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Index du forum > Débats > La parentalité positive

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Doude - posté le 30/04/2020 à 09:58:52 (2983 messages postés)

❤ 1

In HDO I trust



J'avais envie de (re)parler de ce sujet depuis un moment, et je pense que ça peut porter à débat, d'où un topic dans cette section. Sur Oniro je sais qu'il y a beaucoup d'ados ou pré-adultes, qui se sentiront pas forcément concernés. Pourtant je pense que c'est un sujet de société essentiel, même si l'on envisage pas d'être parent soi-même. Car à mon sens les racines de toute violence viennent de l'éducation : si l'on a subi des violences, il y a toutes les chances qu'on les reproduise au moins en partie (d'où l'intérêt de faire un travail sur soi pour analyser, comprendre ce qui était bon ou moins bon dans l'éducation qu'on a reçue). Ou si l'on prend les choses dans l'autre sens, je pense qu'une société qui élève ses enfants dans l'empathie, la bienveillance... ne peut qu'amener la société à mieux fonctionner, à avoir des citoyens moins individualistes, etc. Et finalement, tout le monde est amené à interagir avec des enfants ; or en étant plus âgé on représente quelque chose pour eux (un modèle moins fort que celui des parents, mais un modèle tout de même).

Je trouve que l'éducation s'améliore en France, on est sur le bon chemin, les violences physiques tendent à disparaître mais il reste encore beaucoup à faire pour casser les schémas classiques de relation parent-enfant et promouvoir un autre modèle. L'âgisme (les discriminations fondées sur l'âge, le fait d'accorder plus de respect à un individu plus âgé qu'un autre...) et le fonctionnement très "vertical" au sein de la famille ne sont que peu remis en question.

J'ai moi-même 2 enfants (deux filles de 5 et 2 ans). Je souligne ici que le projet de parentalité positive, on l'a eu avec ma chérie bien avant d'avoir notre premier enfant (ça a été ma grande chance, rencontrer une personne intéressée par tout ça ; cette thématique est assez diffusée dans le milieu écolo qui est, malgré ses travers, très versé dans la bienveillance et ma chérie vient de ce milieu là).




La parentalité positive, kézako ?

- C'est une vision de l'enfant qui reconnaît sa "valeur" quel que soit son âge : on le respecte comme un adulte, on respecte ses désirs, on lui fait confiance, on le responsabilise. On tient compte des capacités d'un enfant à chaque âge mais en veillant bien à ne pas les sur-estimer, ni les sous-estimer.

- C'est également un ensemble de pratiques (notamment en terme de communication) qui visent à résoudre les problèmes sans passer par le conflit, et même à donner à l'enfant la possibilité d'être la solution du problème. On bannit les pratiques malveillantes / violentes (verbales : chantage affectif, menaces... et physiques : fessées...) qui ont prouvé leur caractère néfaste.




Voici en quelques lignes, ce dont il faut être convaincu pour la mettre en oeuvre :

- La parentalité est une responsabilité totale et il faut être présent le maximum possible auprès de son enfant : car la parentalité positive n'est pas une mode new age d'hippies laxistes, elle requiert au contraire beaucoup de temps et de dévouement. Si l'on fait de son mieux pour agir positivement avec ses enfants, mais qu'ils passent la majeure partie de la semaine auprès de professionnels de l'enfance (nounous, garderie, etc.) qui font l'inverse et déconstruisent ce qu'on essaye de mettre en place, c'est évidemment difficile.

- Un enfant peut être "bluffant" dans sa capacité à comprendre ce qu'il se passe, à reproduire ce qu'il voit le parent faire, à faire preuve d'empathie, etc. Un enfant comprend des phrases mêmes complexes bien avant de savoir parler soi-même.

- Un enfant ne cherche pas à nuire (en vrai c'est valable pour les adultes aussi ! si l'on agit en causant du mal, et en ayant conscience qu'on fait du mal, c'est toujours dans la recherche d'un intérêt, souvent personnel, qu'on estime plus grand - et sans doute souvent à tort ou en sous-estimant à quel point on fait du mal). C'est le principe de bienveillance, partir du principe que si l'enfant pique une crise, fait une bêtise, etc. il y a une raison qu'il faut chercher, expliquer et que ce n'est jamais "gratuit".

- Un enfant "bien éduqué" le sera parce qu'il aura compris ce qu'il fait / ce qu'on lui demande de faire. Qu'il dira merci parce qu'il comprend l'enjeu, pas par réflexe. Qu'il respectera les autres, non pas parce qu'il craint une menace mais parce qu'il fait preuve d'empathie. Là se trouve une idée clé, en opposition totale avec les vieilles pratiques : qu'on va laisser le temps au cerveau de grandir, que chaque action doit avoir du sens et que tout apprentissage doit mobiliser la réflexion et pas un pur automatisme.




Globalement, comment ça se passe :

- On doit idéalement faire ce projet d'éducation avant d'être confronté à un problème. Ce n'est pas quand tout le monde est tendu et qu'une crise survient qu'on va trouver les ressources pour réagir de façon zen. Au contraire, si on a pas essayé d'anticiper, ce sont les mécanismes de reproduction qui vont jouer, on va refaire l'éducation qu'on a reçue, ressortir les mêmes phrases qu'on a entendues étant petits, etc. C'est comme penser une stratégie avant d'aller à la bataille. Ce n'est pas dans le feu de l'action qu'on va pouvoir improviser un plan.

- On parle beaucoup avec son enfant. On lui explique le maximum de choses car aucune de nos décisions (qu'on lui impose, de fait) ne doit sembler arbitraire. Il peut ne pas comprendre systématiquement, bien sûr, mais on doit l'avoir expliqué. On exprime aussi, à sa place, les émotions qu'il ne sait pas encore dire ("je vois que tu es en colère", "tu es triste"... ce qui aide énormément car les jeunes enfants comprennent très mal ce qu'ils ressentent et les expriment encore moins bien). On décrit les situations problématiques pour impliquer l'enfant dans la recherche de la solution. La clé en fait, c'est d'essayer de faire un pas de côté dans le potentiel conflit entre "le parent qui gronde" et "l'enfant qui a mal agi", à se placer comme un observateur pour décrire ce qui s'est passé et mobiliser l'enfant à comprendre et résoudre le souci avec nous.

