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Reprise du message précédent:

Nemau - posté le 03/04/2023 à 14:29:33 (52720 messages postés) - honor -

❤ 0

The Inconstant Gardener

Bon bin ça a l'air de confirmer que le premier quart d'heure n'est pas représentatif du film. Si j'avais su j'aurais peut-être regardé la suite.

Quel RPG Maker choisir ?Ocarina of Time PCPolaris 03 • Le matérialisme c'est quand tu as du matériel.


Suite du sujet:

Adalia - posté le 03/04/2023 à 15:00:31 (3452 messages postés)

❤ 2

[insert queer propaganda]

Pour cette semaine je vous propose de plonger à nouveau dans l'animation française avec le film Tout en Haut du Monde

image


Sylvanor - posté le 03/04/2023 à 20:27:23 (24694 messages postés) - webmaster

❤ 0

Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Content que Le Daim vous ait à peu près plu.

Je suis assez fan de Quentin Dupieux, pour moi il y a dans ces films un plaisir qui me rappelle les films de David Lynch: une sorte d'étrangeté, d'absurde, et une ambiance suffisamment forte pour qu'on prenne du plaisir même sans vraiment comprendre ce qu'on voit. Cela dit, chez Dupieux il y a beaucoup d'humour alors que Lynch est sérieux et même souvent angoissant. Avec Dupieux on est jamais loin de la comédie, mais la photo impeccable et le sérieux des acteurs sont là pour ne jamais nous y installer complètement (sauf peut-être dans Mandibules).

Pour ceux qui ont aimé je conseille Rubber, son film le plus connu je pense, qui raconte les aventures d'un pneu tueur (!), et puis il y a Réalité qui m'avait beaucoup plu. Mais bon tous ses films que j'ai vus m'ont plu. Il y a une sorte de constance chez lui, y compris dans le style, même si chacun de ses films a un thème différent.

Citation:

Bon bin ça a l'air de confirmer que le premier quart d'heure n'est pas représentatif du film. Si j'avais su j'aurais peut-être regardé la suite.



Ouais je voulais pas trop spoiler ou vendre le film vu que c'est moi qui l'ai proposé, mais clairement Dupieux c'est un réalisateur qui ressemble pas aux autres, si tant est qu'on puisse mettre les autres dans un même panier. En tous cas, il ne colle pas aux clichés du cinéma français, et s'il lui arrive d'utiliser des codes, c'est plutôt pour en jouer. Il est rapidement devenu un de mes réalisateurs préférés.

Citation:

Pour cette semaine je vous propose de plonger à nouveau dans l'animation française avec le film Tout en Haut du Monde



Ah je l'ai déjà vu il y a quelques années.
J'en garde un bon souvenir, sans que ça m'ait transcendé.

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


Adalia - posté le 03/04/2023 à 20:44:47 (3452 messages postés)

❤ 0

[insert queer propaganda]

Mince, j'ai hésité longuement au film que je voulais proposer. Si j'avais su j'en aurais choisi un autre


Kenetec - posté le 07/04/2023 à 18:28:13 (13025 messages postés)

❤ 0

~°~

Vu Tout en Haut du Monde.
Ma foi c'était franchement mignon et réussi. :sourire2

J'ai eu peur au début, l'intro n'est clairement pas le truc le plus réussi du film.
Mais dès qu'elle fugue et arrive au village, puis le départ en bateau, ça devient très bien.

Le style graphique est assez unique et charmant, l'animation est bonne, la galerie de matelots est réussie.
Et l'histoire est plutôt jolie et touchante.

Bon scénaristiquement c'est pas ultra crédible qu'une gamine bourgeoise arrive comme ça à se faire une place sur un navire, puis survive à des conditions abominables dans le grand froid, mais bon, c'est pas si grave, au final ça passe.

HS : Marrant, les musiques sont de Jonathan Morali, qui a fait l'OST de Life Is Strange, il y a d'ailleurs un de ses morceaux utilisé dans Life is Strange qui est également utilisé dans ce film :)

Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Kno - posté le 09/04/2023 à 19:06:38 (4232 messages postés) - admin

❤ 0

IV L'Empereur

Perso j’ai beaucoup apprécié. Ça vient sans doute de mon père et mon grand-frère qui m’ont transmis leur passion pour Jack London et les aventures dans le Grand Nord, mais cette histoire d’aller poursuivre ses rêves au bout du monde en bravant des conditions extrêmes et en repoussant ses limites ça m’a beaucoup touché.

Et la DA est très réussi. Je suis assez fan du style graphique en aplats de couleurs pastelles.

La bande-son est chouette aussi, même si avoir de la folk en anglais sur un scène qui se passe en Russie au 19ième, ça fait un anachronisme un peu bizarre sur le coup.
Il y a un travail intéressant sur les textures sonores et les craquements de glaces dans certaines scènes.

Je suis venu ici pour corriger des bugs et botter des culs, et chez moi ça marche.


Kody - posté le 09/04/2023 à 20:07:18 (2352 messages postés)

❤ 0

Vu Tout en haut du monde :

Kody :
« Un joli film que voici.

Beaucoup aimé les visuels tout en aplat de couleurs. C’est joli et bien animé, il y a un côté livre d’enfant qui est très agréable à l’œil. On a quelques efforts de mise en scène mais globalement c’est assez scolaire dans le traitement de ce qu’il se passe à l’écran.

L’histoire est convenue. Ça ne casse pas trois pattes à un canard mais ça se suit sans gros temps-mort. J’ai bien aimé le côté « leçon d’humilité » quand le personnage principal doit travailler un mois comme servante. Sur le ton, on est jamais dans le trop enfantin ni le trop adulte, malgré les thèmes abordés. On a des scènes assez violentes (les matelots qui se battent pour la nourriture) mais on ne va pas beaucoup plus loin. Je m’attendais à ce que le capitaine meurt à un moment, mais au final tout le monde s’en sort vivant et ce, malgré toutes les péripéties qui arrivent aux personnages. S’en est presque miraculeux. À part ce côté cul entre deux chaises, qui n’est pas forcément mauvais mais qui des fois mettait à mal ma suspension d’incrédulité, j’ai trouvé la fin un peu abrupte. Je suis un peu triste qu’on ait pas au moins une petite scène de retour avec les parents, le prince, etc.

