, probablement mineurs, avant qu'il n'arrive à son terme.

Mona conduisait, mais Leanor la vit jeter un coup d’œil interloqué à Clairance, n'ayant probablement pas toutes les infos en tête pour comprendre ce qui se disait. Du reste, seule Eva avait l'air d'avoir déjà entendu parler du Faussaire, mais n'avait visiblement aucune idée de ce que son projet pouvait être.
Clairance se tut un instant, songeur. Bien qu'il se doutât que ce "projet" devait avoir un lien avec le vol de technologie de Kazuro Kaneda, il n'en connaissait pas la nature. Il décida de cesser temporairement d'interroger sur le sujet, afin d'éviter que les autres personnes présentes n'en apprennent trop. Il s'apprêtait à clore la conversation, quand Leanor ajouta :
- Connaissant son caractère, il doit vouloir créer une œuvre parfaite ou quelque chose du genre.

Le véhisol arrivait à la lisière des bidonvilles.


Saka - posté le 25/09/2020 à 15:17:11 (15469 messages postés) - modero

❤ 1

Réalisateur de chez Lidl

(Version révisée du 27/09)

Les bidonvilles étaient paradoxalement à la fois un endroit extrêmement dangereux, mais aussi les régions les plus sûres pour qui fuit la coalition. On n'était certes pas à l'abri d'une attaque au couteau, mais rares étaient les patrouilles car le pouvoir ne s'intéressait pas vraiment à cette catégorie de la population, même si une partie de leur armée était constituée de réfugiés qui ne voulaient que sortir de la pauvreté.

Le véhisol continuait de rouler au milieu de bâtiments délabrés, de vieux camping-cars, d'abris de fortune ou encore de tentes. Le sol était terreux, pas un brin d'herbe hormis quelques buissons morts. La route était cabossée, à peine visible sous une couche de poussière et de terre desséchée. Il y avait toutes sortes de personnes qui déambulaient dans les "rues", des gens portants des vêtements soit à la mauvaise taille, soit en lambeaux (soit les deux), des enfants qui jouaient avec de vraies armes, ils assistèrent même en direct à un braquage au couteau.

- J'avais vu des images de ces endroits à la télé, dit Ridley, mais voir ça en vrai, ça fait mal au cœur.

Ils continuaient de rouler, et le paysage ne changeait pas, toujours des centaines de kilomètres de misère.

- On arrive.

Le véhisol s'arrêta près d'une petite "maison" en parpaings avec une porte en bois cassée. Tous descendirent du véhicule, exténués après plus de 6 heures de route.
Clairence se dirigea vers la porte et toqua. Un petit vieux apparut derrière la porte.

- C'est pour quoi ?

Clairence sortit son hypercom et montra au vieillard l'avis de recherche récemment diffusé par la coalition. On y voyait clairement les identités de Ridley, Eva et Leanor, ainsi que quelques photos un peu floues du reste de l'équipe dans le véhisol.
Le petit vieux se dirigea vers le fond de la petite maison, et donna une grande bâche à Clairence.

- Couvrez-moi ce machin.

Aidé de Mona et Suli, ils recouvrirent le véhisol, puis le petit vieux les invita à entrer. L'endroit était minuscule, pas plus grand qu'une chambre. Ridley et Eva se regardèrent, toutes deux se demandaient ce qu'elles faisaient là. Le petit vieux saisit un tapis et le déplaça, découvrant une trappe au sol. Il donna trois coups de canne à la trappe, qui finit par s'ouvrir, révélant une échelle qui descendait au sous-sol.

- Allez-y.

Eva décida de descendre en éclaireur, ils n'étaient pas à l'abri d'un piège, elle fit signe aux autres d'attendre, et s'engagea dans l'ouverture.
Une fois en bas, elle se retrouva dans un grand complexe souterrain rempli d'ordinateurs, de caisses d'armes, avec une console holographique au centre, ainsi que beaucoup d'engins faisant bip et flash. L'endroit était peuplé d'une douzaine de personnes. Mais pour Eva, "personnes" était un bien grand mot, elle les aurait plutôt qualifiés de serpillères. Ils la regardaient pénétrer sans même bouger, la fixant de leurs yeux bovins comme si ils étaient en mort cérébrale. Eva fit signe aux autres de descendre. Ils finirent par tous se retrouver en bas, la trappe se referma derrière Suli, qui fut le dernier à descendre.
Ridley n'en croyait pas ses yeux.

- Attendez... C'est ça les résistants ? Ils sont vivants au moins ?

Tous les résistants restaient amorphes, avachis sur des chaises ou des bancs.
Une femme assez grande et musclée, cheveux longs noirs comme la nuit, et les yeux émettant des lueurs bleues s'avança vers eux.

- Bienvenue dans le camp de résistance Osiris. Je m'appelle Charlie, c'est moi qui dirige ce bazar.

Tous marquèrent une pause. Eva prit la parole, pointant les autres "résistants" du doigts.