- On utilise à fond la piste de la diversion. Ex. : l'enfant ne veut pas mettre un pantalon : "tu préfères le rouge ou le bleu ?" et paf, avec un choix on laisse la volonté s'exprimer et on dénoue le souci. On chante ou bien l'on fait des blagues, aux moments qui paraissent les plus inadéquats et où l'on aurait envie de s'énerver, mais où en réalité ça dissipe les crises en gestation. Ex. : l'enfant ne veut pas se brosser les dents : on chante la "chanson de la brosse à dent" en même temps (improvisée en live) ou bien on raconte une histoire (les enfants adorent les histoires). Diversion.

- On joue fair-play avec les enfants. On n'exploite pas leur peur pour arriver à notre fin (exemple : "c'est l'heure de partir du parc, viens tout de suite sinon je pars sans toi"). Si on promet quelque chose, on s'y tient, même si on pense que l'enfant a oublié. On doit faire preuve d'une honnêteté et d'une droiture sans faille. On ne dit pas "non"... pour un oui ou pour un non ! Il faut savoir lâcher du lest sur toutes les petites choses sans importance pour que quand un "non" parental est énoncé, il pèse.

- On doit être dans l'humilité, le questionnement constant, la recherche du mieux-faire. On doit s'excuser auprès de son enfant si on a mal agi. On ne doit pas laisser l'égo dominer. Il arrive qu'on refuse quelque chose à un enfant, parce qu'on est "pas trop" d'accord, ça nous arrange pas, etc. Si l'enfant montre à quel point il le voulait pourtant (pleurs / crise), accepter finalement ce n'est pas le signe d'une "faiblesse de l'autorité parentale" ou la porte ouverte à toujours dire oui : c'est reconnaître qu'on a mal évalué à quel point la chose demandée était importante pour l'enfant et qu'un adulte aussi peut se tromper / changer d'avis.

- On doit rendre la justice. Devant une dispute entre plusieurs enfants, on est tenté de jouer la carte "facile", du genre retirer le jouet qu'ils s'arrachent l'un à l'autre. Pourtant dans l'histoire, il y en a bien un qui l'a eu le premier, ou plus longtemps, etc. On créera un sentiment d'injustice si on agit sans chercher à savoir la vérité.

- On doit rester neutre au possible. Si l'enfant est en colère, est en crise, il est DEJA en souffrance. Il n'a pas besoin en plus du courroux du parent qui ne ferait qu'en rajouter. Ça c'est une démarche qui est peu connue. D'agir (par ex, devant un enfant qui dans une crise se met à vouloir taper/casser quelque chose) en mode robot : prendre l'enfant dans ses bras, l'immobiliser le temps qu'il se calme. S'il ne se calme pas, aller avec lui dans une pièce, etc. Exercice très difficile mais qui porte tellement ses fruits (= montrer qu'on peut ne pas réagir à la colère par de la colère).




On doit essayer de bien comprendre comment fonctionne le cerveau des enfants, se mettre à leur place. Quelques exemples :

> Quand on place un nouveau-né dans une chambre seul la nuit, pour le parent il en sécurité dans une maison douillette ; le nouveau-né n'a pas encore conscience de la sécurité de la civilisation, il pourrait tout aussi bien se trouver à la merci de bêtes sauvages en pleine jungle.

> Un enfant pique une crise parce qu'on a fait quelque chose à sa place, qu'il voulait faire : essayer, faire soi-même est pour l'enfant un apprentissage essentiel. Le parent pense avoir fait quelque chose d'anodin en devançant son enfant sur tel geste sans se rendre compte qu'il a créé beaucoup de frustration.

> Un ordre formulé à la négative est déroutant pour le cerveau des jeunes enfants. En fait ça demande une certain gymnastique intellectuelle. "Ne marche pas dans la flaque" : l'enfant entend "marche" et "flaque" et peut se retrouver à faire ce qu'on ne voulait pas même s'il n'y aurait pas pensé en premier lieu. L'exercice (difficile au début, facile ensuite) est de tout formuler en positif. "L'eau reste dans la baignoire" "On marche sur le trottoir" "Le verre d'eau c'est juste pour boire".

> Les enfants disent souvent des choses qui sont mal interprétées. Ex. Je sers de la purée à ma grande fille, la deuxième dit "moi aussi" : on peut penser qu'elle en veut encore (alors qu'elle en a encore dans son assiette... d'où un début possible de conflit) alors qu'en réalité elle veut dire "j'en ai aussi". Autre exemple, le fameux magasin et ses myriades de merveilles (jouets, sucreries...). Si l'enfant dit "t'as vu Papa, le super lapin en chocolat ?" elle ne veut pas forcément dire "je veux le lapin". Elle s'émerveille, et on a le droit non seulement de s'émerveiller avec elle ("ha oui, il est génial !") et même d'en rajouter ("et t'as vu la poule aussi ?").

> Les enfants accumulent les émotions dans un sac et il suffit d'un événement anodin pour qu'il se perce. Être en larmes devant un biscuit cassé, c'est sans doute que ce n'est pas le biscuit le problème, mais les 3 jours d'expérience d'émotions négatives / frustrantes qui ont précédé. Il ne faut pas les priver de déverser les émotions. Des fois il n'y a rien de mieux à faire que rester écouter son enfant en larmes pendant 1h, sans pouvoir mieux intervenir que proposer un câlin dès qu'il le souhaitera.

J'en profite ici pour démystifier 2 "classiques" : les caprices et "les enfants qui testent les limites". Ça revient sur la bouche de tous les parents.