Les doublages sont bien dans l’ensemble. Pas très fan de la performance de la comédienne d’Olga, mais j’ai pas été tilté par d’autres acteurs. L’ambiance musicale fait le travail, un peu comme le reste. Un peu triste que, comme Klaus par exemple, on ait des musiques modernes plutôt qu’un fond sonore plus adapté à l’époque.

Donc voilà globalement c’était bien. Assez convenu et gentillet, mais j’ai passé un agréable moment devant le film. »

Cheshire :
« Review: film très sympathique. J'ai vraiment passé un bon moment. Le style graphique est simple mais efficace et agréable.
L'histoire est très bien même si la fin est un peu précipitée »

edit:

Voilà le film de Cheshire !

image


Nemau - posté le 12/04/2023 à 17:52:51 (52720 messages postés) - honor -

❤ 0

The Inconstant Gardener



Quel RPG Maker choisir ?Ocarina of Time PCPolaris 03 • Le matérialisme c'est quand tu as du matériel.


Sylvanor - posté le 13/04/2023 à 15:41:34 (24694 messages postés) - webmaster

❤ 0

Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Bon j'ai vu Mister Babadook.

Je suis plutôt mitigé sur ce film.
La première partie, je dirais jusqu'à 35-40 minutes, pour moi c'est vraiment pas un cadeau, il se passe pas grand chose à part un gamin horripilant qui rend dingue tout le monde et cumule les bêtises les unes après les autres, et une mère dépassée, on dirait un mauvais film social.

Ca s'arrange pour devenir assez sympa sur la deuxième partie, quand la mère commence à devenir dingue et à s'en prendre à son fils, y a un petit côté Shining.

Ca sent le petit budget sur les effets spéciaux, je vous cache pas que j'ai du mal avec ces productions hyper minimalistes, à part le livre qui est très sympa y a pas grand chose à voir, c'est beaucoup de "je te fais peur mais en fait y a rien" et qui utilisent un peu toujours les mêmes grosses ficelles pour s'en sortir sans montrer quoi que ce soit. Même problème que dans It Follows, tiens.
Au tout début on ne comprend d'ailleurs pas trop l'angoisse de la mère face au livre, eh ça va c'est juste un livre pour enfants qui fait peur, ça va c'est bon.
Et on ne déchire pas les livres madame, c'est mal.

C'est vraiment dommage ces économies, avec ce monstre lié à un livre avec des effets de papier en relief (comment ça s'appelle déjà? Je retrouve pas le terme, qu'on m'avait déjà expliqué), y aurait eu moyen de faire des super trucs.

Sur le papier bon le scénario c'est donc encore un truc surnaturel qui vient poursuivre (harceler) la mère et son enfant, dont le manifeste annonciateur c'est le livre pour enfant... C'est un peu toujours la même chose, avec juste le biais du livre pour enfants qui change un peu.
On ne sait pas bien ce qu'il veut, d'ailleurs, ce qu'il cherche... Il veut l'enfant oui bon ok, pourquoi? Pour le bouffer?

Mais alors à la fin c'est un peu étrange, on dirait que la mère gagne contre le monstre juste en lui hurlant dessus, euh bof.

A mon sens la vraie qualité du film réside dans l'image vraiment très belle avec des harmonies de couleurs superbes (ces gris/bleus/blancs), les rares passages contemplatifs (la mère qui chute dans son lit, les passages avec le père "ressuscité"), la folie de la mère sur la fin, bon et puis la fin, plutôt originale, j'ai bien aimé. On ne se débarrasse pas du Babadook, ok cool on va juste lui filer des vers à bouffer.

La prestation de la mère est assez réussie, le gamin joue plutôt pas mal aussi sans que ce soit dingue.
Les cadrages sont assez élégants, il y a il faut le dire un joli savoir faire pour suggérer sans montrer (même si c'est surtout au service des économies sur les effets spéciaux, le son étant lui aussi un beau palliatif bon marché), une belle utilisation des ombres et des lumières, du flou de profondeur, c'est un film esthétique.

Y a quand même au moins un passage de nuit où on voit clairement que ça a été tourné de jour (quand le gamin appelle au téléphone la voisine, avant que la mère arrache le téléphone), ça ça mérite la peine de mort, il y a une place en enfer pour tous ceux qui réalisent des scènes de nuit pendant la journée et ces fumiers sont nombreux, eh les gars vous pensiez vraiment que ça allait pas se voir?

J'ai l'impression qu'il y a la piste du fait que ça se passe dans leur tête à tous les deux qui aurait pu être explorée: le fait que les visiteurs ne voient pas le trou dans le papier peint par exemple, ni les insectes, donne à penser que peut-être tout n'est qu'hallucination. Ça aurait été sympa que le film nous laisse sur une ambiguïté, entretienne le doute, ce qu'il ne fait pas. Bon mais c'est pas grave.

Bon au final, j'ai trouvé le temps très long au début, beaucoup moins à la fin. Je dirais que c'était pas mal, avec quelques très bonnes idées, de belles images, quelques grosses lourdeurs et un peu trop d'économies sur les effets spéciaux.
J'ai trouvé ça beaucoup mieux que It Follows quand même.