- Et les enterrements c'est pour quand ?
- On a perdu les 3/4 de l'équipe après un assaut raté sur un convoi d'armes de la coalition, alors tournée générale de Hexa*.
- Toutes mes condoléances.
- Je crois qu'on va pas faire long feu. On est tous en bout de course. Si on s'est fait avoir c'est parce que beaucoup d'erreurs ont été commises. Je sais pas à quoi vous vous attendiez en venant ici, mais si c'est pour trouver de fiers et valeureux résistants vous arrivez 6 mois trop tard. Je sais qui vous êtes, vous trois
(pointant Ridley, Eva et Leanor) êtes les premières personnes à s'évader du camp de Rotterdam. Les infos vont vite, vous avez votre petit fan club ici, ils sont pas très causants mais on est tous fiers de vous.

Charlie marqua une pause, reluquant Eva de la tête au pied. Elle dissimula quelques larmes.

- Faites le tour du propriétaire..

Elle s'assit sur un banc en acier près de casiers replis d'armes de la Coalition. Ridley et Clairence se regardèrent et la rejoignirent. Ridley s'assit à côté d'elle et lui pose une main sur l'épaule. Charlie semblait effondrée.

- On était supposés gagner... On avait tout ce qu'il fallait... Cette opération, c'était le dernier des préparatifs...

Elle sortit de sa poche une cartouche de données aux couleurs de la coalition.

- Voilà pourquoi ils sont tous morts. Des codes de la coalition, des plans de leurs infrastructures et des programmes pour les désarmer et vider leurs caisses. Tout ça dans cette cartouche. Unique, impossible à reproduire. Par chance on a pu bloquer son autodestruction, ils pensent qu'elle a été détruite. Normalement on aurait dû se rendre à la base principale de la Résistance, mais regardez-nous.. Des légumes...
- Vous dites que cette cartouche permettrait de mettre fin à la coalition ?
- Non bien sûr que non, mais elle pourrait donner l'avantage à la résistance.


Elle donna la cartouche à Clairence.

- On est foutus ici, ils vont bientôt arriver.
- Comment vous le savez ?


Charlie pointa Eva du doigt.

- Ces membres.. Ce sont des catégorie Z, je me trompe ?
- Oui on les a pris au camp de Rotterdam.


Charlie fouilla dans un casier et en sortit quelques outils de précision.

- Approche-toi. Ces trucs sont tous truffés de traceurs GPS et de systèmes d'autodestruction commandés à distance. Tu es une bombe ambulante, et je parle pas de ton joli petit cul.

Eva regarda sa sœur droit dans les yeux d'un air paniqué. Charlie se mit à bidouiller ses membres un par un, en sortant de petites charges explosives et des puces en à peine quelques minutes.

- Vous devez partir immédiatement. Apportez la cartouche au camp de la résistance principal. Vous allez avoir de la route à faire, il est à l'étranger.
- Où ça ?
- London-Cambridge, République de Grande Bretagne.


Elle donna un petit appareil semblable à un GPS à Ridley.

- Une fois là-bas, passez le bonjour à Shepard de ma part. Maintenant prenez toutes les armes que vous voulez et filez, ils vont débouler d'une minute à l'autre, et laissez votre véhicule ici, prenez notre camion dans le garage d'en face.

Elle lança la clé à Mona. Charlie se dirigea ensuite vers un casier sur lequel était peinte une grosse tête de mort, et en sortit des charges explosives qu'elle disposa dans tout le bunker. Eva et Leanor dévalisèrent le casier d'armes, récupérant des fusils d'assaut, des armes de poing, et un fusil sniper pour la plus grande joie d'Eva. Elles fourrèrent tout ça dans un grand sac.

- Je vous ai dit de vous barrer ! Ne discutez pas. Je vais les attendre pour le feu d'artifice.

Charlie s'assit sur un banc, un détonateur à la main, et leur fit signe de dégager.

- J'espère que vous y arriverez. Des occasions comme ça on en aura pas beaucoup.

Le petit groupe ne chercha pas à l'en dissuader, les résistants étaient à bout de force, et, si c'était la décision de Charlie, ils y étaient sans doute tous préparés. Ils remontèrent à l'échelle et sortirent du bâtiment. Le vieil homme descendit après eux, laissant la trappe grande ouverte. Ils se dirigèrent vers le garage et y trouvèrent une grosse camionnette militaire vert kaki. Ils montèrent tous dedans, Mona démarra la camionnette et ils partirent.
En regardant son bras, Eva ne pouvait s'arrêter de penser à une chose que Charlie lui avait dite. Tous les implants et prothèses de la coalition seraient dotés d'un système d'autodestruction ? Une assurance contre les soldats désobéissants peut-être... Elle garderait cela en tête. En attendant, il restait beaucoup de route à faire avant d'atteindre London-Cambridge...

---------

* : Le Hexa, aussi appelé "drogue du chagrin" est une drogue dure plongeant le consommateur dans un état végétatif et euphorique, le consommateur ne ressent plus la tristesse, il est plongé dans un monde paisible pendant 6 à 12 heures.

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Artwork :

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