> Un "caprice" n'existe pas réellement. Soit l'enfant veut très fort quelque chose, et le parent n'estime pas correctement à quel point c'est important pour lui. Soit c'est une façon de décharger des émotions sur un truc particulier. Soit (pour les très petits) il est juste en train d'apprendre à exprimer sa volonté (alors que jusque là dans sa vie, on a tout décidé pour lui). OK, ce mot de "caprice" est pratique pour désigner telle situation où l'enfant pique une crise pour avoir quelque chose. Mais derrière se cache la connotation que c'est gratuit, déconnecté de toute raison, et presque que l'enfant est "chiant parce qu'il est chiant".

> Idem pour les fameuses "limites" que l'enfant testerait. Non, ce n'est pas un démon qui veut voir à quel moment ses parents s'énervent ou pas. C'est juste que les enfants sont programmés pour être des curieux, des explorateurs. Il n'a aucune raison de s'arrêter dans une action avant d'avoir vu se dérouler la catastrophe. Trop remplir un verre jusqu'à le voir déborder est une expérience très intéressante et nécessaire pour comprendre ce qui se passe. Autre idée fondamentale ici : nous vivons dans des maisons bien propres et ordonnées, il ne faut jamais courir, ni crier, etc. Or le cerveau humain est hérité de nos ancêtres qui, il y a 10 000 ans, vivaient dans la nature. Il faut ménager aux enfants le maximum de temps et d'espace pour sauter dans tous les sens, taper, casser, crier, etc. Ils en ont besoin (d'où le fait que l'école française est mal faite - tant elle contraint les petits corps bouillonnant d'énergie à rester bien sagement immobiles). Enfin, l'enfant qui fait une bêtise exprès pour mobiliser l'attention de ses parents... hé bien, c'est que ses parents n'ont pas assez d'attention pour lui !




Voilà grosso modo de qui il retourne.

Je vous ai brossé le tableau idéal mais personnellement, je n'atteint peut-être que 70% de l'objectif. Il m'arrive parfois de m'emporter, de crier un peu... mais avec toujours le "débrief" derrière, avec les enfants, de ce qui s'est passé. Des excuses quand je me suis énervé pour rien. La parentalité positive est un objectif, une direction, pas un état de sainteté.

Je dois dire toutefois que ce travail, pas facile souvent, porte quand même beaucoup ses fruits. Ma grande fille est respectueuse, épanouie, sociable. Pour certains elle serait mal élevée (elle ne reste pas assise pendant tout le repas, elle saute sur le canapé, etc.) mais ça, c'est pour chacun un curseur placé différement sur ce qu'on attend d'un enfant à tel âge. J'essaye de ne rien faire qui la prive de liberté si ce n'est pas un réel souci pour moi. Je fais les courses 3 fois sur 4 avec elle. Une seule fois elle m'a réclamé quelque chose avec insistance, et ça a été d'autant plus facile pour moi de lui dire oui que c'était exceptionnel. On ne l'a jamais mise au coin, on ne l'a jamais punie car c'est complètement déconnecté de la "faute". Les punitions, elle se les crée elle-même si mettons elle mange des frites froides parce qu'elle est venue en retard à table. Punir un enfant, c'est juste créer de la rancune supplémentaire. Un jour il comprendra tout seul la nature de sa faute, et essaiera de ne plus la reproduire si on a assez exacerbé la bienveillance en lui.

Le travail difficile, il est aussi sur soi (j'en ai parlé au début). Dire qu'on doit faire une éducation positive, c'est pour certains (ça l'a été pour moi) dire qu'on a reçu une éducation négative, c'est se reconnaître comme "victime" et ses parents "bourreau" (selon les situations vécues, le terme sera très fort ou non). Personne n'aime se sentir victime, et penser leurs parents comme des gens qui ont mal agi. Pourtant ça peut être la clé pour mieux se comporter avec ses propres enfants.

Enfin, on entend des fois dire qu'avec les enfants, y'a pas de "recette toute faite", et que comme chaque enfant est différent (caractère, contexte...) il faudrait ré-inventer la roue à chaque fois. Je ne suis pas d'accord du tout. Il y a tout un ensemble de pratiques à mettre en place pour faire bien ; et s'il est vrai que certaines ne marcheront pas avec tel enfant, d'autres pratiques marcheront. Et tout ce qui relève du chantage, de la manipulation, etc., les violences physiques, cela 1) ne marche pas 2) crée des problèmes graves tels que la perte de confiance en soi, la peur que le parent suspende son affection, etc. Il a été montré par une étude en neuro-science que lorsqu'un enfant se fait gronder durement et/ou frapper, le cerveau passe en mode "protection" et suspend la fonction d'apprentissage. C'est dire.

En conclusion, à chaque parent de faire de son mieux, tout en sachant que :
- Etre parent n'est pas un droit mais un devoir, une responsabilité à faire du mieux possible.
- Il existe des outils pour agir positivement, il faut se les approprier, s'en servir.

Et s'occuper de ses enfants, si l'on dispose bien son esprit, est une source d'épanouissement qui dépasse tout ce que j'ai pu connaître même avec des activités de création. En d'autres termes, faisons des efforts car ils nous le rendent bien !



www.noirsymphonique.fr


Roi of the Suisse - posté le 30/04/2020 à 10:21:37 (27593 messages postés) - admin -

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Alerte neige !

J'ai tout lu. Ça a l'air bien. J'ai envie de croire à ce que tu dis.

Mais peut-être que des petits garçons c'est plus difficile à gérer que des petites filles, il parait qu'ils ne sont pas aussi sages. Pour des raisons hormonales toussa.



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Gari - posté le 30/04/2020 à 10:22:39 (5417 messages postés) - honor -

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Ou pourquoi il ne faut pas faire de gosses =>[]

Franchement, j'ai tout lu et il faut un niveau de zénitude que je n'aurais sans doute jamais. (la petite fille qui saute sur le canapé, chez moi elle irait faire des cabrioles dans le jardin, voire une tête dans la piscine si il y en avait une :doute5).