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


AzRa - posté le 13/04/2023 à 16:17:39 (11235 messages postés)

❤ 0

Babadook je l'ai vu il y a des années. J'avais bien aimé. J'en ai pas un souvenir clair comme si je l'avais vu hier, mais c'est quand même un des rares films dont je garde en fait un souvenir pas mal clair. De mon souvenir la chute à la fin c'était que le monstre c'était la facette sombre de la mère, qui perdait de temps en temps les pédales à cause du stress dû à devoir s'occuper seule d'un enfant autiste, et s'en prennait à lui dans des épisodes de folie qu'elle ne contrôlait pas et donc elle ne se rendait même pas compte, alors qu'elle l'aimait pourtant plus que tout.

C'est pas que ça explique pourquoi crier sur le monstre suffit à le vaincre, mais bon fallait trouver une façon imagée de montrer qu'elle reprenait le dessus...

Pareil pour ce que le monstre veut faire à l'enfant. Le bouffer, oui... ou plutôt le tuer, en des termes plus pragmatiques. C'est une mère qui a perdu les pédales. Y en a plein dans les journaux.

Ça explique aussi pourquoi la réal n'a pas voulu embrouiller le public encore davantage avec une fin à la Alice au Pays des Merveilles : y avait un message clair, celui de la folie passagère, mais c'est convié de manière suffisament maladroite déjà comme ça, pour que je trouve qu'elle a justement très bien fait de ne pas rajouter une thématique bateau par-dessus (bon elle l'a fait à moitié, justement, d'où la maladresse dont je parle).

Le cyclisme c'est quand tu fais du vélo.


Sylvanor - posté le 13/04/2023 à 16:29:08 (24694 messages postés) - webmaster

❤ 0

Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Ben ça pourrait fonctionner mais pour moi y a une scène qui détourne de cette interprétation, c'est le moment où le Babadook s'engouffre dans la mère en passant par sa bouche.
C'est à partir de ce moment-là que la mère commence à s'en prendre à l'enfant, et du coup j'ai interprété ça comme le fait qu'elle est contrôlée par moments par ce dernier.
Oh et puis y a ces moments où on a l'impression que le Babadook lui en veut à elle, comme dans la voiture.

Et à la fin, si elle l'a vaincu, et s'il n'est que sa facette sombre, pourquoi a-t-elle encore besoin de le nourrir?

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


AzRa - posté le 13/04/2023 à 16:51:29 (11235 messages postés)

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Je ne me souviens pas qu'elle doit le nourrir. C'est un peu l'ennui d'en parler vu que ça fait à mon avis pas loin de 7-8 ans que je l'ai vu (à peu près à sa sortie, je pense).

Quant au reste, oui y a des incohérences. En fait c'est juste une interprétation de ma part. C'est celle qui me semble la plus intéressante, je devrais dire. Mais y a des maladresses dans ce film quelle que soit la façon dont on veut l'expliquer, je pense...

Qu'elle s'en prenne à elle-même, par contre, ça ça ne me choque pas. Les fous sont capables de tout, surtout si sa facette sombre se rend compte de ce qu'elle essaye de faire à son enfant, l'autodestruction est courante aussi dans ce genre de cas.

Enfin moi j'ai bien aimé le prendre comme ça, mais oui ça demande un peu de largesse d'interprétation pour que ça marche.

Le cyclisme c'est quand tu fais du vélo.


Kenetec - posté le 14/04/2023 à 21:19:37 (13025 messages postés)

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~°~

J'avais entendu pas mal de bien de ce Mister Babadook, et je comprends mieux maintenant pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le film, très réussi. :sourire2
Nonor parle de "It Follows", et c'est vrai qu'on peut y faire un parallèle , dans le genre des films d'horreurs psychologiques minimalistes.
Moi c'est un genre que j'aime bien. L'horreur n'est jamais plus terrible que quand elle est suggérée et qu'on en montre peu.

C'est pas le film le plus terrifiant du monde (après je suis devenu assez immunisé au genre avec le temps :F) mais l'ambiance est bonne, ça fonctionne très bien.

J'ai bien aimé Le contraste entre l'extérieur, souvent lumineux et "normal".
Et l'intérieur de la maison, extrêmement anxiogène, glauque, avec ces couleurs bleues/noires étranges.
Beau boulot sur les décors.

Le gamin est brillant et joue extrêmement bien. Les enfants acteurs c'est souvent compliqué, mais lui il est parfait et contribue énormément au film.
La mère est excellente aussi.

Le film aborde un thème assez tabou dans sociétés, et qu'on voit très rarement dans les œuvres de fiction : les femmes qui n'ont pas "l'instinct maternel" ou qui n'aiment pas leurs enfants.
J'ai trouvé ça très bien retranscrit ici, avec la mère déchirée entre le fait d'avoir perdu l'amour de sa vie, et en avoir gagner un autre (son enfant), le même jour. Et le ressentiment qu'elle reporte sur lui.
C'est très malin.

Pour moi la thématique globale du film c'est le deuil, l'acceptation, et la nécessité de passer à autre chose pour avancer dans la vie.

"On ne se débarrasse jamais de Babadook = Ton mari est mort et ne reviendra jamais à la vie, tu vivras avec ces blessures toute ta vie".
"Nourrir Babadook dans le sous-sol = Apprendre à vivre avec cette douleur, la dompter, et réussir à se concentrer sur ce qui compte vraiment => Son gamin".


Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Kody - posté le 16/04/2023 à 10:49:49 (2352 messages postés)

❤ 0

Vu Babadook :

Kody :
« J’ai trouvé ça sympa sans plus.

Les acteurs font globalement un bon travail. La mère qui pète un câble lentement mais surement, le fils autiste, les autres personnages qui sont tous plus ou moins sympathique (sauf la petite cousine cette tchoin). Il y a cependant certaines choses que je n’ai pas trop aimées. Par exemple, la mère qui se flippe tout de suite avec le livre, ou l’absence totale d’empathie de sa sœur/belle-sœur.

Visuellement ce n’était pas mal. Il y a un jeu sur la luminosité qui est assez intéressant et sert le propos et la nature psychotique, hallucinatoire du film. On en arrive à un point où, avec les troubles du sommeil qui s’installent et le rythme de vie qui se casse la figure. On ne sait plus si c’est le jour et la nuit. On ne sait pas où en sont les personnages. Le sentiment est accentué par l’absence de couleurs chaudes. Il y aussi quelque chose qui a été tenté avec la musique et le son. Avec un crescendo constant pendant les scènes de tension et qui retombe à la seconde où on met le problème au placard, comme par exemple quand la mère cache le livre. C’est classique mais ça fonctionne bien.

Pour ce qui est du scénario, ça souffle un peu le chaud et le froid. Tout le sous-texte de la psychose, de l’incapacité à faire le deuil de l’être aimé et le ressentiment à l’égard du fils est non seulement présent, mais fonctionne bien. Pas mal d’indices intéressants sont donnés pendant le film : la mère dessinait des livres pour enfants. Est-ce que ce n’est pas elle qui a fait le livre ? Il y a aussi la métaphore de la maison comme demeure mentale. Les pensées intrusives qui prennent le dessus sur la raison (la mère qui hallucine le fait d’avoir tué son fils). Le Babadook comme allégorie de tous ces problèmes psychologiques et l’incapacité de la mère à se faire aider ou à faire aider son fils.

Alors pourquoi j’ai pas aimé plus que ça ? Les apparitions du monstre en lui-même m’ont laissé froid en général. Il n’est pas vraiment flippant, il n’a pas vraiment de moment marquant. Il est juste là, il fait ses trucs, puis il repart. Sa présentation est très classique, les ficelles utilisées peuvent être remarquées à des kilomètres. J’ai trouvé certains trucs un peu facile du coup, genre le fils qui exorcise par magie le Babadook hors du corps de sa mère en un claquement de doigt, ou le fait qu’elle arrive à le confiner juste en lui criant dessus pour faire genre qu’elle reprend le dessus. La conclusion est logique (elle continue de nourrir la créature parce que c’est une partie d’elle, elle ne peut pas l’amputer, juste améliorer son état au fur et à mesure de la thérapie), mais je pense que mon moi cynique aurait préféré qu’elle succombe à ses problèmes pour bien mettre le spectateur dans le nez des problèmes psychologiques que ce genre de situation peut amener.

Donc voilà, globalement j’ai passé un bon moment devant le film, mais je serais loin d’en chanter les louanges. »

Je posterai bientôt le compte-rendu de Cheshire.


Kno - posté le 16/04/2023 à 16:50:40 (4232 messages postés) - admin

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IV L'Empereur

Je suis globalement d’accord avec la critique de Kody.

L’idée d’utiliser une sorte de croque-mitaine comme allégorie pour représenter les tensions entre une mère célibataire et son fils (la charge mentale, le trauma et les non-dits sur le décès du père,…) est bonne et plutôt bien servie par la mise en scène, au moins pendant la première heure de film.
C’est vrai que les premières « apparitions » du Babadook sont un peu convenue (les grincements, les portes qui s’ouvrent toute seule,... ), mais d’un autre côté, justement, c’est un croque-mitaine donc c’est cohérent de jouer ce registre de la peur en enfantine/peur du noir.

A ce titre j’aime bien le fait qu’ils aient réussi à lui donner une silhouette marquante (le chapeau haut de forme, les épaules carrées et les griffes). D’ailleurs, j’ai eu l’impression qu’ils ont essayé faire écho à cette silhouette avec le costume des deux agents des services sociaux, noirs et austère avec des épaules assez carrées également. Sur le coup je me suis demandé si ce n’était pas une ruse du Babadook pour se faire inviter à l’intérieur de la maison.
Je trouve ça cool qu’ils aient réussi à retranscrire l’état un peu paranoïaque de la mère chez le spectateur en lui faisant identifier des gens qui viennent pour l’aider comme une menace potentiel.

Mais l’idée de Nonor d’utiliser l’esthétique des « pop-up books » (c’est ça le terme que tu cherchais ? ^^ ) aurait sûrement pu donner des visuels assez intéressants aussi. D’ailleurs un plan où on entrevoit le Babadook ramper au plafond est saccadé façon stop-motion. Ça m’a fait pensé aux films de Tim Burton ou à Coraline, avec un côté terreur enfantine aussi, pour moi ça allait déjà un peu dans ce sens.

Au niveau du son, il y a une scène où Amélia se réveille et entend des chuchotements autour d’elle.
Vu que je regardais le film avec un casque j’avais vraiment l’impression d’avoir des gens en train de me chuchoter à l’oreille, c’était assez saisissant comme effet.

Par contre sur la dernière demi-heure ça part en surenchère grand guignolesque, au point que je n’arrivais plus à prendre le film au sérieux.
- Le fils qui marave sa mère possédée façon « Maman j’ai raté l’avion » et qui l’exorcise grâce au pouvoir de l’amour. En plus on voyait le « fusil de Tchekhov » à des kilomètres. Ça aurait été beaucoup malin et raccord avec le propos de trouver une méthode plus « intimiste » de la libérer, genre un « rituel » du quotidien, une habitude commune qu’ils ont, qui aurait été montré plutôt dans le fils pour représenter leur lien affectif.
- Les gros poncifs désuets films d’horreur : la mère qui vomit un liquide noir, le lit qui se met à danser la gigue, la « force invisible » qui déplace des meubles et cogne des gens contre les murs,… Comme Kenetec je suis assez partisan des films d’horreurs minimalistes, en partie parce que j’ai l’impression que quand on sort du minimalisme ont tombe souvent dans ces écueils-là.
- Le Babadook qui se met à pousser des cris de dinosaure.
- La mère qui le repousse en lui hurlant dessus.
- L’apparition du père dont le crâne se fait trancher net en deux… alors qu’il est mort dans un accident de voiture ? S’ils avaient réussi à retranscrire la mort par accident de voiture - genre on voit un coin de son crâne s’écraser et éclater, et des griffures apparaissent sur le reste de son visage et de son corps, et on comprend qu’il est en train de passer à travers le pare-brise, ça aurait été intéressant. Mais là ils avaient juste l’air de vouloir montrer une coupe cerveau gratos.