Je pense qu'avoir deux parents aide sans doute à relâcher la pression en cas de "je suis au bord de la crise". Mais bon, globalement en France c'est le modèle qui commence à s'imposer, pour le meilleur ou pour le pire. Je ne vois pas trop où peut mener ce débat (évidemment qu'on aimerait bien que tout se fasse dans la douceur et une parfaites compréhension), et c'est pas moi qui vais t'aider (sauf si congeler un gosse ou le bouffer deviennent une bonne action).


Doude - posté le 30/04/2020 à 10:24:09 (2983 messages postés)

❤ 0

In HDO I trust

@ROTS : Oui, fort possible. Il paraît qu'ils sont moins réceptifs aux demandes verbales, et reçoivent mieux si on leur touche le bras en leur parlant par exemple.

Mais après :
- je ne sais pas à quel point cet effet joue, et si les petites filles sages et les garçons turbulent n'est pas un énième poncif sexiste ;
- dans tous les cas la méthode et l'objectif restent les mêmes, avec simplement de la difficulté en plus.

En tout cas, du témoignage que j'ai eu de nombreuses familles que j'ai rencontrées et qui pratiquaient cette éducation, les résultats semblaient les mêmes.

@Gari : avoir des enfants c'est génial mais... il faut que ce soit les siens (ou alors très bien connaître des enfants, vivre avec eux) pour le saisir pleinement :-) Du reste, tu as entièrement raison, devenir parent c'est une tornade dans sa vie. J'ai une admiration sans limite pour les maman ou papa solo qui s'en sortent, avoir quelqu'un d'autre est une telle aide (et même, à 3 ce serait encore mieux !).

Par contre :

Citation:

Mais bon, globalement en France c'est le modèle qui commence à s'imposer



Oui et non. Car il n'y a pas de réflexion de fond sur la considération des enfants. C'est juste qu'on est plus apaisée comme société. Nos grands-parents utilisaient encore des martinets. Nos parents, jamais, mais des fessées ou des claques (tout ça c'est une illustration schématique, la partie émergée de l'icerberg). Les parents d'aujourd'hui ne mettent plus beaucoup de fessée, mais parfois remplacent avec davantage de menaces.

En Allemagne ou d'autres pays nordiques, il y a une autre mentalité, les idées migrent d'un pays à l'autre, mais lentement.

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Roi of the Suisse - posté le 30/04/2020 à 10:26:57 (27593 messages postés) - admin -

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Alerte neige !

Gari a dit:

la petite fille qui saute sur le canapé, chez moi elle irait faire des cabrioles dans le jardin, voire une tête dans la piscine si il y en avait une

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d'obligations arbitraires ? Pourquoi tant de fascisme ? :pense

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trotter - posté le 30/04/2020 à 11:44:49 (9788 messages postés) -

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Perso j'ai pas de gosse donc pas trop d'avis...

La démarche a l'air de demander une grande maturité émotionnelle de la part des parents. Même pour un adulte, c'est pas facile de ne pas se laisser aller à la colère, au désespoir etc et de comprendre les raisons de ses propres actions.

Ensuite côté enfant, ça me parait chaud de tout justifier.
Par exemple, si ton enfant est dans un bac à sable et que des enfants plus petits veulent rentrer mais que lui refuse et utilise sa force physique pour sortir les petits enfants de son bac à sable.. Tu le laisses faire ? Tu lui expliques que c'est "pas bien" (sur quelles bases) ?


Roi of the Suisse - posté le 30/04/2020 à 12:00:41 (27593 messages postés) - admin -

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Alerte neige !

Si ton enfant fait ça spontanément c'est déjà que tu l'as élevé avec le cul ou que c'est la réincarnation de satanz :clown

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trotter - posté le 30/04/2020 à 12:03:00 (9788 messages postés) -

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Je m'imagine bien étant gosse et faisant un remake de "seul sur mars" dans le bac à sable...

NON ALLEZ VOUS-EN TOUS IL PEUT Y AVOIR QU'UNE SEULE PERSONNE SUR MARS !!!§§§§
Tiens petit bébé je te sors je te mets là, tu peux t'amuser ici mais pas dans le bac à sable c'est MON MIEN.


(ah il chiale maintenant... c'est pas grave ça fera les sirènes de la base de mars)


Roi of the Suisse - posté le 30/04/2020 à 12:11:21 (27593 messages postés) - admin -

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Alerte neige !

Tu lui expliques que l'autre enfant est aussi perdu sur Mars et qu'ils doivent collaborer pour s'en sortir face aux martiens, qui sont les enfants noirs :clown



Es-tu une star ? | Kujira no Hara | Polaris 03 | Planète Glutko


trotter - posté le 30/04/2020 à 12:17:30 (9788 messages postés) -

❤ 0

Hein, ce serait mentir/embrouiller le gosse.

J'aurais imaginé la parentalité positive comme ça :
"Mon petit Bénoa, tu devrais laisser Jonpol jouer avec toi, car sinon ses parents ne seront pas content, or ses parents sont mes amis et ils me prêtent leur voiture parfois, ce qui offre beaucoup d'avantage pour toi."

Ou comme ça :
"Mon petit Bénoa, tu sais, dans la vie il faut parfois aider les plus faibles que soi. Aujourd'hui, Jonpol est petit et faible, mais après, il sera sûrement grand et fort et surtout riche comme son papa et un allié précieux dans ta vie future."


Saka - posté le 30/04/2020 à 12:54:53 (16692 messages postés) - modero -

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Réalisateur de chez Lidl

Citation:

"Mon petit Bénoa, tu devrais laisser Jonpol jouer avec toi, car sinon ses parents ne seront pas content, or ses parents sont mes amis et ils me prêtent leur voiture parfois, ce qui offre beaucoup d'avantage pour toi."

D'après ce que je comprends, il vaut mieux éviter d'évoquer les conséquences négatives comme une sorte de "menace".
A la place du "sinon ses parents ne seront pas contents", il faudrait "comme ça il sera content, et ses parents aussi" image

La parentalité positive j'ai rien contre, au contraire, mais je suis pas sûr d'avoir la patience et le self-control pour être à 100% dans le truc.