J’ai pas été super convaincu par la fin non plus. Ça dégouline un peu de bons sentiments : la mère parvient héroïquement à repousser le Babadook et subitement tous leur problèmes sont résolu et ils deviennent une famille parfaitement fonctionnelle. Le côté surjoué de la famille idéal aurait pu avoir du sens quand ils accueillent de nouveaux les agents des services sociaux, vu qu’ils doivent rattraper le coup et leur montrer que tout va bien, mais ça continue après donc je pense pas que ce soit intentionnel. Il aurait mieux valu créer une complicité un peu plus nuancé entre les deux, montrer que cet épreuve les a rapproché, que le Babadook reste le fardeau, leur secret commun, mais qu’ils sont prêt à se serrer les coudes pour le supporter ensemble et s’en sortir malgré tout.

Pareil pour le Babadook enfermé à la cave. C’est une bonne idée qu’ils ne puissent pas s’en débarrasser et qu’ils soient obligés de vivre avec mais j’aurais bien aimé avoir une fin un poil plus ambiguë. Pour bien signifier le poids de ce fardeau, justement, suggérer qu’il a toujours un risque qu’il puisse se libérer ou qu’Amélia puisse de nouveau céder à la tentation.

Citation:

Y a quand même au moins un passage de nuit où on voit clairement que ça a été tourné de jour (quand le gamin appelle au téléphone la voisine, avant que la mère arrache le téléphone), ça ça mérite la peine de mort, il y a une place en enfer pour tous ceux qui réalisent des scènes de nuit pendant la journée et ces fumiers sont nombreux, eh les gars vous pensiez vraiment que ça allait pas se voir?


Comme l'a fait remarqué Kody, le film cherche à brouiller la notion de temps. L'éclairage est ambiguë dans la plupart des scènes qui se passent dans la maison, on ne sait jamais si c'est le jour ou la nuit, donc c'est possible que ce soit intentionnel. Moi je l'avais interprété comme ça en tout cas.

Citation:

Le film aborde un thème assez tabou dans sociétés, et qu'on voit très rarement dans les œuvres de fiction : les femmes qui n'ont pas "l'instinct maternel" ou qui n'aiment pas leurs enfants.


Oui, ça m'a rappelé un autre film qui s'appelle "We need to talk about Kevin". Ça parle de la mère d'un ado qui a commis une tuerie de masse dans son lycée qui revient sur sa vie et en l'enfance de celui-ci, notamment le fait qu'elle était totalement apathique voire malaise à l'aise à sa naissance.

Citation:

ou l’absence totale d’empathie de sa sœur/belle-sœur.


Je dirais pas qu'il y a une absence totale d'empathie, elle a bien l'air de se soucie bien un peu d'elle. Mais pendant la dispute avec Sam sa fille mentionne qu'elle ne veut plus aller chez eux parce qu'elle trouve que c'est trop déprimant. Donc j'ai plutôt eu l'impression qu'elle a fini par baisser les bras et prendre ses distances.

Je suis venu ici pour corriger des bugs et botter des culs, et chez moi ça marche.


Sylvanor - posté le 16/04/2023 à 17:28:11 (24694 messages postés) - webmaster

❤ 1

Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Ah vraiment je rentre pas dans ce genre de films "épouvante à théorie" où finalement l'essentiel consiste à échafauder des théories et du sous-texte pour donner de l'épaisseur à ce qui est montré, dans un film qui précisément ne montre pas grand chose.
Très franchement je n'ai vu dans ce film qu'une histoire avec un gosse qui a des problèmes, une mère dépassée qui finit par péter les plombs, et un monstre sorti d'un bouquin qui vient les traquer, autrement dit un truc assez terre à terre. C'était le même trip avec It Follows d'ailleurs, en lisant vos posts j'ai eu le sentiment que le film ne racontait pas du tout ce que j'avais vu. J'ai même l'impression qu'avec ce genre de films un peu ras des pâquerettes c'est d'autant plus facile de trouver de la matière là où il n'y en a pas en leur faisant dire des tas de choses contrairement aux films avec un propos très chargé. Bon ou c'est juste moi qui vois rien. J'ai l'impression de faire mon Adalia là. :F

...Et honnêtement si je veux voir un film qui s'intéresse aux mères seules que leur gosse rend dingues et qui finissent par péter les plombs, pour moi ça marche mieux sans la composante épouvante/monstrueuse, qui à ce moment-là me paraît hors de propos, et un ton psychologique, social, naturaliste me semblerait plus adapté. Il y aurait beaucoup à dire sur un sujet comme celui-là et finalement avec un film d'horreur comme celui-là, on n'a rien dit du sujet. Ca donne un film d'horreur moyen avec un sujet à peine effleuré, bof.
Enfin c'est mon ressenti je comprends qu'on puisse aimer et s'y retrouver.

A la limite je peux me prêter au jeu de la théorie lorsque la matière de départ me plaît vraiment, comme dans un film de David Lynch par exemple (ou un Dupieux!) mais ici je n'y ai pas suffisamment trouvé mon compte.

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


Créacoda - posté le 16/04/2023 à 18:53:26 (1462 messages postés) -

❤ 0

Je te rejoins complètement, Sylvanor. L’horreur ne se prête pas vraiment aux messages sous-entendus et au symbolisme (pour moi en tout cas). C’est comme les films de Romero de zombis qui sont supposés être une “critique de la société”, bof, bof.

Aussi d’accord avec les critiques de Kody (en général j’ai l’avis opposé) et Kno.

Par contre, je dirais qu’It Follows est efficace en tant que film d’horreur alors que ce n’est pas le cas avec “Babadook”.