Réalisateur ça veut dire que je fais des films. Viens les voir si tu l'oses. | ༼ つ ◕_◕ ༽つ | Saka peut faire des ronds avec une équerre. | Père Clochard | ( ͡° ͜ʖ ͡°) | Saka fait pleurer les oignons. | Viens jouer au Chat-bite ! | Quand Saka commande un steak, le steak obéit. | Viens découvrir les coutumes Oniromanciennes. | (ง ͠° ͟ل͜ ͡°)ง | Coucou, tu veux voir mon site ? | ꀎ


NovaProxima - posté le 30/04/2020 à 13:43:31 (3712 messages postés)

❤ 1

Neo_Sephiroth

Je vais avoir une fille dans quelques semaines/jours/..HEURE?!!!!, donc je vais suivre ce topic avec attention.
Ody, pour l'instant, ce que j'y lis dans ton premier post n'est pas déconnant et c'est déjà l'idée que je me faisais de la relation parent/enfant vers laquelle il faut tendre.

Je continu la lecture.


Doude - posté le 30/04/2020 à 13:54:07 (2983 messages postés)

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In HDO I trust

@Saka : à mon avis trotter faisait 100% d'humour là xD

Pour moi la solution serait ben... oué, d'expliquer que les petits aussi ont droit de jouer. Pis si c'est la crise, proposer d'aller sur un autre jeu. Et des fois c'est juste la crise, sans solution, mais l'idée c'est qu'engueuler le gosse n'amènerait rien de plus, au contraire. Après oué, des fois rien ne marche !

Citation:

Je vais avoir une fille dans quelques semaines/jours/..HEURE?!!!!, donc je vais suivre ce topic avec attention.
Ody, pour l'instant, ce que j'y lis dans ton premier post n'est pas déconnant et c'est déjà l'idée que je me faisais de la relation parent/enfant vers laquelle il faut tendre.

Je continu la lecture.



Félicitations ! :) et bon courage (mais tkt ça vaut le coup !)
Je suis ravi si tu tires 1 ou 2 trucs utiles de mon bla bla.

EDIT : ha oui j'ai oublié de dire un truc en réponse à ceux qui pensent "qu'ils ne pourraient pas" "qu'ils n'auraient pas la patience", etc. Certes, c'est un peu plus de temps passé d'un côté à anticiper les crises, à tout expliquer, etc. mais d'un autre côté, on s'évite beaucoup de crises, de pleurs ! Ça met une ambiance beaucoup plus détendue à la maison, comparé à certaines familles que j'ai côtoyées où tout est dans le rapport de force constant, c'est littéralement épuisant. Donc à mon sens, c'est un investissement qu'on récupère largement.

www.noirsymphonique.fr


Saka - posté le 30/04/2020 à 14:24:20 (16692 messages postés) - modero -

❤ 0

Réalisateur de chez Lidl

Citation:

@Saka : à mon avis trotter faisait 100% d'humour là xD

Et moi j'étais environ 5% réveillé :doute2

Citation:

ha oui j'ai oublié de dire un truc en réponse à ceux qui pensent "qu'ils ne pourraient pas" "qu'ils n'auraient pas la patience", etc. Certes, c'est un peu plus de temps passé d'un côté à anticiper les crises, à tout expliquer, etc. mais d'un autre côté, on s'évite beaucoup de crises, de pleurs ! Ça met une ambiance beaucoup plus détendue à la maison, comparé à certaines familles que j'ai côtoyées où tout est dans le rapport de force constant, c'est littéralement épuisant. Donc à mon sens, c'est un investissement qu'on récupère largement.

Je suis parfaitement d'accord, et si un jour j'ai un môme j'ai bien l'intention de faire au mieux.

Pour moi le problème, et c'est là qu'on entre dans le cercle vicieux, c'est que j'ai hérité du caractère de mon père, qui justement était très dur quand j'étais enfant. Il s'est beaucoup adouci depuis quelques années, mais quand j'étais petit, le peu de fois où il m'adressait la parole c'était pour m'engueuler ou pour me donner des ordres. Quasiment jamais de gentillesses ni de gestes d'affection. Et j'ai peur d'être pareil, d'avoir inconsciemment "appris" que pour être père il fallait faire comme ça, et maintenant j'ai l'impression que ça fait partie de ma personnalité.
D'où effectivement l'importance de la manière d'élever ses gosses, sans doute que si j'avais eu un père plus "doux", je serais moi-même plus doux. La conséquence, c'est que si jamais j'ai un enfant, il va me falloir faire un gros travail sur moi-même. Et je ne dis pas que c'est impossible, mais devoir désapprendre quelque chose qui fait intégralement partie de ma personnalité, c'est un travail colossal, que je ferai, mais qui sera sans doute imparfait. C'est d'ailleurs pour ça que, pendant assez longtemps, je refusais catégoriquement d'envisager d'avoir un enfant. Mais depuis que je suis avec ma copine, je suis sûr qu'elle ferait une super maman et que ce serait égoïste de ma part de lui refuser ça. Alors ça viendra peut-être un jour.



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Kenetec - posté le 30/04/2020 à 14:38:35 (12624 messages postés) -

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~°~

C'est super sur le principe, évidemment.
Qui a envie de crier sur ses enfants ?
Qui n'aimerait pas que ça se passe de façon positive la plupart du temps ?

Après pour moi c'est un peu une méthode "de bourgeois".
Qui sous entend qu'un des deux parents arrête de travailler pour s'occuper des enfants H24.
Ce qui n'est vraiment pas possible dans de nombreuses famille, d'un point de vue financier.

Sans parler du côté "perte d'autonomie".
En cas de séparation, plouf, c'est mort. Tu n'a pas bossé pendant des années, ton CV vaut plus rien.
A l'époque de l'émancipation des femmes, qui veulent être plus indépendantes et fortes (tant mieux), c'est quand même pas super (si c'est la femme qui a arrêté son job, mais ça peut évidemment être monsieur, la conclusion est la même)

Ma sœur travaille de 8 heures à 20h30. Elle passe 1 à 2 heures par jour avec ses enfants.
Impossible d'appliquer ce genre de méthode pour elle.

Et puis au delà de ça, il y a la enfants (à qui il faudrait donner de l'attention en permanence) mais il y a aussi le conjoint qui veut de l'attention, la maison à entretenir, faire à manger (bio et fait maison sinon t'es pas un bon parent), le linge, les impôts, les papiers, faire du sport pour rester en forme et désirable etc etc.

Bref tu comprends bien que des fois, les gosses t'as envie de leur dire "merde", foutez moi la paix. :F

Citation:

Il faut ménager aux enfants le maximum de temps et d'espace pour sauter dans tous les sens, taper, casser, crier, etc. Ils en ont besoin


Laisser ses enfants s'exprimer, s'agiter, ok super.
Mais quand tu vis en ville, en immeuble, en logement collectif, c'est pas possible si tu veux respecter tes voisins et pas rendre le monde fou.
C'est une question de vie en communauté.
Pareil en ville tu n'a pas beaucoup d'espace pour que les enfants s'agitent. Et même dans un parc, il faut faire attention à tout.
Si tous le monde doit avoir sa maison individuelle et son jardin, on en revient à la méthode "de bourgeois".

Bref il y a plein de paramètres comme ça à prendre en compte qui viennent un peu ternir cette méthode.

Je me suis occupé 4 mois de mes neveux récemment.
Ça a été super dur car ils ont grandi dans un foyer avec beaucoup d'engueulade.
Impossible d'appliquer le quart de ces méthodes car la mal a sûrement déjà été fait.

Citation:

Enfin, on entend des fois dire qu'avec les enfants, y'a pas de "recette toute faite", et que comme chaque enfant est différent (caractère, contexte...) il faudrait ré-inventer la roue à chaque fois. Je ne suis pas d'accord du tout.


Tu peux quand même pas nier que les enfants ont tous leur caractère : introverti, extraverti, dominant, solitaire etc.
Certains sont des anges, d'autres vachement plus compliqué.
Et c'est pas une question d'éducation.

Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Doude - posté le 30/04/2020 à 15:03:08 (2983 messages postés)

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In HDO I trust

Citation:

Pour moi le problème, et c'est là qu'on entre dans le cercle vicieux, c'est que j'ai hérité du caractère de mon père, qui justement était très dur quand j'étais enfant.



Exactement pareil de mon côté. Un père incapable de montrer ni amour ni fierté, et j'avais tout comme toi la crainte de reproduire la même chose. Mais si tu as conscience que son comportement n'était pas normal, pas le bon... alors le plus gros est fait ! Le problème selon moi, c'est si on idéalise ce qu'on a vécu (du genre "oué, j'ai reçu des fessées mais j'en suis pas mort, et j'étais un enfant terrible il fallait bien me "recadrer" !"). C'est là que la reproduction peut survenir.

Perso, dire "je t'aime" à mon enfant c'était me forcer un peu au début (pas parce que ce n'était pas vrai, mais parce que mon père ne me le disait pas) mais rapidement c'est devenu spontané et naturel. Tout comme manifester ma fierté.

Citation:

Après pour moi c'est un peu une méthode "de bourgeois".
Qui sous entend qu'un des deux parents arrête de travailler pour s'occuper des enfants H24.
Ce qui n'est vraiment pas possible dans de nombreuses famille, d'un point de vue financier.



C'est juste, mais on peut nuancer. La famille peut peut-être se passer d'un peu de confort matériel, au profit d'une vie de famille plus riche, en réduisant l'activité d'un des 2 parents ? On peut aussi par chance trouver des gens bienveillants pour s'occuper des enfants. Il y a la famille qui peut aider, aussi. Après... il n'y a pas de miracle possible. C'est comme dire que manger maison est meilleur pour la santé, mais qu'on a pas toujours le temps de cuisiner. Ben... oui !

Citation:

Sans parler du côté "perte d'autonomie".
En cas de séparation, plouf, c'est mort. Tu n'a pas bossé pendant des années, ton CV vaut plus rien.



Très juste là aussi, mais c'est la société qui est mal faite. C'est une société qui pousse au carriérisme et à la performance et ne met pas l'humain au centre. Petite pensée aux pays nordiques où le congé parental c'est genre 1 an à se partager entre le papa et la maman...

Citation:

Mais quand tu vis en ville, en immeuble, en logement collectif, c'est pas possible si tu veux respecter tes voisins et pas rendre le monde fou.
C'est une question de vie en communauté.



Je suis là aussi d'accord... mais pour faire une métaphore, on a des ronds d'un côté, et il faut les faire rentrer dans un moule carré. On fait alors ce qu'on peut, on cherche le compromis.

Citation:

Ça a été super dur car ils ont grandi dans un foyer avec beaucoup d'engueulade.
Impossible d'appliquer le quart de ces méthodes car la mal a sûrement déjà été fait.



Oui je comprends. Je suis membre d'une asso qui milite contre les violences en famille et une fois, lorsque je tenais un stand lors d'un salon, on est venu me voir en me demandant une "recette miracle" pour sortir des crises. Mais y'a pas de magie là-dedans, ce sont des habitudes prises depuis tout bébé. Lorsque les mécanismes de "chantages" systématiques sont en place (du côté des parents ou bien des enfants) c'est très dur d'en sortir.

Citation:

Tu peux quand même pas nier que les enfants ont tous leur caractère : introverti, extraverti, dominant, solitaire etc.



Yes, mais CF la suite de mon paragraphe, on peut essayer différents outils dans la bienveillance et de toute façon la violence ne sera pas une solution. Après sur ce terme de violence, il y a plusieurs façons de le lire. Si ma fille pique une crise et casse tout (elle ne l'a jamais fait, mais j'imagine) et que je la bloque dans mes bras pour l'arrêter c'est une forme de violence, mais "passive".

Du reste, je pense qu'on a tendance à surestimer un peu trop le rôle du caractère. Mais bon c'est de l'ordre du subjectif à ce niveau. J'ai déjà rencontré des "'enfants terribles" dans des familles pratiquant la bienveillance, mais c'étaient des pathologies avérées (autisme notamment).