J’ai trouvé que c’est un film qui surestime sa portée et dans une certaine mesure, sa réalisation. L’idée d’exploiter la relation d’une mère et de son fils est un point de départ, mais j’ai trouvé la réalisation très amateure. J’ai trouvé que le message manquait de subtilité et qu’on me prenait un peu pour un con.

Jennifer Kent aurait été mieux de faire un drame pour parler ouvertement du sujet qui l’intéresse vraiment. L’aspect horreur n’apporte rien et est superflu.


Kenetec - posté le 16/04/2023 à 20:42:08 (13025 messages postés)

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~°~

Citation:

- Le Babadook qui se met à pousser des cris de dinosaure.


Ahah oui, d'ailleurs il y a le même bruitage de monstre que dans l'intro de Resident Evil 1, ça m'a fait marrer. :F

Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Kno - posté le 16/04/2023 à 23:19:35 (4232 messages postés) - admin

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IV L'Empereur

Sylvanor a dit:

en lisant vos posts j'ai découvert eu le sentiment que le film ne racontait pas du tout ce que j'avais vu. J'ai même l'impression qu'avec ce genre de films un peu ras des pâquerettes c'est d'autant plus facile de trouver de la matière là où il n'y en a pas en leur faisant dire des tas de choses contrairement aux films avec un propos très chargé.



Ça te paraît farfelu ou tiré par les cheveux tout ce qu’on a dit ?

Moi je ne cherche pas à échafauder des théories sur du vent pour trouver à tout prix du sens là où il y en a pas. Les « fans theory » qui se basent sur le fait que, si on passe un plan en au ralenti, à la frame 3, un mec à l’air en arrière-plan un mouvement bizarre de faire avec son auriculaire droit, j’ai toujours trouvé ça risible par exemple.

Ce que j’essaie de faire c’est juste de comprendre l’expérience que j’ai eu en regardant le film, de donner du sens à ce que j’ai pu ressentir en le regardant. Si je n’avais rien ressenti de particulier, à part la tension dramatique et les « jump scares », je ne serais pas allé cherche plus loin. J’aurais sûrement dit la même chose que toi, que c’est juste une histoire assez lambda de monstre qui hante une famille. Ce que je dirais aussi sûrement de la plupart des films d’horreur « mainstream ». Mais dans le cas de Babadook ou de It Follows, j’ai ressenti des sensations singulière aux visionnages, qui m’ont suffisamment interpelé pour que j’ai envie de me pencher dessus.

Selon moi la grande force du cinéma, et de l’art de manière générale, c’est sa puissance évocatrice, sa capacité à faire ressentir les choses, plutôt que de juste les décrire ou de les montrer. Effectivement on peut faire un drame social naturaliste sur les difficultés d’Amélia à élevé Samuel toute seule après la mort de son mari. Ça aurait même certainement été une représentation plus fidèle, plus minutieuse, qui montre la perte de contrôle d’Amélia face aux caprices de son fils, sa crainte que les agents des services sociaux lui retire sa garde et l’éloigne d’elle. J’aurais pu envisager, intellectuellement, que même si elle en bave et devient sévère avec lui elle tient sincèrement J’aurais pu avoir de l’empathie pour elle.
Mais là, d’une certaine manière, j’ai eu la sensation de vivre ça directement, de ressentir les mêmes choses, qu’elle. Et je trouve ça beaucoup plus fort et beaucoup intéressant.

Créacoda a dit:

L’horreur ne se prête pas vraiment aux messages sous-entendus et au symbolisme (pour moi en tout cas).


Alors moi je trouve qu'au contraire, c'est tout l'intérêt du genre d'aller gratter des sujets sensibles ou tabou de façon détourné.
Enchaîner les jump-scares et les images dérangeants ou gores pour se procurer des "sensations fortes", c'est ça qui n'a pas grand intérêt à mon sens.

Je suis venu ici pour corriger des bugs et botter des culs, et chez moi ça marche.


Adalia - posté le 17/04/2023 à 14:28:58 (3452 messages postés)

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[insert queer propaganda]

Sylvanor a dit:

J'ai même l'impression qu'avec ce genre de films un peu ras des pâquerettes c'est d'autant plus facile de trouver de la matière là où il n'y en a pas en leur faisant dire des tas de choses contrairement aux films avec un propos très chargé. Bon ou c'est juste moi qui vois rien. J'ai l'impression de faire mon Adalia là. :F

Oui, ma réaction précisément en lisant tous les posts au-dessus xD

Bon désolée pour le retard, j'ai eu un imprévu ce week-end donc je n'ai vu le film que ce midi :x

J'ai pas franchement passé un bon moment. Déjà, le gamin infernal qui gueule non-stop m'a donné envie de me suicider 27 fois sur la première demie-heure. À partir de là, impossible pour moi de ressentir de l'empathie pour les personnages, j'voulais juste qu'ils y passent en punition pour ce qu'ils nous ont fait subir. Dans la deuxième partie, c'est un film d'horreur on ne peut plus classique, "oh mince les lumières font n'imp'" "j'avais fermé cette porte mais elle est ouverte" "j'ai vu une silhouette dans l'ombre là-bas mais quand j'ai regardé à nouveau y'avait rien", vraiment j'ai l'impression qu'il fallait cocher toutes les cases du bingo. Mais à la limite voir la mère péter les plombs c'était assez plaisant donc je dirais que c'est la meilleure partie du film.
Et sur la fin, bon tout le monde l'a dit mais gueuler sur un monstre c'est.. audacieux comme choix scénaristique disons. Je plussoie également le côté maman j'ai raté l'avion qui est de trop. En plus on voit la mère avec des pouvoirs du monstre et elle se prend un stun de 30s pour un projectile de catapulte de gamin nulle, il est nul ce boss on peut le stunlock hyper facilement.. Ou le moment où elle étrangle le gamin et qu'il fait juste "maman non !" puis il dit plus rien, il lui fait une caresse et pouf elle le libère, et il fait pas de bruit genre même pas soulagé ou quoi. Et aussi, quand ils l'enferment à la cave, 'fin mon premier réflexe c'est de déménager, pas d'ouvrir la porte lui filer sa pitance ????
Pour couronner le tout, le gamin joue ultra mal c'était vraiment chiant. Par contre j'ai loupé un truc ? J'vous vois dire qu'il est autiste mais j'me souviens pas de ça