EDIT : L'éducation positive était à la Une de la newsletter de la CAF, et ça fait plaisir :

image

www.noirsymphonique.fr


Trotter - posté le 09/12/2020 à 10:33:28 (9788 messages postés) -

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https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-ombre-du-burn-out-parental-pour-les-anti-violences-educatives-ordinaires-7800936339


trotter - posté le 09/12/2020 à 12:40:58 (9788 messages postés) -

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Pour les parents qui ont du mal à mettre en place ce type de parentalité et qui sont prêt à craquer ça peut permettre de voir qu'ils sont pas tout seul et d'où vient leurs soucis :

Citation:

"Ils se scrutent en permanence pour savoir s'ils ne font pas du mal à l’enfant", dit une psychologue. "Ils ne se rendent pas compte que ce doute constant les insécurise"




Kenetec - posté le 09/12/2020 à 13:05:26 (12624 messages postés) -

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~°~

Trotter a dit:

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-ombre-du-burn-out-parental-pour-les-anti-violences-educatives-ordinaires-7800936339


Malheureusement peu étonnant.

Comme je le disais dans mon post précédent, ce genre d'éducation demande un temps plein au(x) parent(s) : ne pas bosser, ne plus avoir de loisirs, avoir un patience infinie pour chaque tâche etc.

Comment ces enfants font-ils quand ils commencent l'école, qui est un lieu ou il y a, par définition, des règles, des limites et des sanctions ?
Ils sont pas complètement frustré par la différence entre la maison ou c'est tranquille et l'école ou c'est la prison ? :F

Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Tassle - posté le 09/12/2020 à 14:14:56 (5086 messages postés)

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Disciple de Pythagolf

Perso je suis pas parent et je le serai probablement pas avant quelques années mais je discute souvent d'éducation irl et je veux avoir des enfants dans le futur. Dans les grandes lignes c'est le genre d'éducation que je voudrais pour mes enfants.

Une chose que je souligne de nouveau (que Doude a souligné dans le premier post) c'est que les enfants sont 1) pas des débiles 2) souvent très sensibles. Donc tout ce qui est petite moquerie ou ironie un peu méchante que "l'enfant va pas comprendre de toute façon" ça peut être dévastateur pour l'estime de soi. Même si ils comprennent pas exactement, ils ressentent très bien quand on se moque d'eux. (On peut se "moquer" d'un enfant de manière affectueuse, mais ça nécessite de *très* bien le connaître pour savoir qu'est-ce qui peut le blesser et qu'est-ce qui sera correctement perçu comme du jeu, et de comprendre que ces limites peuvent changer avec le temps, avec l'humeur de l'enfant, la fatigue etc.)

La notion où je pense que la parentalité positive peut avoir des dérives, c'est celle de fierté. Être fier de ses enfants (et leur montrer) c'est super, essentiel même. Faut juste pas que ça dérive en "wow t'es tellement fort/intelligent/beau, les autres enfants t'arrivent pas à la cheville" (je parle en connaissance de cause, je connais des parents comme ça, leur enfant est horrible x)
J'ai aussi lu (je sais plus où, mais ça colle avec mes valeurs et mon intuition) qu'il était beaucoup mieux de féliciter son enfant pour ses efforts que pour sa "valeur". Au lieu de "bravo t'es trop fort en maths", vaut mieux "Bravo, je suis fier des efforts que t'as fait et de ton investissement" (du coup si l'enfant se donne à fond dans quelque chose, il y a de quoi être fier même s'il galère).

Edit: Pour moi ce genre d'éducation ça veut pas dire qu'il n'y a pas de limites et qu'on laisse son enfant faire n'importe-quoi. C'est juste que les limites sont raisonnables et pas arbitraires. S'il nous est insupportable que notre enfant saute sur le canapé, on peut lui expliquer calmement que ça nous dérange et pourquoi, lui proposer d'autres activités pour se défouler. C'est sûr que ça demande une certaine maturité émotionnelle pour déjà comprendre soi-même pourquoi ça nous dérange et pouvoir l'expliquer. Après j'étais un enfant très calme qui passait son temps à lire, donc j'espère quand même un peu que mes enfants hériterons en partie de ça :F

Une autre chose que je trouve importante c'est de jouer avec ses enfants. Certains de mes meilleurs souvenirs d'enfance sont quand on jouait aux playmobiles avec mon papa, ou quand on fabriquait des cadeaux de Noël avec ma maman. C'est des choses qui m'ont marqué positivement, alors que les gens qui me connaissent savent que j'ai très peu de souvenirs de mon enfance (j'ai une mémoire extrêmement mauvaises en ce qui concerne les "évènements" que je vis, le nom des gens que je rencontre etc. Je retiens beaucoup mieux les concepts et les idées que les évènements)

~~


NanakyTim - posté le 09/12/2020 à 14:42:22 (23734 messages postés) - staff

❤ 1

Leader Bocaliste Floodeur Légendaire

Si on arrête de mettre des fessées ce fantasme lié à un élément traumatique dans l'enfance va disparaître et les meufs de Tinder vont plus en réclamer ! C'est ça que vous voulez ? :feu

Héros ou Fléau ? Devenez le Roi de Quineroy ! ~ Plongez dans l'univers sombre du Darkans ! ~ Dimens Reis... Allez y faire un tour. ~ Rangez votre chambre ! ~ Avez-vous peur du noir ? ~ Sauvez le futur, en allant dans le passé: BOCALATOR...


Doude - posté le 09/12/2020 à 18:44:23 (2983 messages postés)

❤ 0

In HDO I trust

@mamie : wow c'est chaud l'exemple que tu donnes. Clairement je déteste ce genre de formules non sincères qu'on fait dire mécaniquement. On les dépossède de leur sens, et de leur valeur. Surtout les "je t'aime" (parce que bon à la limite les trucs de politesse genre "au revoir", c'est pas trop choquant).