Falco - posté le 17/04/2023 à 14:36:08 (19612 messages postés) -

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Indie game Developer

Citation:

Pour couronner le tout, le gamin joue ultra mal c'était vraiment chiant. Par contre j'ai loupé un truc ? J'vous vois dire qu'il est autiste mais j'me souviens pas de ça



C'est dit au début qu'il a un trouble de comportement, et on comprends très vite via ses comportements et sa façon de communiqué qu'il est différent des autres enfants de son âge, comment t'as pu louper l'info ? xD
Après c'est vrai que c'est jamais mentionné qu'il est autiste, mais on le devine quand même assez.

J'avais déjà vu le film perso, je l'ai regardé hier mais j'ai arrêté à la moitié, ma copine en avait marre et j'avoue que j'étais pas contre arrêté, même si je pense le continuer.
Je trouve que le film est quand même réussis sur pas mal de points, avec la détresse de la mère, on ressent vraiment de la peine pour elle et tout ce qu'elle endure.
Le coté horreur est raté par contre, selon moi.
Quand a l'enfant, je ne trouve pas qu'il joue mal, au contraire.

Inexistence Rebirth - Inexistence - Portfolio


Adalia - posté le 17/04/2023 à 15:15:20 (3452 messages postés)

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[insert queer propaganda]

Falco a dit:

on comprends très vite via ses comportements et sa façon de communiqué qu'il est différent des autres enfants de son âge, comment t'as pu louper l'info ?

Non mais ça oui mais ça pourrait être plein de trucs. Et l'autisme n'est pas un trouble du comportement mais un trouble neurodéveloppemental :king (bon en vrai l'un entraîne l'autre mais dans l'idée ça ressemble davantage à un TDA/H je trouve)

Flaco a dit:


Quand a l'enfant, je ne trouve pas qu'il joue mal, au contraire.

Je trouve que c'est particulièrement visible sur le dernier tiers, quand il crie qu'il a peur et qu'il panique, mais qu'il arbore un grand sourire..


Kenetec - posté le 17/04/2023 à 15:35:34 (13025 messages postés)

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~°~

Je pense que c'est assez connu, m'enfin tant pis, je vous propose de regarder Babel, de Alejandro González Iñárritu

image

Le Miroir de Philéas (Jeu complet)


Nemau - posté le 17/04/2023 à 15:40:25 (52720 messages postés) - honor -

❤ 0

The Inconstant Gardener

Vu il y a longtemps, je n'avais pas aimé. Mais je suis peut-être passé à côté du film.

-----

Je n'ai pas vu Mister Babadook mais je voudrais juste réagir à une partie d'un post de Nonor :

Citation:

...Et honnêtement si je veux voir un film qui s'intéresse aux mères seules que leur gosse rend dingues et qui finissent par péter les plombs, pour moi ça marche mieux sans la composante épouvante/monstrueuse, qui à ce moment-là me paraît hors de propos, et un ton psychologique, social, naturaliste me semblerait plus adapté.


Souvent, présenter les choses de manière trop directe, explicite, frontale, marche moins bien pour parler d'un sujet, dénoncer des choses, etc.

Par exemple, si je faisais un film dans lequel des animaux non humains sont élevés dans des conditions sordides et abattus dans des conditions tout aussi sordides, beaucoup d'entre vous le verrez comme un film propagandiste et moraliste casse-bonbon. Par contre, si je fais un film dans lequel des extraterrestres, supérieurs à nous (en témoigne leur technologie) élèvent des humains comme du bétail et les abattent de manière sordide dans l'unique but de satisfaire un plaisir gustatif, j'ai davantage de chances de créer un début de sensibilisation à la condition animale chez une partie des spectateurs. Notamment parce qu'ils auront l'impression (à raison) d'être acteur de cette réflexion animaliste (puisque ce sont eux qui feront le parallèle), et qu'on ne leur a pas juste dit quoi penser.

(c'est juste un exemple, ce n'est pas pour relancer le débat sur l'animalisme)

Quel RPG Maker choisir ?Ocarina of Time PCPolaris 03 • Le matérialisme c'est quand tu as du matériel.


Sylvanor - posté le 17/04/2023 à 16:08:41 (24694 messages postés) - webmaster

❤ 1

Le gars chiant qui rigole jamais (il paraît)

Citation:

Je pense que c'est assez connu, m'enfin tant pis, je vous propose de regarder Babel, de Alejandro González Iñárritu



Ah cool un Inarritu, j'ai pas vu celui-là mais j'ai adoré Birdman.

Citation:

Ça te paraît farfelu ou tiré par les cheveux tout ce qu’on a dit ?



Ben un petit peu.
En fait, tout ça me paraît pas loin des théories façon "Linoa est la méchante dans FF8". :p
Aller jusqu'à dire que le monstre c'est une allégorie de la culpabilité de la mère qui supporte plus son gosse, pour moi c'est le même type d'extrapolation, pour moi le film ne monstre rien de ça et c'est une interprétation qui se base sur rien d'explicite, rien qui ne soit dit ou annoncé, pour laquelle on peut trouver pas mal de faits qui concordent mais aussi qui ne concordent pas, et on bascule dans le fait qu'on puisse faire dire ce qu'on veut au film. Elle est plutôt cool hein cette interprétation (comme celle de Linoa comme méchante) mais pour moi trop fragile.
Je suis sûr qu'il y a moyen de faire dire au film que c'est une dénonciation de l'antisémitisme pendant la première moitié du 20ème siècle si on est un peu motivé, par exemple!

Contrairement à ce que tu dis je n'ai pas du tout eu le sentiment en visionnant le film de ressentir les émotions d'une mère qui culpabilise de plus supporter son gosse, le support film d'horreur ne m'y a pas du tout aidé, au contraire il m'en a détourné pour me faire ressentir une sorte d'angoisse d'être traqué par un machin surnaturel.

Concernant la scène que j'ai dénoncée comme étant filmée de jour alors qu'elle se passe de nuit j'ai bien lu vos remarques sur le fait que ça puisse être fait exprès et je peux l'entendre volontiers mais je dirais que si c'est le cas c'est pour moi une maladresse, qui rentre dans la case des tangences.
Je m'explique: en dessin, on évite généralement de faire des éléments tangents, c'est à dire qui se frôlent, se touchent presque. Ca ressemble à des coïncidences disgracieuses, à des maladresses, des erreurs de dessin. On préfère plutôt soit faire des éléments qui se recouvrent sans ambiguïté, soit des éléments clairement séparés.
Ici c'est pareil: la scène de nuit filmée de jour, c'est la seule du film (il me semble), ou presque. Si la réalisatrice veut nous plonger dans une ambiance où on ne sait plus s'il fait jour ou nuit il aurait fallu multiplier ces passages, et notamment les faire dans l'autre sens: des passages de jour filmés de nuit. Cela aurait levé l'ambiguïté, et permis d'être certains que c'était un choix et non une maladresse. La tangence aurait disparu. Malheureusement, ça n'a pas été fait.


Citation:

Par exemple, si je faisais un film dans lequel des animaux non humains sont élevés dans des conditions sordides et abattus dans des conditions tout aussi sordides, beaucoup d'entre vous le verrez comme un film propagandiste et moraliste casse-bonbon. Par contre, si je fais un film dans lequel des extraterrestres, supérieurs à nous (en témoigne leur technologie) élèvent des humains comme du bétail et les abattent de manière sordide dans l'unique but de satisfaire un plaisir gustatif, j'ai davantage de chances de créer un début de sensibilisation à la condition animale chez une partie des spectateurs. Notamment parce qu'ils auront l'impression (à raison) d'être acteur de cette réflexion animaliste (puisque ce sont eux qui feront le parallèle), et qu'on ne leur a pas juste dit quoi penser.



Je pense qu'il y a plusieurs choses à dire:
- on peut dénoncer les conditions sordides de la vie des animaux dans l'élevage de masse de manière naturaliste et touchante, sans que ce soit planplan. Je pense que tu imagines un film assez planplan justement, qui ne serait que dans la morale, dans une sorte de bien pensance, de regard convenu avec beaucoup d'insistance. Je crois au contraire qu'un film peut être beaucoup plus fin que ça pour dénoncer sans faire appel au fantastique ou à l'horreur.
Regarde par exemple Lord of War, je trouve que c'est un excellent modèle: le film est cynique à souhait, le héros est marchand d'armes, quelque part on s'attache à lui, à la fin en plus "il gagne" (il n'est jamais arrêté, même si on comprend qu'il a perdu sa famille), pas de discours grandiloquent ou de scène atroce sur les dégâts des armes, et pourtant le message est super fort.

- et pour compléter je dirais que dans ton exemple tu évoques la SF. Mais la SF et l'horreur/l'épouvante sont deux genres très différents. La SF est pratique en tant que parabole, elle décrit une sorte de monde parallèle. En fait, la SF est presque descriptive par essence. Le film d'horreur/épouvante beaucoup moins, il présente généralement des scénarios minimalistes dans des environnements minimalistes, et se concentre je dirais sur nos peurs intestines, nos angoisses profondes, sur l'inexplicable qui dépasse le monde du quotidien... C'est pas vraiment à mon sens un support adapté pour tenir un discours sur un sujet complexe. Je me trompe peut-être, mais jusque là je n'ai vu aucun exemple qui m'ait convaincu (j'aime certains films d'horreur, mais ceux-là ne tiennent aucun discours social ou philosophique marqué), contrairement à la SF, dont je dirais que c'est quasiment un élément moteur et historique, qu'on retrouve dans les grands classiques (1984 et la dictature, Le meilleur des mondes et l'eugénisme, Chroniques martiennes et la colonisation, Farenheit 451 et les autodafés...). Bien sûr il existe de la SF qui ne tienne pas un discours social (j'ai du mal à en voir dans Alien ou dans Ubik) mais disons que la SF comme outil pour critiquer, dénoncer, c'est habituel et pratique, ça marche bien. Ca permet d'exacerber, d'accentuer un trait de notre société qui nous déplaît, en le transposant dans un univers fictif (et souvent dystopique). La recette est facile (même s'il faut du talent pour que le résultat soit bon). C'est beaucoup plus difficile avec l'horreur.

Les croissants croâssent en croix, s'ancrent ou à cent croîssent sans crocs à sang. Crois! Sens! ౡ


AzRa - posté le 17/04/2023 à 16:47:14 (11235 messages postés)

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Nemau a dit:

Par contre, si je fais un film dans lequel des extraterrestres, supérieurs à nous (en témoigne leur technologie) élèvent des humains comme du bétail et les abattent de manière sordide dans l'unique but de satisfaire un plaisir gustatif, j'ai davantage de chances de créer un début de sensibilisation à la condition animale chez une partie des spectateurs. Notamment parce qu'ils auront l'impression (à raison) d'être acteur de cette réflexion animaliste (puisque ce sont eux qui feront le parallèle), et qu'on ne leur a pas juste dit quoi penser.


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Bon c'est pas spécialement une recommendation. Mais c'est nouveau, c'est populaire, et c'est littéralement le script de ton film, je veux dire.

Le cyclisme c'est quand tu fais du vélo.

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