Citation:

Comme je le disais dans mon post précédent, ce genre d'éducation demande un temps plein au(x) parent(s) : ne pas bosser, ne plus avoir de loisirs, avoir un patience infinie pour chaque tâche etc.



Non, je pense que tu caricatures. C'est plus d'efforts, de temps et de patience qu'une éducation "française classique" en revanche, ça c'est sûr. Mais après, est-ce que quand on a des enfants c'est pas censé être notre projet principal, celui de notre vie, y mettre le plus gros de notre énergie, temps et argent ? Je le pense en tout cas. Pour moi la part d'investissement que les parents consacrent à leurs enfants est trop faible (bon c'est une impression globale). Mais les enfants ne doivent pas prendre toute la place : si tu es frustré, non épanoui par cette situation, tu ne pourras pas être un bon parent.

Citation:

Comment ces enfants font-ils quand ils commencent l'école, qui est un lieu ou il y a, par définition, des règles, des limites et des sanctions ?



Ben c'est un peu chaud, oué. Car l'école est un lieu de rythmes, de règles, beaucoup de règles, dont pas mal sont arbitraires, et en France l'Ecole est un lieu ou un exerce l'âgisme à fond, un lieu de violence envers les enfants... ce n'est pas un lieu où règne forcément la bienveillance. Les choses sont différentes en Allemagne par ex, ma sœur vit là-bas, elle me dit que l'attitude envers les enfants est différente de la France. Partout des jeux extérieurs pour les enfants de tous âges, etc.
Après, il y a aussi des règles et des rythmes avec une parentalité positive (car en tant que parent si tu veux te préserver, tu installes quand même un cadre). Mais tu ne peux que préparer ton enfant au mieux à être épanoui, solide psychologiquement, etc. pour affronter les difficultés du monde. Si tu fais déjà dans la violence à la maison, certes au moment d'entrer à l'école c'est moins hard, mais... tu crées un humain qui sera moins bienveillant à son tour et qui utilisera plus facilement les formes de violence qu'on aura exercées sur lui. Je préfère créer des enfants un peu plus vulnérable car pas habitué à ce contexte, tout en les aidant, les accompagnant pour surmonter ça, mais qui auront des valeurs humaines au top.

Citation:

La notion où je pense que la parentalité positive peut avoir des dérives, c'est celle de fierté



Hum, je vois pas trop pourquoi cette notion relèverait de la parentalité positive ? L'idée serait plutôt de dire (et c'est ce que je fais) : "ho, tu as fais un beau dessin, tu dois être fière !" (plutôt que moi en tant que parent uniquement "je suis fier", même si je le dis aussi). En tout cas je trouve que tu aborde les choses sour le bon angle Tassle, tu as mis le doigt sur une chose essentielle : supprimer l'arbitraire des décisions parentales. Se questionner (je ne veux pas que mes enfants mettent les coudes sur la table... mais pourquoi en fait ?) pour ne garder comme règles et demandes à ses enfants uniquement ce qui est réellement important pour que tout le monde soit heureux et épanoui dans la famille. Ce que je vois à droite à gauche, c'est des familles où les parents surabusent de leur autorité et soumettent tout à leur consentement, même quand c'est arbitraire / non réfléchi (tradition, culture, image attendue par la société...). Le pire d'ailleurs c'est quand les parents se retrouvent en société et se sentent obligés de montrer une image de fermeté / autorité attendue par la société alors qu'à la maison c'est plus détendu.

Citation:

Une autre chose que je trouve importante c'est de jouer avec ses enfants.



Et en plus, si tu le fais avec bonne volonté, c'est un tel plaisir. Les enfants sont capable de s'inventer des délires et de t'entraîner dedans avec eux, et si tu marches, si t'es bon public, y'a vraiment de quoi s'éclater. Surtout que eux sont bons publics, tu peux faire les pire blagues nulles et les voir s'écrouler de rire, tu te sens comme un superhéros en faisant le "show" (humour, jeu, histoire que t'inventes... ils prennent et sans juger).

www.noirsymphonique.fr


Tassle - posté le 09/12/2020 à 20:10:06 (5086 messages postés)

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Disciple de Pythagolf

Citation:

Hum, je vois pas trop pourquoi cette notion relèverait de la parentalité positive ?


Oui déso j'ai ptêt' amalgamé des trucs, c'est juste ton commentaire sur le fait de pas avoir de mal à exprimer ta fierté qui m'a fait penser à des parents que j'ai vu se réclamant d'une éducation un peu "new age" et qui produisent des enfants aux qualités humaines très discutables.
(Je dis pas que c'est ton cas hein, ça m'a pas l'air de l'être du tout vu d'ici, mais certains parents semblent confondre "être fier de ses enfants" avec "les convaincre qu'ils sont meilleurs que le reste du monde" ^^ )

Citation:


et en France l'Ecole est un lieu ou un exerce l'âgisme à fond


Dans mon expérience c'est vrai même dans le supérieur, aussi étonnant que ça puisse paraitre. Dans ma prépa ou mon école d'ingé (en France) l'administration avait aucun scrupule à prendre des semaines à répondre à des mails d'étudiants par exemple, et parfois pas de place pour la politesse. Par contre dès que t'es plus étudiant de l'établissement on te traite comme un adulte qu'on peut pas simplement ignorer :V C'était très agréable d'être traité en adulte par l'administration pendant mes études en Suisse.

(bien sur c'est pas le cas de tout le monde, il y a des gens super sympas avec les étudiants partout, c'est juste quelque chose que j'ai ressenti pendants mes études)

~~


HuLijin - posté le 09/12/2020 à 23:23:31 (897 messages postés)

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Yeoun, mage-archère-louve

Depuis quand élever un gamin sans le considérer comme un joujou ça s'appelle parentalité positive ? On est pas censé les élever comme ça de base ses enfants, en les éduquant ?

M.V.


Adalia - posté le 10/12/2020 à 00:41:03 (3117 messages postés)

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Mrrouw~

Depuis que ce n'est pas la norme ^^'

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